butch_cassidy et le kid

Genre : western

Année : 1969

Durée : 1H46

Synopsis : A l’Ouest au début du vingtième siècle, deux hors-la-loi vont de pillage en pillage et d’exploit en exploit. Ils se font appeler Butch Cassidy et le Kid. Cependant, à force d’attaquer les trains de l’Union Pacific, ils finissent par se mettre à dos Harold Harriman, le directeur de la compagnie. Ce dernier engage alors les traqueurs les plus chevronnés de l’ouest avec pour but de trouver et de tuer les deux bandits.

La critique :

Attention Western Culte, Butch Cassidy et le Kid de George Roy Hill, réalisé en 1969 ! Il faut dire que Roy Hill est un cinéaste à part puisque qu’il fait la jonction entre le vieil et le nouvel Hollywood. Butch Cassidy et le Kid est l’un des westerns qui tire le genre vers sa fin. En réalité, le film est inspiré de l’histoire réelle de Robert Leroy Parker, alias Butch Cassidy et de Harry Longabaugh, alias Sundance Kid. Les deux hors-la-loi sont devenus de véritables légendes de l’ouest américain au même titre que Jesse James ou Buffallo Bill. Attention SPOILERS !
Le film s’ouvre sur un générique qui met en scène un vieux film d’époque reconstituant l’attaque d’un train par Butch Cassidy et le Kid. Butch Cassidy et Sundance Kid forment un duo d’enfer et d’experts en pillage. Butch est le cerveau du duo et ne manque pas d’imagination pour monter des attaques de train ou de banque.

Le Kid, moins bavard, est le bras armé, c’est un as de la gâchette qui fait mouche à chaque coup (il est meilleur en dégainant). Les deux hommes rejoignent leur gang dans la nature. Très vite, Butch expédie une querelle avec un des membres trop gourmand. Par la suite, il accepte l’idée d’attaquer des trains de l’Union Pacific. Les truands, qui évitent les effusions de sang, raflent tous les dollars en passant par le chemin de fer. Tout paraît paradisiaque : de l’argent, de la camaraderie, des filles et surtout l’institutrice du coin (Etta). Pourtant, le bonheur ne dure pas. 
Monsieur Harold Harriman, le chef de l’Union Pacific, las de voir ses trains être les cibles favorites des deux bandits, a décidé d’engager une bande de mercenaires pour éliminer le gang. Certains membres de la bande de hors-la-loi sont abattus, Butch Cassidy et le Kid parviennent à prendre la fuite. 

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Ils traversent les forêts, le désert, les montagnes sans jamais parvenir à semer leurs poursuivants qui sont en fait les plus fins limiers et les plus redoutables shérifs de l’ouest américain. Les deux hommes sont contraints de fuir à New York puis de là, ils vont vers la Bolivie. Ils recommencent leur série de méfaits, mais ils réalisent que leurs poursuivants n’ont pas encore lâché l’affaire. Voilà donc pour le scénario qui reprend les grandes lignes de l’histoire des deux bandits, le tout étant bien évidemment romancé. La réalisation de George Roy Hill est superbe et la mise en scène remarquable. A ce titre, de nombreuses scènes sont devenues cultes. La plus célèbre étant bien sur la balade en bicyclette accompagnée par Raindrops Keep Fallin’ on My Head de Burt Bacharach et Hal David (oscar de la meilleure chanson), et par la réplique de Paul Newman : « Vous êtes sur mon vélo, dans certains pays arabes, c’est comme si nous étions mariés ».

Cependant, on peut également citer la scène des cavaliers sortant du train, les torches des poursuivants luisantes dans la nuit, le saut de la falaise, le voyage à New York et la fusillade finale. Et que dire du générique du départ accompagné par les images d’un vieux film sur les deux hors-la-loi ? Pour information, dans cette introduction, le gang est nommé « La Horde Des Planqués ». En réalité, le nom de la bande de Cassidy était « La Horde Sauvage », mais il a été modifié en raison de la sortie du film éponyme de Sam Peckimpah, prévue trois mois avant.
Hill se dira déçu, estimant qu’il n’a pas pu donner le meilleur de lui-même. En effet, le réalisateur dirigea une grosse partie du film allongé en raison d’une blessure au dos. Cela ne l’empêchera pourtant pas de toucher l’oscar du meilleur réalisateur.

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Si la réalisation est grandiose il faut reconnaître que le film tient surtout et beaucoup sur les épaules de ses deux acteurs principaux. Clairement, Paul Newman et Robert Redford forment un des meilleurs tandems de l’histoire du cinéma. Impossible de ne pas s’attacher à nos deux hors-la-loi rayonnants de sympathie. L’humour du film tient à la prestation des deux interprètes véritablement charismatiques (les dialogues sont irrésistibles). Vous l’aurez compris : le duo fonctionne à merveille. Pour information, des acteurs comme Marlon Brando, Steve McQueen, Dustin Hoffman et Jack Lemmon furent approchés pour les rôles. On peut donc dire que Butch Cassidy et le Kid, tout comme La Horde Sauvage cette année-là, mais dans un genre différent, annonce la fin du western. 
Le film s’assombrit peu à peu, l’humour disparaît au fur et à mesure que le film avance. Ainsi, la fusillade qui voit nos héros suivre un destin similaire à celui de Zapata prend à contrepied la scène de la balade en bicyclette. Pour autant, le film renoue également avec les mythes du genre et fait preuve de nostalgie. La bonne humeur domine les trois quarts de Butch Cassidy et le Kid, sauf le final. Titulaire de quatre oscars, le film sera un grand succès et deviendra culte. Il aura même droit à une préquelle de moindre qualité. Au final, le film s’est imposé comme l’un des meilleurs westerns jamais réalisés. Sorte de révision de Bonnie And Clyde version western, le film a lancé la mode des buddy movies (films ayant pour héros deux copains). Butch Cassidy et le Kid est un chef d’œuvre dramatique bourré d’action, d’humour et de nostalgie. Un des sommets du genre et donc une oeuvre à visionner de toute urgence !

           

Note : 18/20

vince Vince