KARATE robo zaborgar

Genre : Action / Fantastique

Année : 2010

Durée : 1h50

L'histoire : Après le décès de son père, un jeune homme hérite d'une de ses inventions : un robot programmé pour se battre et capable de transformer en moto. Ensemble, le garçon et le robot vont devoir affronter une puissante organisation criminelle du nom de Sigma.

La critique :

Attention, gros nanar en vue, j'ai nommé Karate-Robo Zaborgar, réalisé en 2010 par Noboru Igushi, un nom bien connu des lecteurs de ce blog puisqu'on lui doit déja des oeuvres bien frappadingues comme The Machine Girl ou encore Mutant Girl Squad. Cette fois-ci, le réalisateur a choisi de s'attaquer aux Sentaï, popularisés chez nous dans les années 80 par des séries télé comme Bioman ou X-Or, et d'en livrer une sorte de parodie. Produit par Sushi Typhoon, la boîte de production regroupant les réalisateurs Japonais les plus turbulents du pays. 
Le long-métrage est une adaptation cinématographique d'une série des années 70 destinée au jeune public. L'oeuvre nous conte donc l'histoire d'un jeune flic du nom de Damon Yakata, qui lutte contre une organisation criminelle du nom de Sigma, responsable de la mort de son père.

Il est épaulé dans sa tâche par un robot qu'il contrôle simplement avec la voix. La machine est en fait constitué de l'ADN du frère jumeau décédé de Damon, et lui à été légué par son père. Le robot est programmé pour le combat, avec plein de gadgets différents, et peut se transformer à volonté en moto. Le duo affronte des ennemis aussi divers que des mutants ou même une femme bionique, sans oublier pleins de créatures démoniaques. 
Heureusement, notre robot est du genre efficace et n'hésite pas à recourir aux art martiaux si besoin. D'ailleurs, il s'entraîne régulièrement avec Damon. Les choses se compliquent le jour où Damon tombe amoureux de la fameuse méchante bionique, un sentiment que bientôt elle partage.

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C'est le début d'une grande aventure qui va s'étaler sur 20 ans (le film est divisé en deux chapitres, avec un carton comportant les titres, à la manière des épisodes d'une série) et verra notamment notre héros, à plus de 40 balais, affronter ses progénitures. Autant l'avouer direct, s'il fallait une preuve que le Japon est vraiment le pays le plus imaginatif en matière de délire, ce Karate-Robo Zaborgar en serait un bon exemple. C'est simple, à travers ce film, Noboru Igushi ne recule devant aucune excentricité, que ce soit en termes d'action ou même d'humour.
Un exemple ? Lors d'un combat entre deux robots, on a droit au méchant qui fait perdre la tête à Zaborgar l'éspace de quelques secondes, tout simplement en lui montrant sa petite culotte.

Et ce n'est qu'un des exemples de l'humour très particulier qui parsème tout le long-métrage. Rempli de gags en dessous de la ceinture et pas franchement dans la finesse (entre autres, lorsque des types qui s'envolent en allumant une mèche grâce à un pet), le film fait également dans l'humour carrément macho (la femme bionique fouettée par son maître ou la fille géante usant des ondes du téléphone comme d'une arme, procédé appelé aussi le coup de la lycéenne) avec une petite touche sexy.
Enfin, Karate-Robo Zaborgar regorge de créatures caoutchouteuses, voire carrément kitsch et d'acteurs mauvais comme pas possible, sans oublier un doublage et des dialogues à se pisser dessus. Malgré tout, il faut bien admettre qu'hormis quelques longueurs, on ne s'ennuie jamais tant le film est rempli de scènes d'action parfois bien sanglantes. 
Au final, le film est un véritable concentré de n'importe quoi, sauf que c'est complètement assumé. Un vrai gros nanar, en fin de compte.

Côte : Nanar

titi Titi