rocky_2

Genre : action 
Année : 1979
Durée : 1h59

Synopsis : Après avoir fait trembler le champion Apollo Creed, Rocky Balboa obtient le droit de l'affronter à nouveau. Apollo Creed ne supporte en effet pas d'avoir été ainsi bousculé

La critique :

Rappelons un peu les faits. Le premier Rocky, réalisé par John G. Avildsen en 1976, est le fruit d'une longue bataille pour son interprète principal, Sylvester Stallone, par ailleurs scénariste du film. Pour l'acteur opiniâtre, il faudra s'armer de patience pour obtenir gain de cause et surtout le rôle principal, à savoir celui de Rocky Balboa, un boxeur de seconde voire de troisième zone, qui se voit offrir la chance de sa modeste carrière, en affrontant le champion du monde poids lourd en titre, Apollo Creed.
Contre toute attente, le match se transforme en remake du combat entre David et Goliath. Certes, Rocky Balboa perd au quinzième round mais laisse son adversaire groggy. Le scénario de ce premier chapitre s'inspire d'un autre match de boxe, opposant Chuck Wepner à l'immense Mohamed Ali.

Nanti d'un modeste budget et bouclé dans les plus brefs délais (à peine un mois de tournage), Rocky premier du nom reçoit un accueil triomphal au cinéma. Jusque-là cantonné dans des petits rôles ou des productions faméliques, Sylvester Stallone devient la nouvelle égérie du cinéma hollywoodien. A l'instar de son personnage principal, l'acteur se retrouve enfin sous la lumière des projecteurs.
Le destin de Sylvester Stallone est en marche. Pour ce faire, l'interprète doit confirmer tous les espoirs placés en lui. Mutin, "Sly" mise à nouveau sur son boxeur fétiche avec Rocky 2 - La Revanche, sorti en 1979. Stallone compte bien réitérer la formule gagnante du premier épisode. 
Hormis l'acteur, la distribution du long-métrage réunit Carl Weathers, Talia Shire, Burt Young, Burgess Meredith, Tony Burton, Joe Spinell et Frank McRae. 

18467335

Bref, on prend les mêmes et on recommence... ou presque ! Quant au scénario de Rocky 2, il reprend les choses là où elles s'étaient arrêtées dans le précédent volet. Attention, SPOILERS ! Après avoir fait trembler le champion Apollo Creed, Rocky Balboa obtient le droit de l'affronter à nouveau. Apollo Creed ne supporte en effet pas d'avoir été ainsi bousculé. Certes, le boxeur a remporté le match. A contrario, il devient la risée des médias et du public.
Vindicatif, il veut prouver que sa victoire n'est pas erronée. Premier constat : Rocky 2 a pour objectif de flagorner le grand public et surtout les grands amoureux du premier chapitre. 
Sylvester Stallone ne prend pas de risque et assène toutes les ficelles qui ont fonctionné dans le premier opus : la fameuse bande originale composée par les soins de Bill Conti, tous les personnages secondaires qui font partie de l'entourage de Rocky Balboa et un combat final qui doit finir en apothéose.

Autrement dit, l'heure de la gloire a sonné, non seulement pour Rocky mais aussi pour Stallone, plus déterminé que jamais à percer dans le petit univers hollywoodien. Mission plutôt réussie puisque le film se soldera à nouveau par un immense succès commercial. Visiblement, le public adore ce genre de personnage débarqué de nulle part et qui arrive au sommet de la gloire.
Rocky Balboa, c'est aussi cette allégorie sur le rêve américain. Et Stallone en est la parfaite incarnation. 
De facto, le scénario de Rocky 2 est de facture classique et conventionnelle. Certes, par d'habiles subterfuges, Stallone tente de complexifier son récit. Après ce moment de gloire éphémère, le boxeur doit se colleter avec la triste réalité. Retour dans le monde du travail. Après avoir été licencié d'une usine pour des raisons économiques, Rocky souhaite raccrocher les gants.

rocky_ii_sylvester_stallone_sylvester_stallone_010_jpg_mnwc

Son combat homérique contre Apollo Creed a laissé des cicatrices indélébiles. Rocky Balboa ne peut plus ferrailler sur les rings. Qu'à cela ne tienne, le champion d'un soir se marie. Sa femme, Adrian, attend un heureux événement. Hélas, le boxeur ne peut refuser le défi d'Apollo Creed, au grand dam de son épouse. Dès lors, le scénario s'enlise dans les atermoiements de son personnage principal.
Sans l'aval de sa dulcinée, le boxeur ne peut pas s'entraîner.  Encore une fois, le scénario de ce second chapitre n'a pas pour objectif de renouveler une franchise bankable. Contre toute attente, la formule fonctionne parfaitement sur la durée. A nouveau, le spectateur se prend d'affection pour ce boxeur vaillant et magnanime qui retourne au combat malgré ses cicatrices.
Certes, à raison, les contempteurs pourront pester et tonner contre un schéma narratif prévisible, véritable duplicata du premier. 
Néanmoins, Rocky 2 - La Revanche ne décevra pas les fans invétérés du premier. Un second chapitre tout à fait correct, donc. Que dire de plus ?

Note : 12.5/20

sparklehorse2 Alice In Oliver