green lantern

Genre : fantastique, super-héros
Année : 2011
Durée : 1h54

Synopsis : Dans un univers aussi vaste que mystérieux, une force aussi petite que puissante est en place depuis des siècles : des protecteurs de la paix et de la justice appelés Green Lantern Corps, une confrérie de guerriers qui a juré de maintenir l’ordre intergalactique, et dont chaque membre porte un anneau lui conférant des super pouvoirs. Mais quand un ennemi du nom de Parallax menace de rompre l’équilibre entre les forces de l’univers, leur destin et celui de la Terre repose sur leur dernière recrue, le premier humain jamais choisi : Hal Jordan. Hal est un pilote d’essai talentueux et imprudent, mais les Green Lanterns ont un peu de respect pour les humains, qui n’ont jamais exploité les pouvoirs infinis de l’anneau auparavant. Hal est clairement la pièce manquante du puzzle et il possède, en plus de sa détermination et de sa volonté, une chose qu’aucun des autres membres n’a jamais eu : son humanité. Soutenu par son amour d’enfance, le pilote Carol Ferris, Hal doit rapidement maîtriser ses nouveaux pouvoirs et vaincre ses peurs, pour prouver qu’il n’est pas que la clé pour vaincre Parallax… mais peut-être le plus grand Green Lantern de tous les temps. 

La critique :

Réalisateur et producteur néo-zélandais, Martin Campbell entame sa carrière cinématographique via le monde étriqué de la télévision. C'est dans ce contexte qu'il signe plusieurs feuilletons (entre autres, le méconnu Reilly : the ace of spies en 1983), ainsi que plusieurs épisodes de séries télévisées notoires (notamment Les Professionnels en 1977). Puis, dans les années 1990, le cinéaste se spécialise dans les séries B désargentées avec plusieurs productions qui sortiront dans nos contrées hexagonales. C'est par exemple le cas d'Absolom 2022 (1998) et de Vertical Limit (2000).
Corrélativement, Martin Campbell officie sur des pellicules un peu plus ambitieuses et aventureuses avec GoldenEye (1995), Le Masque de Zorro (1998) et La Légende de Zorro (2005). C'est dans ce contexte qu'il réalise des scores probants au box-office.

Mais c'est avec Casino Royale, en 2006, que Martin Campbell s'illustre aux yeux des producteurs et du grand public en réinventant et en s'appropriant la genèse de l'agent 007. En outre, le metteur en scène ne réitérera pas une telle prouesse artistique ni pécuniaire, malgré la sortie de Hors de Contrôle en 2010, qui permet de mettre en exergue un Mel Gibson dans le rôle d'un policier vindicatif et atrabilaire. Toutefois, pas de quoi s'extasier ni ameuter les foules dans les salles.
A contrario, la sortie de Casino Royale, quatre ans auparavant, a conféré au cinéaste une nouvelle couronne, celle d'un réalisateur adoubé par ses hiérarques pour avoir érigé l'agent secret britannique vers des terres beaucoup plus ombrageuses. Les producteurs réitèrent leur confiance pour une nouvelle production onéreuse. 

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Ce sera Green Lantern, sorti en 2011. Inutile de le préciser, mais le scénario du film est évidemment l'adaptation d'une série de comics griffonnée et diligentée par le duo Michael Green et Marc Guggenheim. La genèse de cette production dispendieuse remonte à l'année 2007. A l'époque, le producteur Greg Berlanti doit également officier en tant que réalisateur. Le metteur en scène tâtonne entre plusieurs scénarii. Trois scripts hypothétiques sont alors retenus par Warner Bros Pictures.
Après plusieurs années de tergiversations et d'atermoiements, la réalisation du film échoit finalement entre les mains avisées et chevronnées de Martin Campbell. L'infortuné Greg Berlantini est alors sommé de retourner gentiment dans ses pénates. Une requête ouïe par l'intéressé en déveine. En outre, Green Lantern doit se colleter avec une concurrence pléthorique en matière de super-héros.

