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Genre : Inclassable, trash, extrême (interdit aux moins de 18 ans)

Année : 2008

Durée : 4h30

Synopsis : Basée sur l'histoire réelle de l'unité 731. Durant la seconde guerre mondiale, des scientifiques japonais utilisent des cobayes humains pour commettre des exactions expérimentales.

 

Attention il ne s’agit pas ici de la critique de Philosophy of a Knife, le film ayant déjà été chroniqué ici par Alice In Oliver. Non ici, il s’agit de parler des différents bonus proposés par l’édition collector limitée en zone 1 de Philosophy of a Knife. Une édition rare qui ne se trouve pas facilement, mais qui contient un bon nombre de bonus très intéressants. Philosophy of a Knife traite donc de l’unité 731, un complexe scientifique japonais qui, durant la seconde guerre mondiale, utilisa des cobayes humains pour des expériences totalement atroces.
Pour plus de détails je renvoie à la critique d’Alice In Oliver, que vous trouverez sur ce blog. 
En réalité, on nous propose ici le making-of du film, les interviews de plusieurs intervenants et les scènes coupées, entre autres. Bien sûr, le tout est en russe sous-titré anglais, ce qui n’est pas forcement l’idéal pour nous autres français.

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Cependant, je vous avoue que n’étant pas spécialement un crack en anglais, j’ai pourtant compris l’essentiel de tout ce qui était présenté dans ces bonus. Pour commencer, le gros de ces suppléments, c’est bien évidemment le making-of. On peut alors voir comment a été tourné cet OFNI (objet filmique non identifié) qui n’avait pas énormément de moyens. Un énorme travail a été fourni au niveau de la reconstitution historique, que ce soit au niveau des décors, des expériences, des costumes et également des maquillages, surtout en ce qui concerne le corps et le visage des victimes de nos scientifiques ch'tarbés. Iskanov s’est livré à une étude approfondie de l’unité 731 (par ailleurs, le réalisateur fait mention d’un musée dédié au sujet, chose intéressante à savoir). 
Ce making-of propose aussi des interviews intéressantes des différents acteurs du film qui expriment chacun leur ressenti lors des scènes ainsi que leur vision du film.

Alexander Schevchenko, le compositeur fétiche d’Iskanov, nous raconte également comment il a conçu la BO expérimentale et tétanisante du film. Tout le making-of est orchestré par un débat entre un historien et Andrey Iskanov. Pour le spectateur, c’est l’occasion de découvrir ce réalisateur énigmatique qu’est Iskanov, car le cinéaste russe n’a jamais donné beaucoup d’interviews. Ses films ont contribué à lui donner la réputation d’un réalisateur atypique et écervelé.
Pourtant, c’est bien là une fausse image. Iskanov est visiblement loin d’être le type cinglé et bizarre que beaucoup voudraient qu’il soit. Il suffit de l’entendre parler du film pour réaliser qu’on a plutôt à faire à un artiste intelligent avec un petit côté philosophe. 
Iskanov cite différentes sources d’inspiration, aussi bien dans le film d’horreur asiatique que dans la bible (le grand écart).

 

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Pour lui, « Philosophy of a knife  est le premier de tous les films qui traite de la mort ». Le débat entre Iskanov et l’historien se révèle intéressant, les deux hommes n’oublient jamais de rappeler que l’unité 731 n’est malheureusement pas un cas isolé et que plusieurs crimes de ce genre ont été commis par d’autres gouvernements. Ils évoquent également d’autres crimes odieux commis par l’unité 731, et on réalise alors que le film aurait pu aller encore plus loin dans la représentation de l’horreur.
Le réalisateur explique qu’il voulait ouvrir un débat sur le fait que les crimes, quand ils sont perpétrés pour une cause  justifiée par le gouvernement, peuvent atteindre des sommets de barbarie.

Cependant, ne vous attendez pas à voir Iskanov donner énormément d’explications sur son film car en même temps, Philosophy of a Knife parle de lui-même et ne nécessite aucune explication. Le bémol de ce making-of c’est sa qualité plutôt médiocre au niveau de l’image. On a ensuite droit aux interviews de l’actrice Manoush, qui est la voix-off de l’infirmière du film, ainsi qu’à celui d’Andrey Iskanov qui répond aux questions de « Ultra Violent magazine ».
Le réalisateur revient sur sa carrière et sur les raisons qui l’ont poussé à faire le film. Le DVD propose également quelques scènes coupées.
Bref, des bonus intéressants et plutôt exhaustifs qui permettent de revenir sur les atrocités de l’unité 731 et de voir la construction de ce film OFNI.

vince Vince