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Genre : fantastique 
Année : 1996
Durée : 1h27

Synopsis : Autrefois brillant généticien, Peyton Westlake est devenu une sorte de mutant suite à un événement dramatique. Depuis, il combat le crime et continue ses expériences sur sa peau synthétique, essayant de retrouver une forme la plus humaine possible. Sa force surhumaine intrigue un gangster qui cherche à s'emparer de son secret. Pour arriver à ses fins, il va utiliser un appât : une magnifique femme déguisée en médecin. 

La critique :

Le nom de Bradford May ne doit pas vous évoquer grand-chose. Pourtant, le cinéaste américain s'est essentiellement illustré dans des séries télévisées, notamment Shérif, fais-moi peur !, L'Enfer du Devoir, Nash Bridges, Tremors et J.A.G. Parallèlement, Bradford May réalise plusieurs téléfilms notables, entre autres, La créature des profondeurs (1998) et Astéroïde (1997).
Fasciné par l'univers des comics, la littérature de science-fiction, les films d'épouvante et les super-héros, Bradford May s'attelle à la réalisation de Darkman 2 : le retour du Durant (1995). Le cinéaste a donc la lourde tâche de succéder à Sam Raimi, réalisateur de Darkman premier du nom (1990). Hélas, sur la forme, Darkman 2 s'apparente à un vulgaire téléfilm, indigne de son auguste prédécesseur.

Peu enthousiaste à l'idée de reprendre le rôle de Peyton Westlake, Liam Neeson abandonne les oripeaux de ce scientifique au visage tuméfié. Il est alors remplacé par Arnold Vosloo, un acteur essentiellement remarqué dans des séries télévisées. Néanmoins, on a pu apercevoir l'interprète américain dans des rôles secondaires, notamment dans Chasse à l'homme (John Woo, 1993), 1492 : Christophe Colomb (Ridley Scott, 1992), La Momie (Stephen Sommers, 1999), Le Retour de la Momie (Stephen Sommers, 2001) et Cody Banks, agent secret (Harald Zwart, 2003).
Grâce à Darkman 2, Arnold Vosloo obtient enfin un premier rôle au cinéma. Malheureusement, cette suite désappointe unanimement les fans et la presse cinéma.

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Conscient de ce désastre filmique, Bradford May s'ingénie et signe un troisième chapitre, justement intitulé Darkman 3 : Die Darkman Die, en 1996. L'objectif est donc de retrouver à la fois l'essence et le panache du premier volet. Hormis Arnold Vosloo qui revêt à nouveau le costume lacéré de Peyton Westlake, la distribution du film réunit Jeff Fahey, Darlanne Fluegel, Roxann Dawson et Nigel Bennett. Quant à Sam Raimi, le futur réalisateur de Spider-Man officie derrière la production de ce troisième opus.
Attention, SPOILERS ! Autrefois brillant généticien, Peyton Westlake est devenu une sorte de mutant suite à un événement dramatique. Depuis, il combat le crime et continue ses expériences sur sa peau synthétique, essayant de retrouver une forme la plus humaine possible. Sa force surhumaine intrigue un gangster qui cherche à s'emparer de son secret.

Pour arriver à ses fins, il va utiliser un appât : une magnifique femme déguisée en médecin. Enfin, les scénaristes ont eu la bonne idée d'abandonner le personnage de Robert Durant, le bad guy du premier volet. Décédé dans le premier film, le criminel effectuait un retour inopiné dans le second chapitre. Pour remplacer l'illustre Sam Raimi, les producteurs font appel à l'érudition de Bradford May.
Hélas, le cinéaste n'est qu'un vulgaire tâcheron, incapable de transcender les péripéties de son protagoniste principal. Avec Darkman 3, le réalisateur a bien l'intention de rectifier le tir et de gommer, en partie, les erreurs du second chapitre. Que les fans se rassurent. Darkman 3 se révèle largement supérieur à son triste épigone. En l'état, Darkman 3 s'apparente surtout à une séquelle et/ou à un remake du film de Sam Raimi.

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Malicieux, Bradford May s'approprie les ingrédients qui ont fait le succès du premier chapitre. En outre, le metteur en scène s'attarde longuement sur la psyché de son super-héros famélique et nous gratifie de plusieurs séquences oniriques. Si Peyton Westlake n'est plus un phénomène de foire, il reste cependant confiné dans les affres des ténèbres. Après avoir déjoué les plans diaboliques de Robert Durant, le scientifique doit désormais se colleter avec un nouvel ennemi, en la personne de Peter Rooker (Jeff Fahey). En outre, ce bad guy est le digne épigone de Robert Durant.
Cupide et avide de pouvoir, le forcené cherche à s'approprier la force de Darkman en créant plusieurs mutants. Hélas, cette bonne idée est rapidement évincée et tourne au petit pugilat de comptoir. Darkman 3 se révèle bien plus perspicace lorsqu'il sonde la neurasthénie mentale de son super-héros en plein marasme. En revanche, le long-métrage perd de sa fougue et de son irrévérence dans ses séquences d'action, beaucoup trop conventionnelles pour susciter l'adhésion.
Bref, un nouvel épisode attachant mais en demi-teinte, qui saura néanmoins convaincre les fans du premier chapitre. C'est déjà pas mal.

Note : 12.5/20

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