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Genre : horreur (interdit aux - 12 ans)
Année : 2013
Durée : 1h56

Synopsis : Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos... 

La critique :

Il faut bien le reconnaître. On avait bien du mal à imaginer Brad Pitt se bigorner avec des zombies. C'est désormais chose faite avec World War Z, réalisé par Marc Forster en 2013. Paradoxalement, Brad Pitt a toujours tenté de diversifier ses rôles au cinéma, que ce soit dans le registre dramatique (Et au milieu coule une rivière), la science-fiction (L'Armée des 12 Singes), le thriller (Seven), ou encore le long-métrage azimuté et totalement inclassable (Fight Club).
Par le passé, Brad Pitt s'était déja essayé au registre de l'épouvante avec Entretien avec un Vampire (Neil Jordan, 1994). Quant à Marc Forster, le cinéaste voue une véritable passion pour Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979). Il débute sa carrière en 1995 de façon timorée avec le méconnu Loungers.

C'est vers le milieu des années 2000 qu'il commence à se faire connaître, notamment avec StayPuis, en 2008, Marc Forster connaît enfin la consécration avec Quantum of Solace, le 22e opus de la série des James Bond. A l'origine, World War Z est l'adaptation d'un roman homonyme de Max Brooks. Très vite, Brad Pitt est engagé pour tenir le rôle principal.
Très impliqué sur le tournage, l'acteur se transforme également en producteur. Sous l'égide de Marc Forster, Brad Pitt décide de s'éloigner de la narration du livre original. Prévue initialement pour 2009, la sortie de World War Z est repoussée jusqu'en 2013. 
Hormis Brad Pitt, la distribution du film réunit Mireille Enos, James Badge Dale, David Morse, Elyes Gabel et Peter Capaldi. En raison du succès (mondial) du film, une suite est rapidement envisagée. Mais à ce jour, elle n'a toujours pas été confirmée. 

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Parallèlement, World War Z obtient des critiques plutôt favorables. Encore une fois, on a bien du mal à imaginer Brad Pitt se colleter avec une armada de zombies. Reste à savoir ce que vaut concrètement ce World War Z. Réponse dans les lignes à venir. Attention, SPOILERS ! (1) Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle.
Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos... 
Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis.

Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation (1). Certes, le long-métrage de Marc Forster a au moins le mérite de rompre avec la mode actuelle des comédies "zombiesques".
Par conséquent, merci d'oublier l'humour goguenard de Shaun of the Dead (Edgar Wright, 2005) au profit d'un blockbuster qui hésite entre l'horreur, l'action, la fin du monde et le genre catastrophe. 

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Parallèlement, World War Z obtient des critiques plutôt favorables. Alors que le scénario nous décrit un monde en plein marasme, alors que l'Humanité se meurt, désarçonnée par un virus à priori infrangible ; Brad Pitt se transmute en sauveur de la veuve et de l'orphelin. Mieux, l'acteur revêt les oripeaux d'un globe-trotter afin de trouver les origines du virus et donc de créer un vaccin pour enrayer l'épidémie (je renvoie au synopsis). Hélas, le héros se heurte à une impasse inextricable. 
Personne ne semble connaître le patient zéro, donc celui ou celle qui est l'origine de la contamination. Pendant ce temps, les zombies attaquent tout le monde et massacrent la population. Pourtant, les créatures se détournent volontairement (et inconsciemment) des proies malades.

Notre ami Brad Pitt vient de trouver la panacée ! Comprenez : pour survivre, il faut créer un hôte, un nouveau virus qui pourra détourner l'attention des zombies. Dès lors, en route vers un laboratoire américain ! Clairement, World War Z ne s'embarrasse pas avec les approximations, les maladresses et les rebondissements amphigouriques. Hélas, niveau action et horreur, le long-métrage n'est guère éloquent. Seules les attaques de zombies en liesse et en ébullition, traversant par ailleurs les murs de la ville de Jérusalem, pourront éventuellement retenir l'attention. Guère plus.
Dans l'ensemble, Wolrd War Z demeure beaucoup trop gentillet et policé pour marquer les esprits. En outre, difficile de comprendre l'interdiction aux moins de 12 ans. 
Le long-métrage se refuse à toute effusion sanguinaire, à l'image de cette main sectionnée à la machette par un Brad Pitt limite sardonique.

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Sur ce dernier point, l'acteur livre une véritable performance capillaire. Alors qu'il s'empoigne avec toute une armée de morts-vivants, sa coiffure reste toujours impeccable et en toute circonstance. Alors qu'il réchappe miraculeusement d'un accident d'avion, l'acteur part ferrailler avec des zombies dans les coursives d'un laboratoire. N'ayez crainte. Plus de peur que de mal.
Brad Pitt triomphe des créatures tout en buvotant une canette de pepsi. On croit rêver... Bref, World War Z vise plus que jamais le grand public et s'apparente à une sorte de divertissement familial. Pourtant, le long-métrage possède un vrai potentiel. Potentiel qu'il n'exploite jamais ou trop rarement. A aucun moment, le film ne suscite une once d'émotion, de peur, de tension ou d'effroi ; la faute à un script prévisible et à de nombreuses séquences truculentes malgré elles.
Bref, si World War Z n'est pas un nanar non plus, on s'en rapproche sérieusement.

Note : 07/20

sparklehorse2 Alice In Oliver

(1) Synopsis du film sur : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140631.html