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Réalisation : John Gulager (interdit aux - 12 ans)

Année : 2011

Genre : Horreur 

Durée : 1h23

Synopsis : Le temps a passé depuis les événements survenus au Lac Victoria, mais les piranhas ont survécu et se dirigent désormais vers un nouveau parc d'attraction qui va bientôt être inauguré.

La critique :

Après le succès du film d'Alexandre Aja, à savoir Piranha 3D, les responsables de la société Dimension se sont concertés. Coutumiers des suites balancées directement dans les bacs à dvd, ils mettent en chantier un nouvel opus, Piranha 3DD. Après les problèmes rencontrés sur le premier film, Alexandre Aja et Gregory Levasseur partent vers d'autres horizons et les frères Weinstein confient la réalisation de cette nouvelle aventure à John Gulager, responsable de la trilogie Feast.
Pour le scénario de ce second chapitre, c'est le duo Marcus Dunstan/Patrick Melton qui se chargent de l'écrire, assistés par Joel Soisson (qui a signé Pulse 2 et Pulse 3). Bref, tout cela reste dans la logique du studio, confier une suite à des spécialistes de séquelles. 

Au niveau du casting, Christopher Lloyd et Ving Rames rempilent dans leurs rôles, assistés par Danielle Panabaker et les participations de David Hasselhoff, Gary Busey et Clu Galager. Le film commence avec un faux reportage télévisé nous expliquant qu'après l'attaque des piranhas du précèdent film, les lieux sont désormais sous quarantaine et la population a pris la poudre d'escampette. L'endroit est devenu désertique et les poissons n'ont pas réapparu. 
Une année s'est donc écoulée sans aucune attaque. A quelques kilomètres de là, Maddie revient dans le parc d'attraction familiale après une longue absence et la mort de sa mère, pour constater que son beau-père a transformé l'endroit. 

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Tous les sauveteurs ont été remplacés par des stripteaseuses et une piscine pour adulte a été aménagée. Tout cela est loin de plaire à Maddie qui, n'étant pas majoritaire, ne peut que se taire et attendre l'ouverture du parc prevue deux jours plus tard. Pendant ce temps, les piranhas ont été libérés (ils sortent d'une vache morte lâchant des gaz) et se dirigent vers le parc, prêts à commettre un nouveau massacre. Si le film d'Alexandre Aja avait ses limites, son office, à savoir montrer du spectacle et du gore, était néanmoins remplie, avec pour seule ambition de divertir. 
Mais, malheureusement, l'équipe derrière ce Piranha 3DD n'a pas le talent du duo Aja/Levasseur. Premier problème, John Gulager a beau vouloir tirer le film vers la comédie, on ne rigole jamais tellement le spectacle est affligeant de médiocrité.

Franchement, on peut se demander ce qu'il y a d'amusant à entendre une fille lancer :"Il (le piranha) sort de mon vagin" à un mec qui vient de se faire bouffer la bite. Et ce n'est qu'un des échantillons de l'humour contenu dans le film puisqu'on a aussi droit à un mec qui se fait dévorer le cul, un autre type qui marche sur du vomi, ou encore celui qui se soulage sexuellement avec l'aspiration de l'eau. Vous l'aurez compris, le niveau se situe clairement en-dessous de la ceinture. 
Second souci, des personnages dont on se fout totalement et des situations complètement grotesques (les piranhas qui passent entre les jambes des baigneurs sans les toucher, quand ils ne passent pas par un robinet de salle de bain, sans parler de leur mutation finale où les poissons se mettent carrément à marcher). Quant au massacre final, s'il s'avère gore et surtout bâclé.

 

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Enfin, en ce qui concerne les apparitions et retours, Gary Busey se fait bouffer dès les première minutes et aussi vite que Richard Dreyfuss dans le premier film, tandis que les autres acteurs cabotinent. Autant dire que leurs personnages ne servent strictement à rien. Christopher Lloyd passe pour un fou excentrique accroc à Internet et aux poissons, Ving Rames est en fauteuil roulant et vient au parc d'attraction pour soigner sa peur de l'eau, et David Hasselhoff signe des autographes et profite du succès d'Alerte A Malibu en poussant l'auto parodie jusqu'à la caricature grotesque.
Bref, cette suite ne parvient jamais à retrouver l'esprit du premier opus et provoque surtout un ennui profond en s'enfonçant dans la vulgarité et la bêtise la plus crasse. Un beau gâchis pour un vrai navet poussant la stupidité jusque dans un générique final en forme de bêtisier ringard, où toute l'équipe démontre à quel point le spectateur est clairement pris pour un imbécile. Enfin, si je n'ai pas parlé de la 3d, c'est parce qu'elle se résume ici à une arnaque commerciale, hormis une scène calquée sur le final du premier film. 

Côte : Navet

 

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