django unchained

 

Genre : Western (interdit aux moins de 12 ans au cinéma, interdit aux - 16 ans à la télévision)

Année : 2012

Durée : 2H45

 

Synopsis : En 1858, un peu avant la guerre de Sécession, le docteur King Schultz, un chasseur de primes et dentiste allemand, libère Django, un esclave noir, afin que celui-ci l’aide à retrouver des hors la loi. Django apprend le métier de chasseur de primes et devient l’associé de Schultz. Cependant, Django rêve de retrouver sa femme esclave qui est possédée par Calvin Candie, un riche propriétaire terrien cruel. Django et Schultz décident de la libérer.

   

La critique :

Ha, ha, ha, ha ! Quentin Tarantino alias QT Color Laserjet 2200, la photocopieuse moderne de films ! Du matos performant qui vous permet de reproduire des scènes avec mêmes décors, les mêmes musiques… D’ailleurs QT Color Laserjet 2200, c’est ce qu’il fait depuis presque toujours en fait. Ça a commencé avec Reservoir Dogs en 1992, mais avec Pulp Fiction, il semblait vouloir créer un truc un peu personnel. Mais c’est reparti de plus belle avec Jackie Brown, les Kill Bill et Inglorious Basterds
Et vas-y que je te pompe cette scène, et vas-y que je te reproduis celle-là. Alors y en a qui vous diront que ce sont des références et que QT a son style. Oui c’est vrai son style est reconnaissable, on l’identifie directement. Il faut dire qu’un film qui pompe les moindres détails à d’autres films, tu sais direct que c’est Tarantino.

Donc les gars, comme quoi style identifiable ne veut pas forcément dire style personnel. Non au final, son film du 21ème siècle qui pompe le moins (ce qui ne veut pas dire qu’il ne pompe pas pour autant), c’est Boulevard de la mort, soit son plus mauvais film. Alors il a trouvé la parade : « C’est un hommage ». Ah oui, c’est un hommage donc c’est pas du plagiat. Bon on lui a quand même fait des réflexions et il s’est un peu calmé. Preuve en est Django Unchained, sorti en 2012, qui se voulait être « un hommage » (bon déjà là, t’as compris) aux vieux westerns spaghettis.   
Attention SPOILERS ! En 1858, au sud des Etats-Unis, Django, un esclave noir, est amené pour être vendu dans une plantation. Cependant, il est libéré par le Docteur King Schultz, officiellement dentiste, mais qui est avant tout un chasseur de primes expert en la matière.

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Schultz a besoin de Django pour retrouver 3 hors la loi dont les têtes sont mises à prix. Django devient alors l’associé de Schultz et apprend le métier de chasseur de primes. Cependant, Django veut avant tout retrouver sa femme Broomhilda, une esclave vendue à Calvin Candie, un richissime propriétaire terrien cruel et sans scrupules. Schultz et Django mettent en place un plan pour libérer Broomhilda, mais les choses tournent rapidement au vinaigre.
Le scénario de Django Unchained reprend en partie le scénario du film Le Grand Retour de DjangoDjango Unchained, qui a été nominé aux oscars et qui est l’un des plus gros succès de l’année, souffre pourtant des mêmes défauts que ces prédécesseurs. Déjà d’entrée de jeu musique Maestro ! « DJANGO ! » 

Bref la même musique reprise au film de Corbucci Django. On finit même avec la musique de On l’appelle Trinita. Alors moi je ne sais pas, Quentin avec tout le blé que t’as ramassé, tu ne peux pas te payer un compositeur ? Hein ? Ah pardon, c’est un hommage ! Oui mais là tu vois, même Morricone, il commence à le trouver gonflant ton hommage. Donc bon après le reste du film, c’est pareil, ça pompe à tort et à travers sous couvert de clins d’œil. Des exemples : La scène où l’on voit Jamie Foxx surgir de la fumée suite à l’explosion de dynamite est calquée sur Pour une poignée de Dollars
Le mec bouffé par les chiens, c’est Le Temps du Massacre (un western pas terrible au passage). Le final, on pense au Scarface de De Palma. Le coup du petit Deringer : Et Pour quelques dollars de plus

 

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Certaines scènes de cruauté évoqueront aussi Tire encore si tu peux ! On peut aussi citer quelques plans et quelques images qui rappellent certains vieux westerns américains. La charge du KKK tiré de Naissance d’une Nation… Sans compter les chorégraphies des fusillades à la Peckimpah, merci La Horde Sauvage. J’avais même presque envie de citer Le Grand Silence pour les séquences dans la neige, mais bon c’est un peu facile de faire le rapprochement et d'accuser Tarantino de tous les maux.
QT Color Laserjet 2200 pompe un peu moins qu’auparavant et son film contient quelques trucs inédits. Bon, je ne vais pas vraiment dire que l’inédit c’est le cowboy noir, on l’a déjà vu avant. Mais honnêtement, c’est probablement l’un des rares westerns qui aborde l’esclavage et la traite négrière. 

Concernant le casting maintenant. Jamie Foxx en Django ? Pas mauvais mais pas exceptionnel, ce n’est pas celui qu’on retient le plus pour être honnête. Christoph Waltz dans le rôle du Docteur Schultz n’est pas sans rappeler le colonel Mortimer de Et pour quelques dollars de plus. L’acteur livre certes une très bonne prestation (en même temps, on sent que le rôle a été écrit pour lui), il a d’ailleurs reçu l’oscar, Christoph. Cela dit, y a pas que lui qui est bon. 
On peut bien sûr parler de DiCaprio dans le rôle de Calvin Candie qui se révèle très bon lui aussi. Ce personnage riche, cruel et bourreau d’esclaves, apporte la touche d’humour noir au film. Mais la meilleure prestation à mes yeux, c’est celle de Samuel L. Jackson, dans le rôle de Stephen, le maître de maison. Il faut dire que niveau maquillage, ils l’ont arrangé le Samuel. Un noir plus raciste que les négriers blancs eux-mêmes. Samuel Jackson incarne donc le vrai méchant du film.

Bon pour parler du film en lui-même, on ne va pas s’étendre sur la réalisation, qui, comme dit plus haut, photocopie pas mal de films. Après y a un petit problème niveau rythme parfois. On commence avec beaucoup d’action, puis pendant les 3 quarts du film plus rien ! Sans compter une scène de repas un peu longuette mais bon, c’est toujours moins interminable que la scène de l’auberge dans Inglorious Basterds. Niveau scénario aussi. C'est-à-dire qu’on part sur une traque de chasseur de primes puis on enchaîne direct sur le sauvetage de la nénette. 
Mais le pire reste la conclusion finale. On a droit à une fusillade dans le ranch puis Django est capturé, il est amené dans un convoi de prisonniers mais parvient à s'escarper ! Retour au ranch, on expédie le tout et adios gringo ! Honnêtement Quentin, on a l’impression que t’as fait un crochet pour rallonger. A mon avis, fallait finir avec la fusillade, parce que là ça sent la rallonge. Bref, Django Unchained n’est pas le chef d’œuvre décrié par certains. Ça pompe un peu partout comme d’habitude, mais Quentin Tarantino s’est un peu calmé et au final, Django Unchained semble être son meilleur film du 21ème siècle.             

Note : 13/20

 

vince Vince