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Genre : Horreur, épouvante, fantastique (interdit aux - 12 ans)

Année : 2009

Durée : 1h30

 

Synopsis :

Alors que Nick et ses amis s'apprêtent à s'amuser devant une course automobile, celui-ci a une prémonition horrifiante : un terrible concours de circonstances fait voler en éclat une voiture de course, projetant des débris enflammés qui achèvent brutalement ses amis et fait s'écrouler sur lui une rangée des tribunes. En proie à la panique, Nick parvient à convaincre sa copine Lori et leurs amis Janet et Hunt de quitter les tribunes seulement quelques secondes avant la réalisation de son effroyable vision. Persuadé d'avoir échappé à la mort, le groupe d'amis semble avoir une seconde chance, mais malheureusement pour Nick et Lori, ça ne fait que commencer. Alors que ses prémonitions se poursuivent et les survivants commencent à mourir les uns après les autres, de façon de plus en plus brutale, Nick doit trouver le moyen d'échapper à la mort une fois pour toute, à moins d'atteindre, lui aussi, sa destination finale.

 

La critique : 

 

Suite de mon modeste cycle axé autour de l’une des franchises fantastico-horrifiques les plus lucratives du cinéma qui est, comme vous l’avez remarqué, la franchise Destination Finale amorcée en 2000 par James Wong. Caractéristique majeure de la série, à l’instar de titres comme Scream, Souviens-toi... l’été dernier, Ginger Snaps, Jeepers Creepers ou plus récemment Paranormal Activity, toutes ont en commun de flagorner un public essentiellement adolescent, donc plus facilement impressionnable en usant d’artifices et de divers clichés en tout genre (screamer classiques, personnages stéréotypés). Seconde caractéristique, ils ont pu jouir d’un succès notable, parfois même gigantesque engendrant de nombreuses suites, presque toujours, laborieuses, fades et sans recherche. Dans ces conditions, il est inutile à ceux désireux d’enclencher le visionnage à s’attendre à une leçon de cinéma et ne parlons pas des opus suivants. Pourtant, en comparaison des autres, le deuxième film Destination Finale, lui aussi auréolé d’un grand succès, parvient à tirer son épingle du jeu.
Certains fans vont même jusqu’à dire qu’il surpasse son aîné, s’imposant comme le meilleur opus de la saga. Bien sûr, pauvres naïfs, n’allez pas croire que le mercantilisme hollywoodien allait laisser de côté ce filon porteur de belles rentrées financières.

 

En 2006 naquit le troisième Destination Finale, voyant James Wong reprendre du service. Malheureusement pour lui, cet épisode amorcera le drastique déclin de cette série enjouée en flirtant dangereusement avec le navet tout en se parant de l’un des pires accidents d’intro. Encore trois ans plus tard, c’est à David R. Ellis, créateur du deuxième, de s’affubler à nouveau du rôle de réalisateur derrière la caméra de Destination Finale 4, voyant apparemment encore du potentiel envers cette licence finalement très limitée dans ses objectifs. Autant dire qu’il était attendu au tournant, sachant la franche réussite du 2. En parallèle, le fait qu'il soit sorti en 3D avait de quoi susciter quelque curiosité de circonstance sachant que l'idée n'était pas stupide pour un film de ce genre. Pourtant, c’est le fiasco intégral qui le frappa comme il a frappé 3 ans plus tôt James Wong.
Pire encore, Destination Finale 4 récolta les plus mauvaises critiques de la série. Et, paradoxe total, il contrasta avec ce triste palmarès en s’immisçant l’épisode le plus rentable au box-office mondial. Chouette…

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ATTENTION SPOILERS : Alors que Nick et ses amis s'apprêtent à s'amuser devant une course automobile, celui-ci a une prémonition horrifiante : un terrible concours de circonstances fait voler en éclat une voiture de course, projetant des débris enflammés qui achèvent brutalement ses amis et fait s'écrouler sur lui une rangée des tribunes. En proie à la panique, Nick parvient à convaincre sa copine Lori et leurs amis Janet et Hunt de quitter les tribunes seulement quelques secondes avant la réalisation de son effroyable vision. Persuadé d'avoir échappé à la mort, le groupe d'amis semble avoir une seconde chance, mais malheureusement pour Nick et Lori, ça ne fait que commencer. Alors que ses prémonitions se poursuivent et les survivants commencent à mourir les uns après les autres, de façon de plus en plus brutale, Nick doit trouver le moyen d'échapper à la mort une fois pour toute, à moins d'atteindre, lui aussi, sa destination finale.

