large_1L2TAjqDRaSNgUOlZIFgRhf1hw

Genre : Catastrophe, action

Année : 1997

Durée : 1h40

 

Synopsis :

Ce n'est pas une petite secousse sismique qui va inquiéter la population de Los Angeles, depuis longtemps habituée aux caprices de la nature. Mais ce matin-là, quelques heures après qu'une brève secousse eut reveillé la ville en sursaut, sept employés municipaux qui réparent une canalisation meurent carbonisés par l'émanation d'une forte chaleur. Dépechée sur les lieux, le docteur Amy Barnes de l'Institut géologique va constater qu'une éruption volcanique menace la ville.

 

La critique :

Je vous l'ai dit que, malgré cette session d'examen, certes plus calme que d'habitude, je n'allais pas m'absenter trop longtemps. Me voici déjà de retour avec un titre pour le moins estival du nom de Volcano, sorti en 1997 et réalisé par Mick Jackson, qui n'est autre que le réalisateur de Threads, déjà chroniqué sur ce blog et qui mettait en scène de façon documentaire un monde ravagé par une guerre nucléaire, ainsi que d'un film que j'affectionne énormément, qui est The Bodyguard.
En d'autres termes, malgré ces 2 grands films qui remporteront un franc succès, on pourra y rajouter Volcano, ses autres oeuvres n'ayant que très peu marqué le cinéma. 
A l'époque, les films catastrophes ont la cote au cinéma et 1997 est l'année où 2 films catastrophes d'envergure vont s'affronter, avec d'un côté, bien sûr, Volcano et de l'autre, Le Pic de Dante. Qui sortit gagnant de ce combat ? Malheureusement pour lui, Mick Jackson fut le grand perdant malgré un succès certain remporté dans les salles.

De même, Volcano remportera une récompense amusante, à savoir le prix de la plus grande indifférence pour la vie humaine et la propriété publique lors des Razzie Awards de 1998. Savoir cela nous donne l'air de rien envie de visionner la chose mais il est décevant de dire que la grande majorité des films catastrophes n'ont que rarement su se distinguer et proposer un vrai scénario, une vraie trame. Volcano est-il de ceux-là ? Réponse dans la chronique. ATTENTION SPOILERS : Un jour comme les autres à Los Angeles, ville bâtie sur la célèbre faille de San Andreas, et qui voit résonner en son sein de petits secousses sismiques de temps à autre. Mike Roark, à la tête du bureau d'administration d'urgence, a promis à son ex-femme qu'il prendrait des jours de congés pendant que sa fille de 13 ans sera chez lui.
C'était sans compter sur le fait que 7 employés municipaux, qui réparaient une canalisation, meurent carbonisés par l'émanation d'une forte chaleur. D'autres incidents étranges se produisent et le docteur Amy Barnes, de l'institut de géologie, va constater qu'une éruption volcanique risque de ravager la ville.

image-w1280

En d'autres termes, rien qui ne vaille d'être plus spécialement enchanté que ça de visionner ce cher Volcano. J'avais dit que beaucoup de films catastrophes savaient se montrer risibles et l'oeuvre chroniquée ici en fait également, sans trop de surprises, partie. Comprenez bien que Volcano est le synonyme même de film inutile à regarder uniquement quand on a rien d'autre à proximité. Pourquoi ces propos hostiles me direz-vous ? Parce que nous sommes face ici à un film de série B par excellence, digne des téléfilms catastrophe passant sur AB3 avec plus de moyens ici forcément.
Le film, bien qu'assez énergique, est classique au possible et sujet à mettre en scène les situations les plus téléphonées au point que cela en devient presque gênant. Un père de famille divorcé et négligeant sa fille, une belle scientifique font démarrer très vite le propos qu'on en attendait. Ainsi, Mike Roark, interprété par Tommy Lee Jones, se révèle être l'homme de la situation. Sans lui, Los Angeles est perdu, c'est un Dieu vivant, il guide tout et il réussit tout sans accrochures alors que les policiers et les autres types des agences de crise passent pour des abrutis finis dépassés par la situation.

