x men 2

Genre : fantastique, action
Année : 2003
Durée : 2h05

Synopsis : Toujours considérés comme des monstres par une société qui les rejette, les mutants sont une nouvelle fois au centre des débats alors qu'un crime effroyable commis par l'un d'eux relance la polémique autour de l'Acte d'Enregistrement des Mutants et le mouvement anti-mutants, dirigé par l'ancien militaire William Stryker. Quand ce dernier lance une attaque contre l'école de mutants du Professeur Charles Xavier, les X-Men se préparent à une guerre sans merci pour leur survie, aidés de Magnéto, récemment évadé de sa cellule de plastique. Parallèlement, Wolverine enquête sur son mystérieux passé, auquel Stryker, dont on dit qu'il a mené de nombreuses expériences sur les mutants, ne serait pas étranger... 

La critique :

Comme une évidence. Le succès faramineux de X-Men (Bryan Singer, 2000) premier du nom inaugurait une nouvelle didactique dans le cinéma fantastique et d'action, à savoir l'avènement des super-héros au cinéma, que ce soit sous l'égide de Marvel ou de DC Comics. Ces deux firmes omnipotentes sont donc condamnées à se colleter et à se disputer la couronne du box-office américain. Pourtant, après les échecs cuisants de Batman Forever (Joel Schumacher, 1995) et de Batman et Robin (Joel Schumacher, 1997), l'industrie hollywoodienne est en pleine déliquescence.
Les producteurs avides et mercantiles savent qu'ils ne peuvent plus miser inopinément sur des pellicules ineptes et absconses. En ce sens, X-Men constitue un pari périlleux qui doit être à la fois diligenté par un orfèvre de la caméra et un adulateur de comics.

Ce thuriféraire se nomme justement Bryan Singer. Le cinéaste et producteur américain n'a jamais caché sa fascination pour les mutants créés par Stan Lee et Jack Kirby. Par le passé, Bryan Singer s'est déjà illustré avec Ennemi Public (1993), Usual Suspects (1995) et Un Elève Doué (1998). Pour le réalisateur, le premier X-Men constitue une sacrée gageure. Mais le succès colossal du film lui ouvre les portes luminescentes d'Hollywood.
Par la suite, le metteur en scène se verra confier de nombreuses adaptations cinématographiques. Il n'est donc pas surprenant de retrouver Bryan Singer derrière la réalisation de X-Men 2, sorti en 2003. 
Plusieurs scripts sont envisagés. Dans un premier temps, Bryan Singer et ses fidèles prosélytes (David Hayter, Michael Dougherty et Dan Harris en tête) griffonnent un scénario dans lequel il serait question d'un virus capable d'humaniser les mutants. 

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Or, cette première ébauche est prestement évincée mais elle sera néanmoins l'apanage de X-Men 3 : l'affrontement final (Brett Ratner, 2006). Puis, après de longues tergiversations, Bryan Singer et ses ouailles optent pour un méchant humain en la personne de William Stryker. Le scénario de X-Men 2 s'inspire donc librement d'un comic book, X-Men: God Loves, Man Kills (1982) de Chris Claremont. Par la suite, plusieurs mutants notoires de la bande dessinée sont sérieusement envisagés, notamment Angel et Le Fauve. Mais les deux super-héros sont finalement phagocytés en raison du nombre déjà pléthorique de mutants. A l'instar du premier chapitre, X-Men 2 se solde par un immense succès commercial. Les critiques et la presse cinéma se montrent derechef extatiques.
A fortiori, X-Men 2 serait même supérieur à son auguste devancier. Reste à savoir si cette suite mérite de tels dithyrambes.

