wonder woman

Genre : fantastique, action

Année : 2017

Durée : 2h20

Synopsis : Avant d'être Wonder Woman, elle s'appelait Diana, princesse des Amazones, entraînée pour être une guerrière. Elevée sur une île paradisiaque, Diana quitte son foyer pour se battre sur le front. Mais elle va surtout découvrir ses vrais pouvoirs... Et son véritable destin.

La critique :

Même si cette mode commence à agacer certains, les films de super-héros continuent à déferler sur les écrans, pour le meilleur ou pour le pire. Personnage né en 1941 et, accessoirement, l’une des rares super-héroïne dans un univers à dominance masculine, Wonder Woman avait vu ses aventures transposées dans la célèbre série de la fin des années 70, avec la non moins célèbre Lynda Carter. Mais, jusqu’ici, il n’y avait eu aucune version cinématographique, du moins jusqu’en 2017 où Wonder Woman est cette fois incarné par Gal Gadot, qu’on avait pu voir dans la saga Fast And Furious.
Le film fait évidemment partie de la grande opération de transposition de l’univers DC, en concurrence direct avec les productions Marvel.

Après son apparition dans Batman Vs Superman : L’Aube De La Justice, la super-héroïne a désormais l’honneur d’un long-métrage rien que pour elle. Pour cette adaptation, les responsables choisissent une femme, en l’occurrence, Patty Jenkins. Pour l’anecdote, la réalisatrice, connue surtout pour avoir signé Monster en 2003 avec Charlize Theron et Christina Ricci, devait tourner en 2011 la suite des aventures de Thor, un personnage Marvel, en l’occurrence Thor : Le Monde Des Ténèbres.
Elle fut finalement éjectée du projet pour cause de divergences artistiques. 
La retrouver, six ans plus tard, tourner un film pour la concurrence peut être vu comme une forme de revanche, pour elle comme pour les responsables de DC. Plus généralement, la question est surtout de savoir si le fait d’avoir mis une femme à la réalisation d’un film de super-héros va permettre d’apporter un peu d’air frais dans cet univers parfois sclérosé.

Le reste du casting est notamment composé de Chris Pine, Saïd Taghmaoui, Danny Huston, David Thewlis, Elena Anya, Robin Wright et Connie Nielsen. Le film commence de nos jours, alors que Diana Prince, de son vrai nom, récupère une copie de la fameuse photo détenue par Bruce Wayne. L’occasion de nous raconter qui est vraiment Wonder Woman. Nous sommes sur une île coupée du reste du monde, baptisée Themiscyra. C’est la que vit le peuple des Amazones, des combattantes surpuissantes.
Créées par Zeus, elles demeurent cachées d’Arès, le dieu de la guerre qui souhaite les détruire. 
La jeune Diana grandit au milieu de guerrières passant la majeur partie de leur temps à s’entraîner. Malgré les réticences de sa mère, Diana subit un rude entraînement au combat une fois adolescente. Les années passent, jusqu’au jour où un avion s’écrase à proximité de l’île. A bord, un pilote Anglais, Steve Trevor.

Sauvé par Diana, il parle aux Amazones du monde extérieur et surtout, de la seconde guerre mondiale qui fait rage au dehors. Convaincue qu’Arès est à l’origine de ce conflit et que le tuer amènera la paix, Wonder Woman décide de quitter Themiscyra, ignorant à quel point ce voyage va lui être riche en enseignement et en surprises. Comme je le disais plus haut, la perspective de voir une femme à la barre d’un film de super-héros pouvait laisser espérer un minimum de nouveauté.
Malheureusement, il n’en est rien. 
Que les choses soient claires. Hormis le logo DC au début du film et qui permet de le différencier de son concurrent, le long-métrage pourrait très bien être une production Marvel. Le film de Patty Jenkins ressemble surtout à un pilote de série télévisé étiré sur 2h, dont on aurait jamais tourné la suite.

Tandis que les scénaristes choisissent de s’inspirer très fortement du travail de Joe Johnston pour le premier Captain América (le bouclier, la seconde guerre mondiale, le personnage doté de capacités partant seul au combat...), Patty Jenkins signe une réalisation sans grand relief, où toutes les scènes d’action sont au ralenti, histoire que le spectateur parti se soulager ou s’étant endormi entre temps, ne manque rien de ce qui se passe à l’écran. Quant aux acteurs, si Gal Gadot effectue le job sans éclat (son rôle n’étant pas si différent de celui qu’elle tenait dans les Fast And Furious, pourquoi se fouler), il en va de même pour le le reste des comédiens , notamment Chris Pine, qui semble se croire dans un nouveau Star Trek. Finalement, seule Elena Enaya, qui incarne une scientifique surnommée Dr Poison, et dont les agissements rappellent ceux du terrifiant Dr Mengele durant la seconde guerre mondiale, s'en sort bien.
Mais, le plus grosse erreur de casting provient de celui incarnant Adès. Je ne dévoilerai pas de qui il s’agit vu que ça fait partie de l’unique surprise du scénario, mais, je me contenterai de dire que mettre un sosie de Charlie Chaplin dans ce rôle, rend la révélation absolument ridicule, même si le combat final tient ses promesses en termes d’action. Au final, Wonder Woman est un film sans grand intérêt, les responsables se contentent de piquer des idées à la concurrence.
Un long-métrage au scénario grotesque et qui ne différencie jamais de ses camarades. Si vous avez déjà vu un film de super-héros dans votre vie, passez votre chemin, vous ne trouverez rien de plus dans celui-ci.

Note : 08/20

titi Titi