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Genre : horreur, slasher (interdit aux - 16 ans)
Année : 1981

Durée : 1h27

Synopsis : En 1957, un jeune garçon, prénommé Jason, meurt noyé au camp de Crystal Lake. L'année suivante, les deux responsables du camp sont tués. Crystal Lake ferme. Mais en 1980, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13, jour anniversaire des décès survenus vingt-trois ans auparavant. Lors de la préparation du camp pour son ouverture, les moniteurs du centre disparaissent les uns après les autres pendant la nuit. 

La critique :

Comme une évidence. Après l'immense succès surprise du premier Vendredi 13, une suite, Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi, est tournée dans la foulée, soit un an après son auguste devancier. Nous sommes aux prémices des années 1980. A l'époque, le slasher fait fureur dans les salles. Finalement, le premier Vendredi 13, réalisé par les soins de Sean S. Cunningham, s'inscrit dans le continuum de Black Christmas (Bob Clark, 1974) et d'Halloween, la nuit des masques (John Carpenter, 1978). Le film est aussi la suite logique de Psychose (Alfred Hitchcock, 1960) et de La Baie Sanglante (Mario Bava, 1971), le budget et la talent en moins.
En outre, Sean S. Cunningham doit composer avec un budget anémique. Mais peu importe.

Contre toute attente, le long-métrage est un véritable triomphe aux Etats-Unis. Et tant pis pour la presse et les critiques cinéma qui tancent et agonisent le film d'injures. Extatique, Sean S. Cunningham ne souhaite cependant pas réaliser le second chapitre et laisse ce travail délicat à Steve Miner, qui signe ici son tout premier long-métrage. Qu'à cela ne tienne, le jeune cinéaste fougueux se voit offrir l'opportunité de sa carrière cinématographique.
Derechef, Le Tueur du Vendredi s'octroie les ferveurs du public dans les salles obscures. Le métrage lui ouvre logiquement les portes d'Hollywood. 
Par la suite, on retrouvera Steve Miner derrière Meurtres en 3 Dimensions (soit le troisième volet de la saga Vendredi 13), House (1986), Warlock (1989), Forever Young (1992), Halloween : 20 ans Après (1998) et Lake Placid (1999). 

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Nous sommes donc face à un réalisateur erratique, capable du meilleur comme du pire ! En l'état, Le Tueur du Vendredi constitue un épisode prééminent puisqu'il signe la toute première apparition de Jason Voorhees au cinéma ! Cinq ans plus tard, il sera rejoint par un autre boogeyman au visage lacéré et carbonisé, j'ai nommé Freddy Krueger, résultat de l'imagination débordante du regretté Wes Craven. Pour mémoire, Jason Voorhees était évidemment le grand absent du premier opus et devait céder sa place à sa marâtre furibonde et psychopathique. Mais le croquemitaine a bien l'intention de venger la mort de sa mère acariâtre. Tel est le scénario laconique de Vendredi 13 - Chapitre 2
La distribution du film réunit Amy Steel, John Furey, Adrienne King, Kirsten Baker, Stu Charno et Warrington Gillette.

Ce dernier interprète Jason Voorhees. Mais le monstre irascible est doublé, pour les cascades du film, par un certain Steve Daskawisz. Lors d'une séquence de tournage, celui-ci est victime d'un grave accident avec une machette qui heurte et coupe en grande partie son majeur. Résultat : 13 points de suture ! Qu'à cela ne tienne, le cascadeur intrépide acceptera de tourner à son nouveau cette séquence primordiale ! Le tournage de ce second chapitre s'est donc déroulé dans la douleur.
Attention, SPOILERS ! En 1957, un jeune garçon, prénommé Jason, meurt noyé au camp de Crystal Lake. 
L'année suivante, les deux responsables du camp sont tués. Crystal Lake ferme. Mais en 1980, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13, jour anniversaire des décès survenus vingt-trois ans auparavant. 

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Lors de la préparation du camp pour son ouverture, les moniteurs du centre disparaissent les uns après les autres pendant la nuit. A juste titre, Le Tueur du Vendredi est souvent considéré comme supérieur à son illustre épigone. Dès les premières minutes du film, le ton est donné. La seule survivante du premier volet est immédiatement exécutée par un meurtrier énigmatique. Mais cette fois-ci, point de Betsy Palmer, dans le rôle de Pamela Voorhees (la mère de Jason), pour donner la réplique.
La marâtre sociopathique est bien décédée dans le premier chapitre ! Donc point de résurrection non plus. En l'occurrence, cette nouvelle historiette estudiantine se déroule cinq ans après les terribles faits meurtriers du premier opus. Steve Miner reprend et ressert la même recette que celle ânonnée par son auguste devancier : des étudiants fêtards, libidineux et égrillards doivent subir le courroux de Jason Voorhees.

Le spectateur lambda aura facilement deviné le subterfuge malgré tous les efforts déployés par Steve Miner pour tenter de farder un scénario exsangue. En vérité, l'intérêt de ce second chapitre ne se situe pas vraiment dans son script anomique, mais plutôt dans cette présence méphistophélique et incarnée par un Jason Voorhees vindicatif. Niveau réalisation, Steve Miner se montre beaucoup plus avisé que son prédécesseur et signe plusieurs séquences de frousse et de meurtres savamment troussées. Côté interprétation, pas grand-chose à signaler non plus.
Finalement, dans ce genre de production famélique, les acteurs sont interchangeables. Toutefois, à l'instar du premier chapitre, aucun personnage ne se détache véritablement du lot. Tous sont condamnés à subir les coups d'opinel et/ou de machette du boogeyman hystérique, très en forme pour l'occasion. Autre déception, assez relative par ailleurs, le look dégingandé du croquemitaine, qui cache son visage hideux derrière un sac à patates ! 
Cependant, l'affrontement final suscitera son lot de frissonnements et de cris d'orfraie. Les fans de la franchise seront donc en terrain connu et quasiment conquis.
Les autres seront priés de rebrousser chemin.

Note : 12/20

sparklehorse2 Alice In Oliver