Réponse à venir dans la chronique...La distribution du film se compose de Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen, Halle Berry, Anna Paquin, James Marsden, Rebecca Romijn, Brian Cox et Alan Cumming. Attention, SPOILERS ! Toujours considérés comme des monstres par une société qui les rejette, les mutants sont une nouvelle fois au centre des débats alors qu'un crime effroyable commis par l'un d'eux relance la polémique autour de l'Acte d'Enregistrement des Mutants et le mouvement anti-mutants, dirigé par l'ancien militaire William Stryker. 
Quand ce dernier lance une attaque contre l'école de mutants du Professeur Charles Xavier, les X-Men se préparent à une guerre sans merci pour leur survie, aidés de Magnéto, récemment évadé de sa cellule de plastique. 

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Parallèlement, Wolverine enquête sur son mystérieux passé, auquel Stryker, dont on dit qu'il a mené de nombreuses expériences sur les mutants, ne serait pas étranger... Indubitablement, Bryan Singer a de grandes ambitions pour ce deuxième volet. Jusqu'ici cantonné dans la présentation et l'exégèse des divers protagonistes, le cinéaste souhaite étayer ses mutants à travers de nouvelles pérégrinations. En l'occurrence, la grande force de X-Men 2 repose sur ses thèses politiques et conspirationnistes, tout en s'inspirant des tares et des carences de notre société contemporaine.
Les mutants ne symbolisent pas seulement cette doxa darwinienne, soit la suite logique de l'évolution humaine. Les créatures représentent également une menace pour le regard malveillant d'une populace xénophobe.

Pour s'entendre, parlementer et se comprendre, mutants et humains doivent se coaliser. Hélas, ce n'est pas l'avis de William Stryker, un militaire chenu qui fait également partie du passé troublé et amnésique de Wolverine. Dès lors, Bryan Singer peut déployer un script un tantinet alambiqué sur plus de deux heures de bobine (deux heures et cinq minutes pour être précis). Ainsi, X-Men 2 démarre en fanfare sous les volées endiablées (c'est le cas de le dire...) de Diablo.
Mais le mutant, en pleine expiation de ses péchés, n'est pas ce renégat qui cherche à occire le Président des Etats-Unis. Ce dernier est l'idiot et l'instrument utile de Stryker, un homme séditieux et prêt à tout pour accomplir sa vengeance. Tel est l'avertissement emphatique du militaire : "Tous les mutants doivent mourir ! Tous !". Corrélativement, Magneto fomente lui aussi un complot depuis sa cellule.

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Le mutant malicieux a bien l'intention de manipuler Stryker et d'intervertir ses vils desseins. Seul le Professeur Xavier peut se servir du Cerebro, une sorte de machine complexe en liaison inhérente avec la conscience et le reste du monde. Prière de bien maîtriser vos pouvoirs psychiques et télékinésiques sous peine d'ébranler la paix mondiale ! Bientôt, ce sont les humains qui sont directement menacés par cette invention technologique. Nonobstant cette histoire un brin nébuleuse, Bryan Singer se polarise également sur ses divers protagonistes.
Ainsi, chaque mutant est ingénieusement exploité. Même les mutants subalternes ne sont pas oubliés. Mention spéciale à Diablo qui vient carrément chiper la vedette à d'autres super-héros moins en verve. C'est par exemple le cas de Malicia et d'Iceberg. Mais un autre personnage va affirmer la quintessence de ses pouvoirs. La magnifique Jean Grey semble appelée à revêtir un autre masque ainsi qu'un autre costume... En l'état, difficile d'en dire davantage, en sachant que la suite des animosités se déroulera dans le troisième volet. Vous l'avez donc compris.
Avec X-Men 2, Bryan Singer franchit une étape supplémentaire, érigeant ses mutants vers de nouvelles tortuosités. Avec un tel réalisateur derrière la caméra, la trilogie est censée se conclure en apothéose. Malencontreusement, Bryan Singer délaissera le professeur Xavier et ses fidèles disciples pour vaquer vers d'autres projets cinématographiques, laissant le soin à Brett Ratner d'entacher durablement la franchise.

Note : 15/20

sparklehorse2 Alice In Oliver