avengers l'ère d'ultron

 

Genre : science-fiction, action
Année : 2015
Durée : 2h21

Synopsis : Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps.

La critique :

L'avènement des super-héros au cinéma ou une hégémonie qui a imposé un véritable diktat depuis le début des années 2000. Ainsi, les sociétés de production Marvel et DC Comics (principalement) doivent se colleter et accepter de partager un marché rentable et lucratif. Depuis l'immense succès du premier X-Men (Bryan Singer) en 2000, les super-héros ont véritablement pullulé sur nos écrans, pour le plus grand bonheur d'un public "popcorn", des adolescents et des bambins en culotte courte.
Personne ou presque n'est venue contrarier l'omnipotence des Iron Man, Captain America, Thor, Batman et autres Superman dans les salles obscures. Mais cette litanie ne fait que commencer. Face à cette pléthore de justiciers masqués, Marvel et DC Comics ont même décidé de les réunir dans des séries de plusieurs films.

C'est dans cette dialectique et rhétorique que se situe le premier Avengers, réalisé par Joss Whedon en 2012. Suite au succès pharaonique du premier épisode, une suite, donc Avengers : l'Ere D'Ultron, est rapidement envisagée. Sorti en 2012, ce second chapitre est toujours signé par les soins de Joss Whedon. A l'instar de son auguste devancier, Avengers : l'Ere d'Ultron se solde par un véritable plébiscite dans le monde entier. Même les critiques se montrent unanimement panégyriques.
Quant au casting, lui aussi impressionnant, il reste peu ou prou identique. On retrouve donc avec plaisir Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Jeremy Renner et Samuel L. Jackson. Viennent également s'ajouter James Spader, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Stellan Skarsgard, Julie Delpy et Andy Serkis.

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Attention, SPOILERS ! Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps.
Alors, quoi de neuf sur la planète "Avengers" ? Qui dit "suite", dit aussi deux fois plus de bastons homériques, deux fois plus d'effets spéciaux, deux fois plus de spectacle et aussi deux fois plus (ou presque...) de super-héros.

Sur ce dernier point, Avengers : l'Ere d'Ultron remplit largement son office et s'inscrit continûment dans la logique de son illustre épigone. Dès la séquence d'introduction, Joss Whedon a le mérite de présenter les inimitiés. Trêve de bavardage et place à nos Avengers en pleine action. Mais à peine débarrassés de bad guys grimés en vulgaires quidams, voilà Captain America et ses ouailles inquiétés par une nouvelle forme de menace : Ultron. Cette entité virtuelle et numérique n'est autre que la malheureuse création de Tony Stark. Pas de panique ! Une telle révélation n'ébranle en rien nos preux chevaliers !
Encore une fois, rien ne doit estourbir une telle machine capitalistique et lucrative. Là où une telle discorde aurait pu éventuellement provoquer une scission chez les Avengers ; Joss Whedon s'empresse, au contraire, de pallier à cette dissonance par une audacieuse ritournelle.

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Même dans la difficulté, nos justiciers font preuve de bienveillance et de magnanimité. Une éventuelle querelle ? Ce sera pour un prochain épisode, peut-être dans le troisième... Certes, au détour d'une séquence de baston mémorable, Iron Man, transformé en une sorte de gargantua version robotisée, s'empoignera avec un monstre vert (Hulk), toujours aussi intarissable en matière de bourre-pif.
Hélas, tous ces subterfuges ne leurrent pas sur la qualité de la marchandise, certes spectaculaire et plutôt bien ficelée. A savoir ce combat interminable entre une nouvelle force du mal (Ultron) qui souhaite s'emparer du monde et des justiciers placides et impavides en toute circonstance. Toujours la même antienne. Une recette ânonnée et désormais bien connue du grand public. Un peu trop peut-être, à tel point que la formule ne fonctionne plus que par intermittence.

En l'état, Avengers : l'Ere d'Ultron se révèle moins captivant que son prédécesseur. Certes, les facéties de Tony Stark permettent d'entretenir l'illusion pendant les deux heures et 21 minutes de bobine. Une chimère. Encore une fois, la formule éculée et destinée à flagorner un large public, ne fonctionne pas totalement sur la longue durée de ce blockbuster, plus de deux et vingt minutes de bobine tout de même ! Si les recettes sont toujours faramineuses et astronomiques, la planète "Marvel" n'est plus cette entreprise flamboyante de naguère et ne semble plus en capacité à renouveler ses concepts, ses super-héros crânes, ses super méchants fallacieux et plus largement, ses scénarios caduques et chimériques. 
Malicieux, Joss Whedon tente de dissimuler l'inanité et la vacuité de son script via une romance amoureuse, par ailleurs guère passionnante, entre "Bourre-Pif 1er" (donc Hulk, au cas où vous n'auriez pas compris) et la Veuve Noire. Même Ultron, dans le rôle du bad guy de service, peine réellement à convaincre. Cette entité numérique, entièrement créée par la vague de nos ordinateurs les plus modernisés, paraît déjà un brin obsolète. Avec le temps, il est fort probable que le public se délite devant ce genre de production infatuée et un brin surannée.

Note : 10.5/20

sparklehorse2 Alice In Oliver