the necro files

 

Genre : horreur, gore, trash (interdit aux - 18 ans)
Année : 1997

Durée : 1h13

Synopsis : Logan, un tueur en série particulièrement actif (il aurait commis 200 meurtres !) s'infiltre dans la maison d'une jeune femme qui est train de prendre sa douche. Il s'en prend naturellement à elle, l'éventre bien tranquillement, avale au passage quelques viscères et part vomir. Deux flics particulièrement doués dans leur genre arrivent à le coincer et à le renvoyer six pieds sous terre. Mais voilà qu'une secte sataniste se met à célébrer un véritable culte au serial killer. Sur sa tombe, ils se livrent à un rituel qui aboutira à la résurrection de Logan dans un état proche de la décomposition. De nouveaux dans le monde des vivants, il va pouvoir de nouveau se livrer à son activité favorite : le meurtre... 

La critique :

Il faut se rendre sur le site IMDb (http://www.imdb.com/name/nm0415859/) pour trouver quelques informations élusives sur le réalisateur Matt Jaissle devenu, en l'espace de 25 années, l'un des chantres de la série Z gore, trash, égrillarde et sanguinolente. Sa carrière cinématographique débute en 1993 avec Back From Hell. Matt Jaissle enchaîne deux ans plus tard avec Legion of the Night. Mais c'est son troisième long-métrage, le bien nommé The Necro Files (1997), qui assoit au réalisateur une certaine notoriété dans le milieu du cinéma extrême. 
Altier, Matt Jaissle transforme The Necro Files en une trilogie. En 2003, sort The Necro Files 2. Puis, en 2017, c'est autour de The Necro Files 3000 de s'ajouter aux inimitiés.

Aujourd'hui, c'est le cas du premier chapitre qui nous intéresse. Pour la petite anecdote et selon certaines galéjades, The Necro Files premier du nom aurait été tourné et bricolé pour la modique somme de 125 dollars. Merci donc d'oublier toutes ces productions horrifiques dispendieuses et ânonnées par la planète Hollywood depuis plusieurs décennies ! Avec The Necro Files, on navigue dans une autre dimension : la production impécunieuse et outrancière qui a au moins le mérite de ne pas péter plus haut que son derrière. De facto, inutile de mentionner le casting, à moins que vous connaissiez les noms d'Isaac Cooper, Steve Sheppard, Gary Browing, Theresa Bestul, Jason McGee et Todd Tjersland ; mais j'en doute... Le scénario de The Necro Files est pour le moins abscons et fuligineux.
Attention, SPOILERS ! Logan, un tueur en série particulièrement actif (il aurait commis 200 meurtres !) s'infiltre dans la maison d'une jeune femme qui est train de prendre sa douche. 

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Il s'en prend naturellement à elle, l'éventre bien tranquillement, avale au passage quelques viscères et part vomir. Deux flics particulièrement doués dans leur genre arrivent à le coincer et à le renvoyer six pieds sous terre. Mais voilà qu'une secte sataniste se met à célébrer un véritable culte au serial killer. Sur sa tombe, ils se livrent à un rituel qui aboutira à la résurrection de Logan dans un état proche de la décomposition. De nouveaux dans le monde des vivants, il va pouvoir de nouveau se livrer à son activité favorite : le meurtre... A travers ce troisième long-métrage, Matt Jaissle cherche clairement à décontenancer l'audimat et l'opinion. En outre, The Necro Files a carrément écopé d'une interdiction aux moins de 18 ans. Dès l'introduction, Matt Jaissle a le mérite de présenter les animosités.
Un certain Logan, un tueur psychopathe, débarque chez une jeune femme qu'il viole, torture, étrille et dilapide.

Aussitôt le crime abominable parachevé, le sociopathe part régurgiter dans les gogues. Vous l'avez donc compris. The Necro Files ne fait pas spécialement dans la dentelle ni dans la complaisance. Heureusement, le tueur sadique est éliminé par deux flics intrépides (je renvoie au synopsis). Hélas, suite un rituel méphistophélique, Logan est de retour, cette fois sous la forme d'un zombie décrépit mais réclamant vengeance. Dès lors, bienvenue dans une véritable orgie démoniaque qui oblique dans différentes directions spinescentes, entre autres la nécrophilie - comme le titre du film l'indique - et l'anthropophagie ! Contre toute attente, après vingt premières minutes en apothéose, The Necro Files euphémise son entreprise de boucherie massive. Par certains aspects, le long-métrage s'apparente à une sorte d'hommage à Satan à travers ses nombreux rites lucifériens. 

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Toutefois, merci de ne pas caricaturer The Necro Files à un film sataniste ! Ensuite, difficile réellement de sourciller ou de tressaillir devant cette gaudriole résolument trash et indocile, mais curieusement inoffensive. En l'occurrence, Matt Jaissle semble se contrefoutre royalement de toute logique un tant soit peu rationnelle et signe une pellicule égrillarde et outrecuidante, à l'image de cette longue saynète montrant un zombie dégingandé, inlassablement poursuivi par un bébé volant, geignard et surtout en plastique. C'est d'ailleurs le même mouflet en "plastoque" qui est victime des lubricités et des impudicités d'une secte peu fréquentable. Pour le spectateur avisé et probablement ulcéré par autant de cancrerie affichée, il faudra aussi supporter une interprétation au mieux indigente.
Que les choses soient claires. Malgré sa condescendance et sa profusion de tripailles dans les règles, The Necro Files n'est rien d'autre qu'un petit nanar ubuesque et un brin racoleur, une sorte de friandise gore à déguster sans modération. De surcroît, la suite, donc The Necro Files 2, se situera dans la même tonalité.

Côte : Nanar

sparklehorse2 Alice In Oliver