l'attaque des clones

 

Genre : science-fiction, space opera
Année : 2002
Durée : 2h22

Synopsis : Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. Le Sénat et la population intergalactique se montrent, pour leur part, inquiets face à l'émergence d'une telle menace.
Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones.  

La critique :

La sortie de Star Wars : Episode 1 - La Menace Fantôme en 1999 a laissé derrière elle un arrière-goût d'amertume. Les causes et les raisons sont multiples. Premier constat, les effets spéciaux obsolètes des années 1970 et 1980 sont évincés au profit d'immenses écrans verts, d'où l'impression de visionner un long-métrage désuet et totalement désincarné. De surcroît, malgré la profusion d'images numériques, La Menace Fantôme ne parvenait jamais à retrouver la fougue et la virulence de jadis.
Depuis Le Retour du Jedi, George Lucas s'est fourvoyé dans le lucre et le merchandising. Avec cette nouvelle trilogie en forme de préquelle, l'objectif est d'analyser la figure méphistophélique de Dark Vador, ce Jedi transformé en machine, qui a pourtant porté jadis le nom d'Anakin Skywalker.

Si La Menace Fantôme s'est soldé par un succès triomphal dans les salles obscures, Star Wars oblige ; le film suscite, à l'inverse, les anathèmes et les acrimonies. Les fans de la saga vitupèrent un long-métrage dénué de tout enjeu politique et idéologique au profit d'une production mercantile et destinée à flagorner le jeune public, via le personnage de Jar Jar Binks, en mode histrionique.
Mais les bouffonneries et les cabrioles de cet extraterrestre protéiforme ne parviennent pas à masquer un scénario indigeste (et indigent). Conscient de la vacuité et de l'inanité du premier opus, George Lucas tente de rectifier le tir avec Star Wars : Episode 2 - L'Attaque des Clones, sorti en 2002. Derechef, le film cartonne au cinéma et obtient même des critiques plutôt enthousiastes. 

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En l'état, difficile de faire pire que son prédécesseur. Reste à savoir si le long-métrage parvient (ou non) à renouer avec cette frénésie du passé. Réponse dans les lignes à venir. La distribution de L'Attaque des Clones réunit Hayden Christensen, Ewan McGregor, Natalie Portman, Samuel L. Jackson, Christopher Lee, Frank Oz (qui prête sa voix à Yoda), Ian McDiarmid, Pernilla August, Rose Byrne et Anthony Daniels. Attention, SPOILERS ! Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise.
Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. 
Le Sénat et la population intergalactique se montrent, pour leur part, inquiets face à l'émergence d'une telle menace.

Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones.
Les questions restent peu ou prou identiques : George Lucas a-t-il retenu la leçon de La Menace Fantôme ? Enfin, L'Attaque des Clones va-t-il retrouver la fulgurance de jadis ? A juste titre, L'Attaque des Clones est souvent considéré comme le chapitre le plus romantique de la franchise.

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George Lucas gomme en partie les bévues de La Menace FantômeIci point de Jar Jar Binks ou presque... Tout du moins, George Lucas nous épargne au moins ses facéties au profit d'un spectacle plus adulte et beaucoup plus mature. Hélas, le cinéaste ne parvient toujours pas à transcender son récit, visiblement beaucoup plus occupé à officier sur les effets spéciaux, les images de synthèse, les séquences numériques et les incrustations de gigantesques écrans verts.
Toujours la même ritournelle. Certes, depuis les événements de La Menace Fantôme, Anakin Skywalker a grandi. Il n'est plus ce jeune gosse féru de mécanique et de robotique. Désormais sous l'égide des chevaliers Jedi, le jeune apprenti doit apprendre à maîtriser la Force, mais surtout sa colère.

Ici, la mort de la mère tient une place prépondérante. Furibond, Anakin Skywalker retourne sur sa planète d'origine et extermine les hommes des sables. Bilieux, le chevalier Jedi commence à s'interroger sur les réelles velléités de son mentor, Obi-Wan Kenobi. Les prémisses du côté obscur ne tardent pas à se faire ressentir, notamment lorsque le jeune homme s'ingénie à protéger sa fiancée, Padmé. Hélas, le chevalier atrabilaire pressent déjà un immense péril.
Une faille que Dark Sidius compte bien exploiter... Malheureusement, la romance entre les deux énamourés ne parvient jamais à captiver et/ou à susciter une once d'intérêt. L'Attaque des Clones souffre également d'un scénario retors et alambiqué. 
De facto, difficile de se passionner pour ces nouvelles péripéties, ainsi que pour ces histoires subalternes qui ponctuent régulièrement le récit. Certes, ce second chapitre se suit sans déplaisir, en tout cas, avec un ennui poli.
Bref, si L'Attaque des Clones se révèle bien supérieur à La Menace Fantôme, le "soldat" Star Wars est toujours en convalescence.

Note : 11.5/20

sparklehorse2 Alice In Oliver