das komabrutale Duell

Genre : horreur, trash, gore, extrême (interdit aux - 18 ans)
Année : 1999
Durée : 1h25

Synopsis : En 1984, le père du jeune Mike est tué dans un accident de voiture par un chauffard ivre. Décidé à se venger, Mike contacte un groupe de frères clônés et quasi immortels, appartenant à une Mafia mexicaine. Cette Mafia a également lancé une omerta sur la famille de Stephen qu'elle a décimé. Dix ans après, Mike et Stephen, devenus des hommes, s'unissent et reviennent pour éliminer un mystérieux tueur qui menace à son tour la fratrie des mafiosos. A présent tout est en place pour le combat final: le Komabrutale Duell.

La critique :

Comment ça, un blog qui s'appelle Cinéma Choc et où l'on ne trouve pas la moindre trace de ce monument de nanardise cosmique qu'est Das Komabrutale Duell ? Je rêve ! Bon, ce n'est pas grave, je vais tenter de réparer cet oubli que j'espère involontaire! Plus sérieusement, chers blogueurs, je suis particulièrement fier de vous présenter l'un des plus grands fleurons de l'histoire du nanar, tous genres et toutes époques confondus. J'ai nommé Das Komabrutale Duell de Heiko Fipper. Une référence, un sommet, que dis-je, un graal pour tout véritable amateur de mauvais films et de mauvais goût !
Vous aimez les scénarios débiles, les acteurs décérébrés et surtout, vous aimez le sang qui gicle par hectolitre ? Alors Das Komabrutale Duell est fait pour vous. Voici LE film qui est susceptible de détrôner Braindead au titre de "film le plus gore de tous les temps". En effet avec ce film, Heiko Fipper (coupable également du monstrueux Ostermontag) crée officiellement le hardgore. 

C'est à dire un gore outré et extrême qui ne connaît aucune limite ni aucun temps mort. Avec Ostermontag, Fipper essayait de proposer un snuff movie, hyper trash, plus ou moins réaliste et à la tonalité vraiment glauque. Ici le réalisateur allemand prend le total contre-pied de sa première oeuvre et se lâche dans un délire monumental. Ici, aucun réalisme n'est de mise; plein pot sur le n'importe quoi. Il nous livre un film complètement déjanté et jouissif  au possible. 
Alors attention, nous sommes en présence d'une oeuvre extrême et si la vue du sang vous est intolérable, je vous conseille vivement de faire l'impasse. Pour les amateurs par contre, ce film est tout simplement i-n-d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e !
Un scénario qui ferait hurler de rire un croque mort, des situations toutes plus farfelues les unes que les autres, des acteurs tellement mauvais qu'ils en deviennent bizarrement géniaux et surtout, de l'hémoglobine porcine à profusion (à tel point que tous les acteurs ont été malades à cause de l'odeur pestilentielle). Je vous ferai grâce du casting. Pour info, Heiko Fipper joue également dans le film. Attention spoilers (bon courage): En 1984, le père de Mike est tué dans un accident de la circulation pour un chauffard ivre. Mike, encore adolescent, décide alors de se venger. 

 

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Pour cela, il fait appel à huit frères clonés et presqu'immortels appartenant à une Mafia mexicaine. Ceux-ci débarrassent Mike du chauffard et de toute sa famille, lors d'un premier combat sanglant. Mike part alors en exil. Toujours en 1984, ces mêmes membres de la Mafia avaient lancé une omerta contre la famille de Stephen, un autre adolescent. La famille se retrouve ainsi décimée après un très violent règlement de compte. Le temps passe et Stephen, devenu un homme, va rechercher par tous les moyens à venger la mémoire de ses proches. Pendant ce temps, un nouveau tueur sème la terreur au sein de la Mafia. Mike revient de son exil avec la ferme intention de le supprimer. 
Il va s'unir à Stephen et aux frères mafiosos pour un combat final contre le mystérieux tueur: ce sera le Komabrutale Duell. Vous n'avez rien compris ? Rassurez-vous c'est normal. Moi-même, j'ai vu ce film à trois reprises et à l'instant où j'écris ces lignes, je ne suis même pas sûr de vous retranscrire l'histoire avec exactitude.

Deux solutions s'offrent à vous pour visionner ce film. Soit vous le regardez à jeun et auquel cas, les quatre-vingt-cinq minutes vont vous paraître terriblement longues. Consternés que vous allez être par ce scénario sans queue ni tête où l'on ne comprend rien, par ces types qui prennent cinquante balles dans le corps et qui reviennent au combat dix secondes après, plus en forme que jamais ou encore par ces bagarres tellement molles qu'elles feraient passer celles de Derrick pour du John Woo. Oui, vous allez sûrement être affligés par cet incroyable degré de nanardise. 
Soit alors, vous regardez ce film un peu moins à jeun, donc d'humeur plus propice à vous infliger ce spectacle désolant. Et alors là, amateurs de Z (et encore, il faudrait inventer une autre lettre!), vous allez prendre votre pied comme c'est pas permis. En effet, comment ne pas éclater de rire lorsqu'un mafioso recolle à la glue le cerveau déchiqueté de son frangin, lequel revient à la vie, frais comme un gardon? Ou lors de ce "duell" à la tronçonneuse dans lequel un des combattants bien qu'il ait oublié d'enlever la house de protection de l'objet, parviendra quand même à étriper son opposant à grands coup d'effusions sanguinolentes.

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Allez, une petite dernière pour le plaisir. Une cicatrisation au fer à repasser sur un moignon de bras arraché, ça vois dit ? Pas de problème, Heiko il a ça aussi en magasin. Bref, c'est tout simplement à se pisser dessus. Et oui, nous parlons bien d'un film qui enchaîne sans discontinuer démembrements, éviscérations, découpages de crânes, éventrations de femmes enceintes et j'en passe... Alors c'est vrai qu'au-delà d'un seuil minimum de crédibilité, l'impact visuel des choses, même les plus abominables, ne fait plus aucun effet. Au contraire, il en résulte l'effet inverse à celui recherché. 
On pourrait penser à cela dans le cas de Das Komabrutale Duell. Cependant, Heiko Fipper se situe dans une démarche différente. Le réalisateur prend clairement du plaisir dans la démesure et l'horreur outrancière. Il décide de jouer à fond le jeu de l'exagération jusqu'à l'écoeurement, sans se poser de questions. Mieux, il crée un nouveau genre et signe au passage une oeuvre qui assume pleinement son amateurisme. Au spectateur de prendre le film avec un maximum de détachement sous peine de décrocher très très vite. Huit ans après son sulfureux et nauséabond Ostermontag, Heiko Fipper rectifie le tir en nous proposant une oeuvre absolument stratosphérique de nullité. Le capital sympathie qui s'en dégage n'en est que plus grand. Donc, récapitulons: scénario on ne peut plus crétin, situations complètement incompréhensibles, jeu d'acteurs au-delà du pitoyable et jets d'hémoglobine orangée de 18 mètres de long...
Parfait, il ne manque plus que les pizzas et les bières et vous avez tout ce qu'il faut pour passer une excellente soirée !

Côte : Nanar

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