Death_Note_-_The_Last_Name

Genre : fantastique, thriller, policier
Année : 2006
Durée : 2h20

Synopsis : Light (alias Kira) rejoint l'équipe du célèbre détective L sur l'affaire "Kira". C'est ainsi que les deux protagonistes principaux vont pouvoir s'observer mutuellement et s'affronter indirectement au travers d'un duel psychologique dans lequel aucune erreur n'est permise sous peine d'être découvert par l'autre. Pendant que Light cherche à connaître le véritable nom de L et que ce dernier cherche à prouver que Kira se cache bien derrière l'identité de Light, un nouveau Death Note fait son apparition sur Terre et c'est une pop-star qui se fera passer pour un Kira 2. Voilà donc un nouveau duel que se livreront nos deux héros : découvrir l'identité de ce nouveau Kira avant l'autre afin de pouvoir l'utiliser. 

La critique :

Death Note, soit littéralement "Le carnet de la mort", est un manga de type Shonen qui a cartonné au Japon, le phénomène dépassant largement le cadre asiatique, pour ensuite s'imposer dans le monde occidental. A tel point que le manga originel se transmute promptement en une série télévisée animée, puis en une trilogie de longs-métrages tout d'abord japonais, avec un premier film homonyme, une suite, Death Note 2 : The Last Name, un troisième chapitre, L : change the World ; et ensuite avec un métrage américain, lui aussi éponyme. En l'occurrence, c'est le cas de Death Note 2 : The Last Name, réalisé par Shusuke Kaneko en 2006, qui fait l'objet d'une chronique dans nos colonnes.
Pour mémoire, le cinéaste nippon avait déjà inauguré le précédent chapitre. De surcroît, Shusuke Kaneko a déjà sévi à maintes reprises pour le compte du cinéma fantastique.

Parmi ses oeuvres les plus notoires, les thuriféraires du metteur en scène citeront aisément 1993 : Necronomicon (1993), Gamera : Gardien de l'Univers (1995), Gamera 2 : Attack of Legion (1996), Gamera 3 : The Revenge of Iris (1999), Godzilla, Mothra and King Ghidorah : Giant Monsters All-Out Attack (2001), ou encore Azumi 2 : death or love (2005). Si Death Note appartient à la culture asiatique, le manga a néanmoins une vraie consonance occidentale en interrogeant les notions intrinsèques à la mort, la destinée, la justice et son antithèse, la punition divine, la frontière ténue entre le bien et le mal, ainsi que le Complexe d'Icare.
En s'accaparant l'identité de Kira, Light Yagami cherche à atteindre les sommets du divin et à s'octroyer une justice somme toute personnelle. 

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Son but ? Changer le monde. Rien que ça... Mais une telle arrogance a évidemment un prix. Le jeune infortuné risque sa vie et n'est pas sans éveiller les suspicions d'une police à la fois opiniâtre et vindicative. Via Death Note - le film, Shusuke Kaneko avait parfaitement rempli son office en respectant, hormis quelques divergences, les grandes lignes du matériel originel. Au moment du tournage de Death Note 2 : The Last Name, Tsugumi Oba, l'auteur du manga, n'a pas encore griffonné la suite de Death Note et des aventures de Kira.
Shusuke Kaneko est donc prié d'écrire un scénario novateur tout en respectant la genèse du manga original. En outre, Death Note - le film brillait surtout par son script nébuleux et alambiqué via un florilège de règles concernant l'utilisation du "Cahier de la Mort", de quoi désarçonner le public avisé.

La distribution de ce second chapitre se compose de Tatsuya Fujiwara, Ken'ichi Matsuyama, Erika Toda, Kaga Takeshi et Ayoama Souta. Attention, SPOILERS ! Light (alias Kira) rejoint l'équipe du célèbre détective L sur l'affaire "Kira". C'est ainsi que deux protagonistes principaux vont pouvoir s'observer mutuellement et s'affronter indirectement au travers d'un duel psychologique dans lequel aucune erreur n'est permise sous peine d'être découvert par l'autre.
Pendant que Light cherche à connaître le véritable nom de L et que ce dernier cherche à prouver que Kira se cache bien derrière l'identité de Light, un nouveau Death Note fait son apparition sur Terre et c'est une pop-star qui se fera passer pour un Kira 2. 
Voilà donc un nouveau duel que se livreront nos deux héros : découvrir l'identité de ce nouveau Kira avant l'autre afin de pouvoir l'utiliser. 

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A l'aune de cette exégèse, difficile de ne pas être à nouveau emballé par cette seconde aventure. En l'occurrence, les adulateurs du manga et du premier film seront en terrain connu et quasiment conquis. En sus, les néophytes ne seront pas ébranlés par les directions spinescentes de ce deuxième volet et seront donc en mesure de comprendre les tenants et les aboutissants de cette nouvelle historiette. Pour ce faire, merci de bien ouvrir vos esgourdes, de ne point ciller vos paupières et de ne point piper le moindre mot, sous peine de se perdre dans un scénario souvent amphigourique et volontairement labyrinthique. De facto, le scénario de Death Note 2 : The Last Name reprend les choses là où elles s'étaient arrêtées dans le précédent épisode. En résumé, Ligh Yagami, alias Kira, est suspecté par un L toujours aussi pugnace et flegmatique. Mais Light a plus d'un tour dans sa besace.

Ipso facto, le jeune éphèbe, désormais enrôlé dans la police et au côté de son patriarche, doit jouer de malice pour se débarrasser de son meilleur ennemi. 
Que soit. Light s'accointe, s'acoquine et s'énamoure de la belle Amane Misa, une chanteuse populaire au Japon. Or, cette dernière détient à son tour le cahier de la mort et revêt les oripeaux de Kira deuxième du nom (soit Kira 2, tout simplement). Désormais, ce sont des morts par centaine qui font la une des journaux japonais. 
La sagacité de L permettra-t-elle de déjouer les vils desseins de Kira premier du nom ? Telle est la question en filigrane qui se pose dans ce second chapitre... 
Mais pas seulement... Dans Death Note 2 : The Last Name, les intrigues sibyllines s'enchevêtrent pour former une sorte d'intrication inexplicable, à tel point qu'il serait presque impossible d'expliquer, avec une réelle acuité, les manigances et les machinations de Kira et de sa nouvelle énamourée. 

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Sur ce dernier point, le film souffre évidemment d'une certaine confusion, perdant de ce fait, ses personnages ainsi que son audimat dans un scénario des plus alambiqués. In fine, le long-métrage souffre des mêmes tares et des mêmes carences que le manga originel. De surcroît, si les deux acteurs principaux, Tatsuya Fujiwara et Ken'ichi Matsuyama, font le job ; on sera beaucoup moins dithyrambique à l'égard des protagonistes subsidiaires. D'où un léger désappointement lors du générique final même si ce second chapitre a au moins la bonne idée de conclure cette enquête vétilleuse et fuligineuse en apothéose. Difficile également de ne pas tiquer et de ne pas morigéner après les tortuosités de ce deuxième volet. A force de pousser l'intrigue dans les abîmes de la sinuosité, Death Note 2 finit par nous décontenancer. A cela, vient aussi s'ajouter aussi une longueur (deux heures et 20 minutes de bobine tout de même) beaucoup trop étirée. Mais ne soyons pas trop sévère.
Derechef, ce second chapitre en mode paroxystique séduira avant tout les thuriféraires du cahier de la mort. C'est avant tout à ce public extatique que s'adresse ce deuxième film, d'une redoutable espièglerie.

Note : 12.5/20

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