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Genre : Horreur, gore (interdit aux - 16 ans)

Année : 1989

Durée : 1h25

 

Synopsis : Un jeune étudiant emménage dans son nouvel appartement afin d'être plus proche de sa petite amie. Mais, il ignore que l'endroit est hanté par une présence démoniaque qui va le transformer en créature assoiffée de sang et de meurtres.

La critique :

Quand les fans de cinéma horrifique se mettent à signer eux-mêmes un long-métrage, cela peut donner le pire, mais aussi parfois le meilleur. Biberonné aux films d'horreur depuis sa plus tendre enfance et assistant de Frank Henenlotter sur Elmer, le Remue Méninge, Gregory Lamberson décide de se lancer lui-même dans l'aventure d'un long-métrage à la fin des années 80 avec Slime City, qu'il écrit, produit et réalise pour un budget relativement modeste de 50 000 dollars.
Le jeune homme a peu de moyens, mais il a des idées et surtout de l'enthousiasme. S'inspirant de son amour du genre et des leçons apprises, notamment auprès du réalisateur de Basket Case, il met en scène un casting composé d'inconnus et nous raconte l'histoire d'Alex, un étudiant emménageant dans son nouvel appartement, au grand dam de son ancien colocataire.

Pour le jeune garçon, le but est aussi de se rapprocher de Lori, sa compagne qu'il compte épouser prochainement. Alors qu'il déménage, il fait la connaissance de son aguichante voisine. Quelques jours plus tard, il est invité à souper chez un autre locataire de l'immeuble. Celui-ci lui sert une étrange mixture verte et, en guise de vin, un liquide tout aussi verdâtre créé par un ancien alchimiste. Il ne faudra pas longtemps à Alex pour découvrir que les effets de ce repas ne se limitent pas seulement à quelques problèmes gastriques. Dès le lendemain matin, les effets de la mutation se font sentir et Alex devient un véritable monstre, obligé de se balader avec un bandage sur la tête.
Seul remède à ce mal, du sang humain que le jeune homme va devoir prélever sur des victimes de passage, après les avoir assassinés.

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Pendant ce temps, Lori croise une étrange voyante qui lui indique que quelque chose ne va pas chez Alex. Si, encore une fois, l'influence de Frank Henenlotter est évidente avec ce quartier délabré rempli de sans abri, Gregory Lamberson s'inspire également de Street Trash avec ces nombreuses scènes de mutations, notamment lorsqu'un voyou se fait sectionner et arracher la main après avoir tenté de poignarder Alex, le torse du jeune homme devenant une créature vorace avec des dents particulièrement acérées. Le réalisateur parvient à signer une oeuvre plutôt sympathique, et remplie de séquences bien dégueulasses et à déconseiller aux âmes sensibles, mais qui trahit malheureusement souvent sa nature de série B impécunieuse, notamment à cause d'effets spéciaux franchement grossiers.
A cela, s'ajoutent certaines ellipses et incohérences scénaristiques qui sont préjudiciables au rythme et à la qualité du long-métrage. Malgré tout, Slime City a pour lui ce charme des productions réalisées avec peu de moyens mais avec un réel engouement. Par certaines accointances, l'ambiance de Slime City n'est pas sans rappeler les productions Troma des années 1980 auquel le film fait souvent référence. Il est donc vivement recommandé de visionner Slime City pour ce qu'il est : une série B décérébrée et à conseiller aux amateurs du cinéma bis (d'ailleurs, le film est sorti sous la bannière de l'éditeur Uncut Movies, ce qui n'est pas un hasard).

 

Note : 12/20

titi Titi