dernier pub avant fin du monde

 

Genre : science-fiction, comédie
Année : 2013
Durée : 1h49

Synopsis : L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la soeur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis.

La critique :

Souvenez-vous... Dans Shaun of The Dead (Edgar Wright, 2004), premier volet de la trilogie Blood and Ice Cream (la trilogie Cornetto en français), les deux héros principaux, Shaun et Ed, se retrouvaient régulièrement au Winchester, un pub situé quelque part dans une banlieue anglaise. Leur objectif ? Picoler encore et encore de la bière... Au grand dam de Liz, la fiancée de Shaun. Depuis Shaun of the Dead, rien n'a vraiment changé pour Nick Frost et Simon Pegg, les deux acolytes dégénérés de cette gaudriole horrifique et "zombiesque". 
Après un bref détour vers le cinéma d'action et policier, via Hot Fuzz (Edgar Wright, 2007), le deuxième opus de la trilogie, les deux comparses se retrouvent dans Le Dernier Pub Avant la Fin du Monde, toujours réalisé par les soins d'Edgar Wright en 2013.

Le film marque également le dernier épisode de la franchise. Quant au cinéaste britannique, ce dernier a connu de nombreuses mésaventures après l'échec commercial de Scott Pilgrim en 2010. Qu'à cela ne tienne, Edgar Wright s'ingénie et se tourne vers le délire potache et science-fictionnel. Presque dix ans après la sortie de Shaun of the Dead, ses personnages sont toujours abonnés aux goguenardises et aux séances de beuverie, à la seule différence que Gary King (Simon Pegg) et Andy Knightley (Nick Frost) ne se retrouvent plus au Winchester. 
Désormais, les deux complices écument carrément tous les pubs de Newton Haven, une petite ville anglaise. Hormis les deux acteurs principaux, la distribution du film réunit Paddy Considine, Martin Freeman, Eddie Marsan, Rosamund Pike, David Bradley et Pierce Brosnan.

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Attention, SPOILERS ! L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé.

Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la soeur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à « La Fin du Monde » devient le dernier de leurs soucis.
Indubitablement, Edgar Wright possède de solides références. Certes, avec Hot Fuzz, le cinéaste britannique avait laissé un arrière-goût d'amertume.

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Confiné dans ses longueurs superflues, le second volet de la trilogie ne démarrait, finalement, que dans sa dernière demi-heure. Avec Le Dernier Pub avant la Fin du Monde, Edgar Wright a bien l'intention de rectifier le tir et de gommer en partie ses errances scénaristiques. Ce dernier chapitre de la franchise est un subtil mélange entre L'Invasion des Profanateurs de Sépultures (Don Siegel, 1956) et The Faculty (Robert Rodriguez, 1998)...
En sachant que le film de Robert Rodriguez était déjà lui-même un remake de The Body Snatchers. Mais, en dehors de ses augustes références, Le Dernier Pub avant la Fin du Monde est avant tout un film nostalgique. D'ailleurs, le long-métrage s'ouvre sur les jeunes années de Gary King. 

Ancien alcoolique impénitent, résolument indocile et fan de rock 'n' roll, Gary n'est plus cet insubordonné du passé. C'est aussi la raison pour laquelle il convainc ses anciens camarades de retrouver leur jeunesse de jadis lors d'une nouvelle et dernière séance de beuverie (je renvoie au synopsis). A travers le portrait de Gary King, Edgar Wright évoque sa nostalgie pour l'Angleterre des années 1990. Or, en l'espace d'une petite quinzaine d'années, il semble que la société britannique se soit avilie et délitée, au grand dam du réalisateur et surtout au grand désarroi de Gary. 
Ce dernier n'a pas changé. Il est resté cet éphèbe bête et indiscipliné. Heureusement, sa véritable personnalité va ressurgir lors de cette nouvelle soirée de débauche. Désormais, les êtres humains sont transformés en des machines venues d'une autre planète.

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Pour ne pas éveiller les soupçons, Gary et sa bande doivent enchaîner les pintes de bière sans jamais sourciller... Et tant pis si c'est la fin du monde ! En outre, hormis Gary et sa bande de ripailleurs, personne ne semble réellement se soucier de ces temps funestes et eschatologiques. C'est donc dans la bonne humeur et les rodomontades que se déroulent les inimitiés. Certes, les contempteurs pesteront et clabauderont après une comédie science-fictionnelle qui s'emploie à citer ses illustres références (encore une fois, L'invasion des profanateurs de sépultures et The Faculty), sans réellement se démarquer ni se renouveler. Pourtant, difficile de ne pas adhérer à cette bouffonnerie dans les règles. Avec Le dernier pub avant la fin du monde, Edgar Wright conclut la trilogie Blood and Ice Cream en apothéose. C'est déjà pas mal !

Note : 14/20

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