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Genre : science-fiction
Année : 2015
Durée : 2h06

Synopsis : Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l'avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage. 

La critique :

Peu avant la sortie de Terminator Renaissance, le réalisateur, McG, annonce déjà une nouvelle trilogie. Hélas (ou heureusement... Vous choisirez), le film a connu un échec retentissant au cinéma. Ce quatrième épisode, se déroulant directement dans un futur post-apocalyptique, ne convainc pas le public ni les critiques cinéma qui le gourmandent, l'admonestent et le vitupèrent.
Cette fois-ci, les choses sont claires. Après un Terminator 3 (Le Soulèvement des Machines) assez laborieux et un nouveau chapitre plutôt moribond, la franchise a perdu de sa superbe. La raison ? James Cameron n'est plus aux commandes depuis Terminator 2 : le Jugement Dernier. Le cinéaste a été échangé contre de vulgaires tâcherons, incapables de reprendre la franchise à leur compte.

Mais peu importe, il faut relancer la saga. Dans un premier temps, c'est Justin Lin qui est annoncé pour reprendre le flambeau initié par James Cameron. Ensuite, ce sont d'autres réalisateurs qui sont approchés, notamment Ang Lee, Rian Johnson et Denis Villeneuve. Finalement, c'est un certain Alan Taylor qui se retrouve derrière la caméra de Terminator Genysis, actuellement dans les salles de cinéma. Ce dernier s'est surtout spécialisé dans les séries télévisées.
Son expérience au cinéma reste assez limitée puisqu'on lui doit surtout Thor, le monde des ténèbres. Bref, pas vraiment de quoi s'enthousiasmer ! Seul intérêt de ce Terminator Genysis : le retour de son acteur fétiche, Arnold Schwarzenegger.

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Viennent également s'ajouter Emilia Clarke, Jason Clarke, Jai Courtney, J.K. Simmons, Lee Byung-Hun, Matt Smith et Courtney B. Vance. Attention, SPOILERS ! En 2029, John Connor, chef de la résistance humaine, mène la guerre contre les machines. En pleine offensive de Los Angeles, John a des craintes quant à l'avenir, quand des espions TECOM révèlent un nouveau plan de Skynet : il prévoit de l'attaquer sur deux fronts, le passé et l'avenir, ce qui fera finalement changer l'issue de cette guerre pour toujours.
Sur le point de gagner la guerre contre Skynet, Connor envoie son fidèle lieutenant Kyle Reese à travers le temps pour sauver la vie de sa mère et assurer sa propre existence. Mais ce qu'il trouve de l'autre côté, n'est pas ce à quoi il s'attendait.

Après avoir été rendue orpheline à neuf ans par un Terminator, Sarah Connor a depuis été élevée par un autre Terminator, programmé pour la protéger. Ce Terminator l'a alors formée pour faire face à son destin, qu'elle tente de rejeter catégoriquement. En vérité, difficile de dire à quoi ressemble ce Terminator Genysis. Un remake ? Une préquelle ? Un hommage ? Ou encore une sorte de blockbuster hybride qui part dans tous les sens ? Les premières bandes annonces posent déjà le doute sur les intentions de ce cinquième opus. Un Schwarzenegger chenu mais pas obsolète comme il le déclare lui-même, un retour à l'origine même de la saga : Arnold rencontre son double synthétique lors d'une séquence qui fait clairement référence au film d'origine. Cette scène résume presque à elle seule Terminator Genysis.
A aucun moment, Alan Taylor n'est capable de reprendre la saga à son compte. 

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Certes, le réalisateur tente bien de nous raconter une histoire assez farfelue et fuligineuse dans laquelle il est question de voyage dans le temps, d'univers parallèles et de noeuds spatio-temporels aux dynamiques incoercibles et inexpugnables. Hélas, ce scénario sibyllin, retors et finalement idiot ne parvient jamais à convaincre. A cela, s'ajoutent des acteurs qui doivent succéder aux anciens.
Ainsi, Jai Courtney remplace Michael Biehn dans le rôle de Kyle Reese. Autrement dit, l'acteur au charme félin (donc Michael Biehn) a été troqué et échangé contre un "Musclor" ventripotent et au regard bovin (donc Jai Courtney). Là aussi, tout est dit. Au grand dam de Jay Courtney, les autres interprètes ne font pas beaucoup mieux. 

Jason Clarke cabotine dans le rôle de John Connor transformé en T-3000, nouvelle invention génialement stupide de Skynet. Le T-1000, interprété par Lee Byung-Hun, est quasiment invisible et vite relégué aux abonnés absents. 
A la rigueur, seule Emilia Clarke, dans la peau de Sarah Connor, tire son épingle du jeu. Quant à Arnold Schwarzenegger, il fait le job, sans plus.
Dans ce salmigondis filmique, Alan Taylor enchaîne les séquences d'action sans queue ni tête, à l'image de ce bus qui fait plusieurs saltos dans les airs. En vain. A aucun moment, Terminator Genysis ne parvient à captiver et/ou à susciter le moindre intérêt. Par conséquent, les scènes spectaculaires s'enchaînent elles aussi sans que le spectateur ne ressente la moindre empathie pour ses nouveaux personnages sans envergure. A aucun moment, Alan Taylor ne parvient à susciter une certaine émotion à ce blockbuster de seconde zone et réalisée comme une série B un peu potache, licencieuse et égrillarde. 
Certes, peu avant la sortie du film, James Cameron feint l'enthousiasme. Vaste chimère. On finirait presque par regretter le déjà lamentable Terminator Renaissance. Bref, ce cinquième épisode sonne bien le glas de la saga.

Côte : Navet

 

sparklehorse2 Alice In Oliver