On ne s'attendait pas à ce que ce trait soit aussi marqué. D'ailleurs, on ne s'attendait pas non plus à un QI aussi bas chez les forces de l'ordre pour voir qu'aucun de ces types ne savent ce qu'est de la lave. C'est gênant. Puis, on ne pourra que rigoler devant l'idiotie de cette séquence du méchant policier blanc mettant les menottes à un pauvre noir des quartiers alors que des millions de mètres cube de lave se déversent dans la ville. J'ai d'ailleurs aussi aimé le fait qu'un immeuble de plusieurs dizaines de mètres soit dynamité en moins de 20 minutes pour s'effondrer parfaitement à l'endroit souhaité alors que ce genre de calculs de précision prend des heures et est fait par des ingénieurs civils, en l'occurrence.
Vous l'avez compris, Volcano ne se préoccupe pas d'un quelconque réalisme mais a, au moins, ce mérite presque surprenant de ne pas créer d'histoire d'amour entre le Dieu Roark et la géologue, intérprétée par l'absente Anne Heche. Ne vous attendez pas à ce que les autres acteurs, avec Gaby Hoffmann ou encore Keith David, soient aussi charismatiques que le Dieu Roark vu qu'ils seront également absents devant le charisme incommensurable de ce sauveur des temps modernes.

8867_5

Un film catastrophe ne serait pas un vrai film catastrophe quand il n'intègre pas d'éléments dramatiques et/ou touchants. Volcano ne déroge pas à la règle non plus et possède des moments quasi hilarants censés être dramatiques. Ce cliché de l'homme désagréable, opportuniste et antipathique se jetant dans la lave pour sauver un homme qu'il jettera au-dessus de cette même lave avec en toile de fond, ses petits copains hurlant de tristesse. N'oublions pas cette séquence de tension insupportable du petit caniche dans une maison en feu avec en toile de fond la propriétaire l'appeler en hurlant.
N'oublions pas non plus ce policier, vrai héros, restant aux côtés de son camarade, la jambe écrasée par une poutrelle, se sacrifiant avec lui pour faire sauter l'immeuble. Bref, il n'y a rien à dire de plus car rien ne nous touche, rien ne nous bouleverse et ce n'est pas certains dialogues limites qui nous feront redorer le blason de ce film. 
"C'est quoi la lave ? Oui, c'est quoi ? Tu le sais toi ? Non", "Tu as la jambe cassée (effectivement avec une poutrelle en béton de plusieurs tonnes, c'est difficile de ne pas l'avoir cassée, en effet)", "Tu serais contente de voir ça si tu étais encore en vie (mais personne, pas même le géologue le plus taré ne voudrait se retrouver au coeur d'une ville dévastée par de la lave et des boules de magma se projetant dans les bâtiments, sur les voitures et bien sûr dans la rue)".

Je vais m'arrêter là pour les quelques exemples frappants. D'un point de vue personnel, j'ai trouvé étrange l'aspect de la lave. Cette espèce de pâtée de méthylcellulose, l'agent d'épaisissement utilisé par les fast-food pour les milkshake, ne m'a pas du tout convaincu. 
Bref, en conclusion, Volcano est passé de près du naufrage intégral, cela sans doute dû à un déroulement sans temps morts de l'action qui a au moins le mérite de ne pas tourner à vide et des situations qui prêtent à rire devant le ridicule de la mise en scène. Néanmoins, difficile de trouver de réelles qualités à ce film car l'interprétation des acteurs, l'intrigue stéréotypée au possible et les événements risibles gâchent le visionnage alors que la photographie est plutôt bonne et que Tommy Lee Jones, sous ses airs d'un Moïse beauf ne sachant pas ce qu'est de la lave, nous apparaît sympathique. Une oeuvre très dispensable et à ne voir qu'avec quelques bières et une pizza. Chronique plus courte que ce que j'ai l'habitude de faire, mais je ne vois pas quoi dire plus sur ce film vu qu'il ne délivre aucun message, ce qui est normal en même temps.

 

Note : 07/20

 

orange-mecanique Taratata