Continuant sur la lancée d’un marathon, en compagnie de ma chérie, que j’avais de plus en plus de mal à endurer depuis Destination Finale 3, j’en venais à me poser ce questionnement intérieur : Y aurait-il un épisode plus mauvais que le troisième ? Le constat ne se fit pas attendre avec un regard bien différent de celui de mes jeunes années où cette série s’apparentait à du grand cinéma à mes yeux. A peu de choses près, rien ne change. On reprend les mêmes objectifs de départ, le même cheminement si ce n’est que l’on change nos victimes et les diverses morts malencontreuses. Alors que l’accident d’intro du troisième film s’était montré déjà bien pourrave, il n’y avait pas encore cette envie de verser dans la plus grossière et minable surenchère.
En l’occurrence, le quatrième est le prélude d’une plongée dans le grand n’importe quoi où le relatif réalisme des morts (terme à mettre vraiment entre guillemets ceci dit) est définitivement de l’histoire ancienne. En l’espace de quelques minutes, on s’ébaudira d’un moteur projeté droit dans les gradins écrasant la pauvre mère de famille, d’un morceau de carrosserie reconverti en frisbee découpant un couple de cas sociaux en deux. Le summum étant une roue volante aux allures de météorite frappant du ciel une femme réduite en bouillie.

Après ce petit passage nous laissant pour le moins pantois, c’est toute une série de morts aussi ridicules et illogiques les unes que les autres qui se profileront. Visiblement, la grande Faucheuse a muté en une espèce de vaste troll tuant les rescapés de manière si risible que cela en devient à mourir de rire. Aussi, on se surprendra de la résistance du corps humain similaire à du plastique ou du caoutchouc selon David R. Miller. Pour un rien, les individus voient leur corps exploser en morceaux. Un exemple de choix sera la voiture percutant à pas plus de 30 km/h le garagiste voyant son pauvre petit corps traverser en barres le grillage. En soit, tout ce salmigondis de stupidités aurait pu être amusant si le film ne se prenait pas autant au sérieux. Le réalisateur semble persuadé de la qualité de son travail qui terrifierait les foules. Une chimère bien sûr. Alors que son premier travail voyait l’accident de la route être le passage le plus impressionnant de l’ensemble de la série, sans oublier quelques morts bien senties et glauques, c’est un résultat de cochon qui pourrait au mieux résumer la situation où incohérences en tout genre se succèdent avec une subtilité de buffle. Il faut voir à quel point l’accident dans la piscine vaut de l’or question médiocrité.

 

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Bien évidemment, n’attendez aucun questionnement intelligent sur le thème de la mort. Le tout est propice au Dieu divertissement et seulement lui. Ok, il est vrai qu’il n’y a pas de temps morts et que tout va très vite mais pour quel résultat derrière ? Et n’espérez pas vous rincer l’œil devant le film. Tout est très sommaire tant au niveau de l’image que de la bande son. Les CGI se montreront très limites lors de certaines séquences (le passage de la 3D à la 2D n'a pas fait du bien). Certes, Ellis filme bien ce qu’il passe et on appréciera toujours la colorimétrie sympathique mais tout cela est bien maigre pour compenser l’énorme faiblesse opposée. Bien entendu, les acteurs n’aideront pas à tirer le film vers le haut car ils tendront soit vers l’insipide, soit vers le mauvais.
Entre le raciste partant sans raison logique en vendetta contre un noir, le mannequin bad boy qui traite les femmes comme des bouts de viande ou la mère de famille au QI avoisinant les 60, on sera servi sous toutes les coutures, à notre grand désarroi, hélas. Dans mon infinie mansuétude, je me permettrai de citer le casting avec Bobby Campo, Shantel VanSanten, Haley Webb, Nick Zano, Mykelti Williamson, Krista Allen, Andrew Fiscella et Justin Welborn.

Bref, je me vois bien forcé de m’excuser de la très courte longueur de cette chronique mais que dire d’autre si ce n’est que Destination Finale 4 est un produit navrant sous presque toutes les coutures, jouissant de prendre ses spectateurs pour des cons en se prenant très au sérieux dans son sujet alors que tout est prétexte à pouffer de rire. Quelle mouche a piqué Ellis pour qu’il accouche de cette chose ? dont la dimension du divertissement ne parvient même pas à susciter notre intérêt déjà inexistant depuis la catastrophe initiale ? Mais quelque part, Destination Finale 4 est le produit d’une époque où les films d’horreur grand public voient les situations les plus rocambolesques être mises en scène pour tenter vaguement d’impressionner quelques prépubères qui comprendront, peut-être, plus tard à quel point ils ont perdu leur temps devant ce navet qui aura réussi à annihiler définitivement le peu de crédibilité de cette série.

 

Côte : Navet

 

 

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