shin hokuto no ken

Genre : action, science-fiction, animation, post-apocalyptique 
Année : 2003/2004

Durée : 3 OAV de 60 minutes

Synopsis : Dans un monde ravagé par la guerre demeurent le chaos et la misère. Sanga, le seigneur de LastLand, règne en despote tyrannique sur son enclave désertique. Il assoit son pouvoir grâce au contrôle total des sources d’eau potable de la région, mais aussi la présence d’un dieu factice qui lui permet de fanatiser la population. Mais cela ne lui suffit pas. Il convoite celle que l’on nomme la « faiseuse de miracles » pour faire d’elle une nouvelle déesse et ainsi obtenir le pouvoir absolu et éternel. C’est en défiant ce despote sanguinaire que Kenshirô va réveiller un monstre encore plus barbare. 

La critique :

Les amateurs de mangas connaissent forcément le nom de Ken le Survivant, soit Hokuto No Ken de son titre original, un manga de type shonen. Très vite, le matériel original se transmute en une série télévisée érubescente qui, lors de sa diffusion en France, suscite les anathèmes et les foudres de la censure. Rapidement, Ken le Survivant devient un véritable phénomène, au grand des associations parentales furibondes. Cette série animée se divise en deux parties bien distinctes.
La première narre les aventures de Kenshiro (Ken dans la version française), l'héritier du Hokuto Shinken, un art martial dévastateur et mortel qui consiste à appuyer sur les points vitaux pour détruire l'adversaire. Ken est à la recherche de sa fiancée Julia, kidnappée par Shin, un despote sanguinaire qui appartient à la branche du Nanto Seiken, un école rivale du Hokuto Shinken.

Peu à peu, les auteurs, Buronson et Tetsuo Hara, opacifient leur récit pour conter une époque troublée, ravagée par la Troisième Guerre Mondiale et à la recherche de son potentiel sauveur. Ken apparaît donc comme le messie et s'apparente à une sorte d'avatar christique. Mais ce dernier ne prône pas vraiment la paix ni la pérennité. Son parcours semé d'embûches ressemble à un long chemin escarpé. Ainsi, Ken sera amené à défier ses propres frères, Jagi, Toki et Raoh.
La première section se termine donc sur le pugilat final entre Ken et son frère aîné Raoh (Raoul dans la version française). La seconde partie, intitulée Hokuto No Ken 2, se déroule bien des années après la victoire de Ken. 
Le guerrier du Hokuto retourne sur la terre de ses origines et doit se colleter avec de redoutables adversaires transformés en démons vindicatifs. 

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Mais la série n'est pas terminée, loin de là. Entre 2007 et 2008, plusieurs OAV sont réalisés dans la foulée : Hokuto No Ken 1 : l'ère de Raoh (2008), Hokuto No Ken 2 : l'héritier du Hokuto (2007) et Hokuto No Ken 3 : la légende de Kenshiro (2008). En 2003, une autre série de trois OAV est produite par les studios Toei Animation et se situe directement après les événements de Hokuto No Ken 2 sous le nom de Shin Hokuto No Ken : 1. La forteresse idolâtre, 2. La technique interdite et 3. Tout le poids de la compassion. Aujourd'hui, c'est cette série d'OAV qui fait l'objet d'une chronique dans nos colonnes. Les trois épisodes sont réalisés par Takashi Watanabe, un cinéaste bien connu dans l'univers de l'animation japonaise. Mais revenons à Shin Hokuto No Ken et donc à son synopsis !
Attention, SPOILERS ! Dans un monde ravagé par la guerre demeurent le chaos et la misère.

Sanga, le seigneur de LastLand, règne en despote tyrannique sur son enclave désertique. Il assoit son pouvoir grâce au contrôle total des sources d’eau potable de la région, mais aussi la présence d’un dieu factice qui lui permet de fanatiser la population. Mais cela ne lui suffit pas. Il convoite celle que l’on nomme la « faiseuse de miracles » pour faire d’elle une nouvelle déesse et ainsi obtenir le pouvoir absolu et éternel. C’est en défiant ce despote sanguinaire que Kenshirô va réveiller un monstre encore plus barbare. Indubitablement, un gros effort a été déployé au niveau des graphismes et de l'animation, parfois assez primaire et superficielle dans la série télévisée de naguère.
On a donc plaisir à retrouver Kenshiro, très en forme pour l'occasion. L'héritier du Hokuto Shinken n'a rien perdu de sa fougue et de sa dextérité.

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Hélas, rien n'a vraiment changé depuis les événements de Hokuto No Ken 2. Le monde vit toujours dans la terreur et sous le règne de la tyrannie, cette fois-ci diligentée par Sanga et son patriarche. Pour assouvir une population affamée et à l'agonie, les deux autocrates exploitent un jeune gosse qu'ils font passer pour une sorte d'incantateur et/ou de thaumaturge. Certes, comme je l'ai déjà souligné, le design a vraiment gagné en qualité. Hélas, on n'en dira pas autant pour le scénario, assez décevant par ailleurs. L'humour est le grand absent de Shin Hokuto No Ken et les trois OAV sont de qualité erratique.
A la rigueur, seul le deuxième OAV (La forteresse interdite) permet de faire oublier l'inanité et la vacuité de cette nouvelle série. Kenshiro a déjà battu d'illustres adversaires par le passé et a triomphé de toutes les écoles d'arts martiaux. De facto, le guerrier du Hokuto Shinken se débarrasse sans barguigner des faibles opposants qui lui sont proposés. Même le combat final contre Sanga se révèle d'une grande platitude. Le nouvel ennemi de Ken souffre de la comparaison avec les illustres guerriers qui ont couronné le succès de la série. Autre déception et pas des moindres, l'absence presque totale de gore et même de violence lors des combats, par ailleurs rapidement éludés.
In fine, on se demande un peu... beaucoup... énormément quel est le réel intérêt de ces trois OAV qui n'apportent aucun élément nouveau sur le guerrier du Hokuto. Chronique courte aujourd'hui, mais sincèrement, je ne vois pas quoi dire de plus sur cette série d'OAV.

Note : 08/20

sparklehorse2 Alice In Oliver