lake placid

 

Genre : horreur, action, aventure (interdit aux - 12 ans)
Année : 1999

Durée : 1h22

Synopsis : La mort inexpliquée d'un agent de la protection des eaux et forêts, déchiqueté avec férocité, plonge Black Lake dans la perplexité et la peur. Une équipe d'enquêteurs arrive sur place et découvre une dent datant de l'ère préhistorique. Le garde forestier Jack Wells, la paléontologue Kelly Scott, le shérif Hank Keough et le professeur Hector Cry vont devoir affronter un reptile de plus de dix mètres de long, véritable machine à broyer issue de l'espèce des crocodylus.

La critique :

Les films d'horreur avec un ou plusieurs crocodiles... Un genre qui va connaître son apogée dès 1977 avec Le Crocodile de la Mort (Tobe Hooper). Puis, le réalisateur de Massacre à la Tronçonneuse (1974) réitérera bien des années plus tard avec le bien nommé Crocodile (2000). Viennent également s'ajouter Killer Crocodile (Fabrizio de Angelis, 1989), L'incroyable alligator (Lewis Teague, 1982), Le Dieu Alligator (Sergio Martino, 1980), Solitaire (Greg McLean, 2007), ou encore Black Water (Andrew Traucki et David Nerlich, 2007). Même le petit monde du nanar s'empare du phénomène avec Dinocroc (Kevin O'Neill, 2004), Dinocroc Vs. Supergator (Jim Wynorsky, 2010) et Supercroc (Scott Harper, 2007).
Dans ce petite monde saurien, Steve Miner vient donc apporter sa modeste pierre à l'édifice avec Lake Placid, sorti en 1999.

Contre toute attente, cette série B horrifique et impécunieuse va rencontrer un certain succès via le DTV (direct-to-video), engendant une pentalogie (Lake Placid 2 en 2007, Lake Placid 3 en 2010, Lake Placid : The Final Chapter en 2012 et même un Lake Placid Vs. Anaconda en 2014). Quant à Steve Miner, le cinéaste s'est notamment distingué en réalisant Le Tueur du Vendredi (1981), Meurtres en 3 Dimensions (1982), House (1986), Warlock (1989) et Halloween : 20 ans après (1998). On tient donc là un véritable spécialiste du genre horrifique.
A priori, rien ne prédestinait Lake Placid à se transmuter en une interminable franchise, d'autant plus que le long-métrage a connu un succès modéré lors de son exploitation en salles. Pourtant, le film bénéficie de la présence de Bill Pullman. 

Lake-Placid

Viennent également s'ajouter Bridget Fonda, Oliver Platt, Brendan Gleeson, Betty White et David Lewis. Attention, SPOILERS ! La mort inexpliquée d'un agent de la protection des eaux et forêts, déchiqueté avec férocité, plonge Black Lake dans la perplexité et la peur. Une équipe d'enquêteurs arrive sur place et découvre une dent datant de l'ère préhistorique. Le garde forestier Jack Wells, la paléontologue Kelly Scott, le shérif Hank Keough et le professeur Hector Cry vont devoir affronter un reptile de plus de dix mètres de long, véritable machine à broyer issue de l'espèce des crocodylus.
Certes, le scénario de Lake Placid ne brille pas vraiment par sa sagacité ni son originalité. Et pourtant... A ce jour, ce premier chapitre reste de loin le meilleur opus de la pentalogie.

Toutefois, dès le deuxième épisode, tourné en 2010 et en pleine invasion des sauriens sur grand écran, la franchise se fourvoiera dans les productions ineptes et aseptisées par les effets numériques. Une anomie corroborée par la sortie des chapitres suivants. En outre, Lake Placid premier du nom s'illustre par son aspect paléontologique. Le crocodile assassin est l'objet de toutes les convoitises et suscite la curiosité de la communauté scientifique, en particulier d'un garde forestier.
Nous sommes donc en présence d'un reptile appartenant aux crocodiles de l'Asie du Pacifique ("Asian Pacific Crocodile" dans la langue de Shakespeare). Mieux, le monstre aux incroyables rotondités (plus de dix mètres de longueur tout de même !) entretient une relation privilégiée avec l'espèce humaine.

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Si les êtres humains constituent pour le vil animal du menu fretin, il vient néanmoins se délecter de certaines victuailles, généreusement prodiguées par une habitante de la communauté. L'objectif de Jack Wells et de ses fidèles prosélythes n'est pas d'occire le saurien, mais de le capturer vivant, afin de préserver une espèce qui a quasiment disparu de la surface de la planète. Dès lors, Lake Placid s'apparente davantage à un film d'aventure plutôt qu'à une série B horrifique dénuée de neurones.
Bien conscient du maigre potentiel de sa pellicule, Steve Miner mise à la fois sur ses personnages, plutôt sympathiques par ailleurs, et sur son crocodile de service, la vraie star du film. En l'occurrence, le saurien vient voler la vedette à Bill Pullman et sa bande. De surcroît, on pourra logiquement pester et tonner après l'absence de morts et d'effusions sanguinaires. Les attaques reptiliennes sont volontairement élusives. Et pour cause... puisque le long-métrage tergiverse entre le crocodile mécanique pour certains plans et sur la créature numérique pour d'autres séquences.
Vous l'avez donc compris. On tient une série B horrifique et d'action dans la moyenne habituelle, ni spécialement honteuse ni particulièrement transcendante. Chronique courte aujourd'hui mais sincèrement, je ne vois pas quoi dire de plus sur ce film.

Note : 11/20

sparklehorse2 Alice In Oliver