un nouvel espoir

 

Genre : science-fiction, space opera
Année : 1977
Durée : 2h01

Synopsis : Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine... La guerre civile fait rage entre l'Empire galactique et l'Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l'Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l'Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s'échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine.

La critique :

La carrière cinématographique de George Lucas débute dès 1971 avec THX 1138, un film d'anticipation indépendant, très inspiré par l'univers "Orwellien" (1984). A travers ce film d'art et d'essai, George Lucas brocarde et vitupère une société totalitaire et désormais sous le joug de militaires aux visages robotiques. Le cinéaste souhaite s'affirmer comme un réalisateur indépendant et à l'abri du carcan hollywoodien. A l'époque, il n'est pas question de céder à la tentation du lucre et de la globalisation galopante.
Puis, deux ans plus tard, George Lucas signe American Graffiti. Son talent et son sens inné de la mise en scène sont immédiatement repérés par les producteurs mercantiles. Le cinéaste s'attelle alors à l'écriture d'une série télévisée, Flash Gordon, mais abandonne prestement le projet.

Passionné à la fois par le space opera et la science-fiction, George Lucas commence à griffonner les premières ébauches du scénario de Star Wars. A travers ses premières lignes, le cacographe conte les aventures de Luke Skywalker, un pilote confiné sur la planète Tatooine. Le script séduit presque immédiatement les producteurs. Toutefois, George Lucas décide de complexifier son sujet. Il ne sera pas seulement question d'une quête initiatique transformant un simple quidam en Jedi, mais d'une guerre intergalactique entre la Résistance et l'Etoile de la Mort.
A travers ce périple homérique, George Lucas fait référence à la mythologie grecque et à ses grandes légendes de jadis (Jason et les Argonautes, le voyage d'Ulysse et les péripéties d'Achille principalement).

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Cette épopée vaillante se transmute rapidement en une quête spirituelle. Luke Skywalker trouve en Obi-Wan Kenobi un mentor et un idéal à accomplir. A travers l'enseignement Jedi, il doit non seulement vaincre les plans diaboliques de l'Etoile de la Mort, mais aussi se colleter avec Dark Vador, un autre chevalier Jedi qui a sombré du côté obscur de la Force. Star Wars, c'est aussi une multitude de références.
Le long-métrage ne s'apparente pas seulement à un simple film de science-fiction et mélange savamment le space opera, le western, la mythologie grecque et les codes des samouraïs. Par exemple, la probité, la foi et l'abnégation sont les qualités prodiguées par les chevaliers Jedi. Certes, le film sort sous l'intitulé de La Guerre des Etoiles en 1977. Mais en raison de son immense succès commercial, le long-métrage se transmue rapidement en Star Wars Episode 4 : Un Nouvel Espoir.

Alors qu'il tançait la notoriété, George Lucas se retrouve propulsé au sommet de la gloire. Un oxymore. Dès sa sortie, Un Nouvel Espoir s'octroie le statut de film culte. Star Wars, c'est aussi un générique ("Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine...") qui martèle la musique magistrale et impérieuse de John Williams. Puis, très vite, un texte interminable défile et nous présente le contexte politique et les principales inimitiés. Attention, SPOILERS ! 
La guerre civile fait rage entre l'Empire galactique et l'Alliance rebelle. Capturée par les troupes de choc de l'Empereur menées par le sombre et impitoyable Dark Vador, la princesse Leia Organa dissimule les plans de l'Etoile Noire, une station spatiale invulnérable, à son droïde R2-D2 avec pour mission de les remettre au Jedi Obi-Wan Kenobi. 

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Accompagné de son fidèle compagnon, le droïde de protocole C-3PO, R2-D2 s'échoue sur la planète Tatooine et termine sa quête chez le jeune Luke Skywalker. Rêvant de devenir pilote mais confiné aux travaux de la ferme, ce dernier se lance à la recherche de ce mystérieux Obi-Wan Kenobi, devenu ermite au coeur des montagnes désertiques de Tatooine. La distribution du film réunit Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Peter Cushing, Alec Guinness, Anthony Daniels, David Prowse et James Earl Jones.
Mais Star Wars, c'est avant tout un univers polysémique. Cette histoire de plans cachés dans les circuits azimutés d'un droïde n'est qu'un leurre et un simulacre pour mieux farder la naissance d'une mythologie intergalactique. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard.

Si, par sa date de sortie, Un Nouvel Espoir est le tout premier film de la série, il revêt bientôt les oripeaux d'un quatrième chapitre, destiné à se transformer en une nouvelle franchise lucrative. Mais Star Wars quatrième du nom, c'est aussi cette candeur narrative. Si le film impressionne par son audace et son ingéniosité, à l'inverse, le long-métrage étonne par son ingénuité.
A l'image de la longue séquence se déroulant dans un bar. Dans cet endroit malfamé, ce sont toute une pléthore d'aliens aux formes disparates et bigarrées qui inquiètent l'insouciance de Luke Skywalker. 
De la planète Tatooine aux anfractuosités de l'Etoile de la Mort, il faudra, pour le jeune apprenti Jedi, s'armer de patience, libérer une princesse prisonnière de Dark Vador, échapper à la couardise des hommes des sables, ou encore convaincre un brave contrebandier (Han Solo) de participer aux inimitiés. 
Mais le but de Star Wars n'est pas seulement de flagorner les roueries du capitalisme. Le long-métrage marque également une rupture rédhibitoire avec 2001, L'Odyssée de L'Espace (Stanley Kubrick, 1968), un autre space opera beaucoup plus cosmologique et spirituel. Avec Un Nouvel Espoir, George Lucas propose une sorte de western spatial avec son lot de batailles titanesques, de monstres dolichocéphales, d'aliens belliqueux et de combats au sabre laser. Toute cette artillerie technologique ne supplantera jamais cette foi indicible et cette Force inébranlable, comme le claironne un Dark Vador opiniâtre. 
Certes, les détracteurs pesteront et tonneront après des effets spéciaux un brin obsolètes. Pourtant, malgré ses quarante années au compteur, le film possède un magnétisme et un charme ineffables.

Note : 17.5/20

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