Le long-métrage peut-il contrarier l'omnipotence de la saga X-Men, de la trilogie Spider-Man, de Hulk, Batman et autres Avengers au firmament du box-office ? Réponse à venir dans cette chronique... Si Green Lantern toise la première place au box-office américain, le film essuie une rebuffade de la part de critiques unanimement sardoniques. Les principales saillies s'attaquent essentiellement à la trame narrative qu'elles jugent ubuesque et anomique. Ryan Reynolds, qui tient le rôle principal du film (Hal Jordan, alias Green Lantern), n'échappe pas non plus à ces diatribes rédhibitoires.
Viennent également s'agréger, au niveau du casting, Blake Lively, Peter Sarsgaard, Mark Strong, Tim Robbins, Jay O'Sanders, Taika Waititi et Angela Bassett. A noter aussi la participation de Clancy Brown qui vient prêter gentiment sa voix rauque et comminatoire au bad guy de service, un certain Parallax. 

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Pour l'anecdote, Ryan Reynolds n'était pas le premier choix de la firme Warner Bros Pictures. Plusieurs illustres comédiens seront envisagés et même approchés, notamment Chris Pine, Sean Austin Green, Sam Worthington et Bradley Cooper, mais sans succès. Attention, SPOILERS ! Dans un univers aussi vaste que mystérieux, une force aussi petite que puissante est en place depuis des siècles : des protecteurs de la paix et de la justice appelés Green Lantern Corps, une confrérie de guerriers qui a juré de maintenir l’ordre intergalactique, et dont chaque membre porte un anneau lui conférant des super pouvoirs. Mais quand un ennemi du nom de Parallax menace de rompre l’équilibre entre les forces de l’univers, leur destin et celui de la Terre repose sur leur dernière recrue, le premier humain jamais choisi : Hal Jordan. Hal est un pilote d’essai talentueux et imprudent, mais les Green Lanterns ont un peu de respect pour les humains, qui n’ont jamais exploité les pouvoirs infinis de l’anneau auparavant.

Hal est clairement la pièce manquante du puzzle et il possède, en plus de sa détermination et de sa volonté, une chose qu’aucun des autres membres n’a jamais eu : son humanité. Soutenu par son amour d’enfance, le pilote Carol Ferris, Hal doit rapidement maîtriser ses nouveaux pouvoirs et vaincre ses peurs, pour prouver qu’il n’est pas que la clé pour vaincre Parallax… mais peut-être le plus grand Green Lantern de tous les temps. Indubitablement, Martin Campbell et ses ouailles ont pour vocation d'installer durablement le justicier vert intergalactique sur les sommets hollywoodiens.
Ce Green Lantern premier du nom n'est que le préambule d'une future saga en apothéose. A l'instar de Thor, Batman et Spider-Man, Green Lantern semble prédestiné à une longue carrière dans les salles de cinéma.

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Encore faut-il faire preuve d'éloquence... Sur ce dernier point, le film de Martin Campbell peine justement à convaincre sur sa durée académique d'une heure et 54 minutes de bobine. Certes, Green Lantern est nanti des meilleures intentions du monde via cette volonté farouche de renouer avec une trame narrative des plus conventionnelles, un super-héros basique voire candide et des personnages subsidiaires encore plus prosaïques. C'est aucun doute cette sobriété, voire ce crétinisme ostentatoirement affiché qui expliquent, en partie, les critiques virulentes envers cette production lucrative. Pourtant, sur la forme, Green Lantern s'apparente bel et bien à une série B onéreuse.
Ici, pas question d'hypostasier ni d'introspecter trop longuement sur la genèse du super-héros, ni de s'atermoyer durablement sur les personnages subalternes.

On éteint la lumière verdoyante, on la rallume inopinément et hop... Voilà notre ami Hal Jordan à l'autre extrémité de l'univers pour défendre la paix intergalactique ! Après quelques inepties linguistiques et sibyllines en guise de dialogues, voilà déjà ce pilote humain flanqué du sceau de l'élu, soit celui qui délivrera les autres Green Lantern du joug de Parallax sur l'univers. On croit fabuler... Paradoxalement, le film de Martin Campbell fonctionne par intermittence.
En résulte une production doucereuse, aussi infantile qu'inoffensive. Le long-métrage est sans doute trop classique, voire rudimentaire dans son approche, d'où un certain désappointement lors du générique final. De surcroît, il faudra également supporter les facéties d'un Ryan Reynolds goguenard. A contrario, Green Lantern remplit doctement son office et ne pète jamais plus haut que son derrière. 
Ce qui rend cette production absconse étrangement sympathique. Nous ferons donc preuve d'une incroyable mansuétude en lui accordant généreusement la moyenne...

Note : 10/20

sparklehorse2 Alice In Oliver