Predator_2

Genre : science-fiction (interdit aux - 12 ans)
Année : 1990
Durée : 1h48

Synopsis : Los Angeles 1997. Le détective Mike Harrigan et son équipe luttent contre toutes sortes de trafiquants. Bientôt, un tueur invisible et invulnérable décime leurs rangs. Mike mène son enquête et découvre que Los Angeles est devenue le terrain de chasse d'un prédateur venu d'un autre monde. 

La critique :

En 1987, John McTiernan sort l'artillerie lourde avec Predator. Ce long-métrage d'action et de science-fiction marque durablement les esprits et s'octroie même le statut de film culte. Une suite est rapidement envisagée par les producteurs mercantiles. Mais John McTiernan, déjà occupé sur le tournage de A la poursuite d'Octobre Rouge, décline poliment l'invitation.
Le projet est alors confié aux soins de Stephen Hopkins, qui ne compte que deux réalisations à son actif, le méconnu Dangerous Game (1987) et le médiocre Freddy 5 : l'enfant du cauchemar (1989). Quant à Arnold Schwarzenegger, la star du premier film, l'acteur est appelé en renfort pour endosser à nouveau les oripeaux de Dutch. 
Mais l'interprète refuse en raison d'un désaccord salarial.

Les scénaristes de Predator 2 sont priés de réviser intégralement leur copie. En outre, la distribution du film réunit Danny Glover, Gary Busey, Ruben Blades, Maria Conchita Alonso, Bill Paxton, Kevin Peter Hall et Adam Baldwin. Plusieurs acteurs seront approchés, notamment Patrick Swayze et John Lithgow mais sans succès. Attention, SPOILERS ! Los Angeles 1997.
Le détective Mike Harrigan et son équipe luttent contre toutes sortes de trafiquants. Bientôt, un tueur invisible et invulnérable décime leurs rangs. Mike mène son enquête et découvre que Los Angeles est devenue le terrain de chasse d'un prédateur venu d'un autre monde. A l'origine, l'action de Predator 2 devait se dérouler dans la ville de New York.

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Pour des raisons de budget, le tournage se déroule finalement sur le territoire de Los Angeles, le nouveau terrain de chasse du Predator. C'est aussi la grande nouveauté de Predator 2. Cette fois-ci, les inimitiés ne se déroulent plus dans la jungle mais dans le milieu urbain et dans un contexte de guérilla contre des trafiquants de stupéfiants dirigés par King Willie.
Dès l'introduction du film, Stephen Hopkins a le mérite de présenter les animosités. Le lieutenant Harrigan et ses sbires luttent activement contre des dealers opiniâtres et vindicatifs. Ces derniers sèment la terreur en mutilant leurs proies à coup de magie vaudou. De surcroît, il règne sur Los Angeles une chaleur étouffante. Un contexte idéal pour le Predator, qui ne tarde pas à assaillir les trafiquants.

Très vite, une étrange organisation militaire reprend l'enquête menée par Harrigan, au grand dam de ce dernier. Furibond, le lieutenant aux méthodes radicales et expéditives doit coopérer avec l'agent spécial Peter Keyes. Mais celui-ci n'a que faire des trafiquants et autres dealers de poudre blanche. Un prédateur d'origine extraterrestre sème le chaos et la mort dans la ville de Los Angeles.
L'objectif ? Capturer la "bête" pour s'emparer de son armada technologique. Voilà, en gros, le speech de Predator 2. En l'occurrence, ce second chapitre se résume à une longue pellicule ubuesque et régressive, réalisée comme une sorte de comics épars et brouillon. Ainsi, Predator 2 doit se visionner comme une sorte de série B musclée qui reprend les codes inhérents du premier.

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A contrario, les fans du premier volet risquent de pester et de tonner contre les nombreuses extravagances de ce deuxième opus. En outre, Danny Glover, le seul acteur à tirer son épingle du jeu, porte le film sur ses larges épaules. Hélas, l'interprète ne parvient pas à faire oublier l'absence d'Arnold Schwarzenegger. Les personnages secondaires ne présentent guère d'intérêt.
Il faudra donc se contenter d'un Gary Busey et d'un Bill Paxton en mode cabotinage. Certes, un gros effort a été déployé au niveau des effets spéciaux et du design du Predator. En l'occurrence, les scénaristes ajoutent des armes technologiques à l'alien. Pourtant, rien n'y fait. Malgré la profusion de tirs, d'hurlements et de conflagrations, Predator 2 ne parvient jamais (ou trop rarement) à transcender son sujet.

Si on relève ici et là quelques idées intéressantes (par exemple, les Predators seraient déjà venus par le passé...), le long-métrage se révèle d'une bêtise insondable. On fermera les yeux sur les répliques absconses et les séquences d'action se déroulant dans une obscurité totale. A l'image de la fameuse scène se déroulant dans le métro de Los Angeles. Pourtant, malgré ses nombreux défauts, Predator 2 se révèle plutôt sympathique, à condition de le regarder pour ce qu'il est : une série B d'action et de science-fiction réalisée par un tâcheron. A sa décharge, les suites et/ou séquelles (Alien Vs. Predator, Alien Vs. Predator : Requiem et Predators) ne feront pas beaucoup mieux.
Pas un nanar mais pas loin tout de même !

Note : 08.5/20 (et c'est généreux...)

sparklehorse2 Alice In Oliver