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Genre : Horreur, inclassable, expérimental (interdiction inconnue)

Année : 2016

Durée : 10 minutes

 

Synopsis :

Une jeune femme vivant seule sans une sorte de dimension parallèle découvre dans son jardin une colonie d'étranges petites créatures.

 

La critique :

Avant de passer à ma prochaine liste de films, l'ancienne s'étant clôturée avec Macadam Cowboy, j'aimerais revenir sur le cas d'école du nom de Jimmy ScreamerClauz pour vous présenter sa dernière oeuvre que j'ai découverte il y a peu en allant jeter un oeil par hasard sur sa chaîne YouTube. Une dernière oeuvre survenant après son When Black Birds Fly que je compte obtenir prochainement vu le synopsis très intriguant. Cette chose au nom énigmatique de Recluse ne pouvait échapper à l'oeil avisé de Cinéma Choc et compte tenu de la durée de cette vidéo, inutile de vous dire que la chronique sera plutôt courte. Quoi qu'il en soit, l'introduction que j'ai l'habitude de faire pour chaque film ne sera pas de rigueur ici vu qu'il n'y a tout simplement rien à dire. Le travail du "réalisateur", si je puis dire, est toujours aussi anonyme, si ce n'est qu'il suscite les curiosités et une certaine attention chez les amateurs de films expérimentaux et extrêmes. 

Ici, il semblerait que le bonhomme se soit sérieusement calmé dans ses délires et nous conte un étrange scénario, muet qui plus est, semblant avoir été réalisé sous LSD et ce, sur tous les plans. Le synopsis parle de lui-même. Une jeune femme vivant dans un monde étrange semblant être hors du temps et de l'espace voit dans son jardin une inquiétante créature, sorte de croisement entre une mouche, une peluche et une araignée. Cette chose ne manifeste aucune hostilité et après que la fille ait fait tomber d'un arbre des fruits ressemblant comme 2 gouttes d'eau à des yeux, celle-ci voit l'arrivée d'autres des congénères de la créature se nourrissant des yeux tombés.
Mais la pluie s'invite et la fille rentre chez elle afin d'éviter d'être trempée. Au bout d'un moment, un bruit sourd se fait entendre derrière la porte et qui est là ? Oui vous l'avez deviné, la première créature rencontrée. Ceux-ci vont alors se lier d'amitié et partager de beaux moments ensemble. Evidemment, quand on connaît le fameux ScreamerClauz, nul besoin de dire que cela ne se finira pas avec des papillons et des bisous. 

Un soir, alors que la fille dort profondément, la créature se rapproche de son lit et dans un mouvement d'inversion de son corps fait apparaître un deuxième visage. Un visage démoniaque dont 3 tentacules sortiront de sa bouche pour se greffer dans le corps de la fille prise de panique. Cette créature cauchemardesque que l'on imagine être en train d'aspirer une sorte de substance du corps de la fille, commence à la défigurer avec une moitié de visage qui se gonfle et se déforme très sérieusement. Dès lors, elle essaiera à tout prix d'échapper à cette bestiole mais tombera dans un gouffre très profond. Un gouffre qui est la chambre de la reine de ces étrangetés.
Une reine à l'apparence pour le moins cauchemardesque qui attrape la fille et la démembre en lui arrachant les membres pour poursuivre ensuite à l'arrachement de la tête. Un écran noir apparaît pour déboucher sur une séquence dans le jardin initial avec un jeune garçon observant le paysage. Le final se clôturant par une de ces créatures l'observant de loin avec le visage de la fille à l'arrière de son petit corps poilu. 

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Vous n'avez rien compris ? Moi non plus, ne vous en faites pas. Pourtant, on retrouve cette espèce d'attraction inexplicable que l'on a quand on visionne une des oeuvres de ScreamerClauz. C'est comme si on était hypnotisé et qu'il nous était incapable de détourner les yeux de cet OFNI semblant avoir été réalisé sous un cocktail sévèrement corsé de LSD, de Salvia et sans doute d'un soupçon de champignons hallucinogènes. Ici, nous sommes bien loin de la laideur de Where The Dead Go To Die, malgré son esthétique fascinante, vu que les textures sont lisses avec des couleurs qui ressortent mieux. A côté, c'est très flashy et agressif avec en prime des distorsions de textures se déformant sans s'arrêter. On pourra voir cela avec les cheveux de la fille où les couleurs ondulent en permanence. Nul besoin de dire que le style austère ne plaira pas à tous. 

J'ai peu de chose à dire sur cette étrangeté filmique qui est représentative de l'univers si particulier du réalisateur. L'atmosphère glauque, l'ambiance malsaine sont bien là et malmènent le spectateur embarqué dans un climat de cauchemar. Cependant, ScreamerClauz s'est beaucoup calmé au niveau du gore sans limite. On retrouve là un style bien plus sage qui ne versera dans le gore que dans le dernier moment du récit. Au final, malgré des couleurs chatoyantes, on ressent cette sensation de mal-être, à travers ce conte morbide semblant tout droit sorti des cauchemars d'un cerveau malade.
Un OFNI cohérent, original (c'est le cas de le dire), au récit bien pensé et qui mérite d'être découvert. Ceci dit, comme de coutume avec ce bonhomme, il est impossible de donner la moindre note à ses oeuvres et Recluse n'y échappe donc pas non plus.

 

Note : ???

 

orange-mecanique Taratata