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Genre : Horreur (interdit aux - 16 ans)

Année : 2004

Durée : 1h33

Synopsis : Désormais seule et en cavale, Brigitte tente de résister comme elle peut à la transformation qui s'opère en elle. Pour ne rien arranger à son calvaire, une créature meurtrière semble maintenant la poursuivre, éliminant quiconque se trouve sur son chemin. Le cauchemar continue et ne semble pas avoir de fin pour l'adolescente.

La critique :

Si le film de John Fawcett n'a pas eu le succès escompté auprès du grand public, il a pourtant gagné le coeur de nombreux amateurs du genre et s'est taillé une belle réputation en vidéo. C'est suffisant, aux yeux des producteurs, pour lancer, non pas une, mais deux suites tournées simultanément, avec les deux mêmes actrices. On retrouve donc, au casting de Ginger Snaps 2 : Résurrection, Emily Perkins et Katharine Isabelle (bien présente sous forme de visions régulières, sorte de petite conscience apparaissant à sa frangine), mais aussi Brendan Fletcher qui interprétera un rôle différent dans le troisième épisode de la saga, et Chris Fassbinder (oui, le frère de l'acteur Michael Fassbinder).
L'histoire se situe donc quelques mois après les événements du premier film.

On retrouve Brigitte Fitzgerald, désormais en fuite et traînant de motels en abris d'un soir, les bras chargés de traces à force de se piquer. Grâce à la drogue qu'elle s'injecte, l'adolescente réussit à résister aux effets de la transformation. Pour autant, le mal progresse en elle et gagne progressivement du terrain. Pendant ce temps, un loup-garou rôde dans les parages et semble en vouloir particulièrement à Brigitte. Après qu'un type ait été attaqué, l'adolescente tente de prendre la fuite à nouveau et se retrouve enfermée dans un institut spécialisé. C'est là qu'elle fait notamment la connaissance d'une gamine plutôt débrouillarde ayant élu domicile dans le service depuis que sa grand-mère y soit entrée, à cause de graves brûlures. Autant dire que la vieille dame est réduite à l'état de momie coincée sur un lit d'hôpital.

La fillette, prénommée Ghost, vit au milieu des patients et soignants depuis des années. Ce qui n'est pas toujours facile. Malgré le caractère solitaire de Brigitte, celle-ci finit par se lier d'amitié avec la fillette avec qui elle s'enfuit de l'établissement. Toute deux se réfugient alors dans l'ancienne demeure de Ghost, un endroit isolé et totalement à l'abandon. Mais la créature rôde toujours et semble décider à vouloir s'accoupler avec Brigitte qui a de plus en plus de mal à réfréner ses instincts d'animal. 
Ce n'est d'ailleurs pas la seule menace qui plane, car la gamine au comportement étrange pourrait bien cacher un caractère beaucoup plus sombre. Premier bon point, si la réalisation de John Fawcett n'était absolument pas maîtrisée dans le premier opus, c'est totalement le cas ici.

Brett Sullivan, qui prend la relève, soigne ses cadrages et instaure une ambiance étrange où la menace peut surgir à tout moment. En outre, les attaques du loup garou sont beaucoup plus violentes et clairement plus lisibles (finie la caméra tremblotante). Jouant sur le suspense plus que sur les effets chocs, ce second Ginger Snaps s'avère beaucoup plus sombre que son modèle et la traque du loup garou envers Brigitte s'apparente à celle du chasseur ne lâchant jamais sa proie. 
Ce qui est finalement logique au vu de l'histoire. Enfin, si l'interprétation des comédiens pouvait s'avérer contestable dans le premier film, ce n'est plus le cas ici. Emily Perkins est parfaite dans le rôle de Brigitte, tout comme Katharine Isabelle qui reprend le rôle d'une Ginger fantomatique, ayant toujours le contrôle sur sa frangine. Mais, la plus grande surprise vient de la jeune Tatiana Maslany qui interprète Ghost. Cette gamine au comportement un peu bizarre va progressivement révéler un visage de fille manipulatrice et complètement cinglée. Personnellement, même si j'ai apprécié le premier opus, je trouve que cette suite est largement meilleure, voire franchement excellente, exception faite d'une scène tellement ridicule qu'il y a de quoi se demander son utilité, entre autres la séance de relaxation qui se transforme en séance de masturbation féminine et collective. 
Mais hormis cette séquence, Ginger Snaps 2 : Résurrection reste, à mes yeux, le meilleur épisode de la saga.

 

Note : 13/20

titi Titi