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Genre : Pornographie, trash (interdit aux - 18 ans)

Année : 2017

Durée : 11 min

 

Synopsis : 

Monté comme un clip, 22@ nous présente toute une litanie de scènes porno-trash à grand renfort de fellations jusqu'à l'overdose

 

La critique :

Forcément, bien que mes billets un peu plus sages soient revenus sur le devant de la scène, il aurait été impensable que j'abandonne mes petites choses déviantes depuis ma métamorphose de 2019. Je vous laisse, de fait, seuls juges des billets récents et pour le moins peu ragoûtants qui ont su provoquer une légère onde de choc. Bien sûr, n'allez pas croire que ces trucs furent découverts par mes soins vu que le travail est à attribuer en priorité à Inthemoodforgore pour ses titanesques travaux d'investigation en matière de films trash, extrêmes, déviants, horribles et plus si affinités. Comme une évidence, j'allais m'embarquer dans la chronique de certaines oeuvres manquantes du top 250 qui suscitaient ma curiosité de façon inexplicable. Un petit bond dans le temps s'impose.
Il y a quelques années de cela, une bombe éclatait sur Cinéma Choc. Son nom ? Channel 309, un porno-ultra violent et ultra déviant qui nous fit découvrir un autre grand malade en la personne de Marco Malattia, une nouvelle égérie du porno extrême. Je vous laisse ainsi vérifier par vous-mêmes dans le moteur de recherche le billet et visualiser l'ampleur de la déviance orchestrée par ce Malattia qui transmua son Channel 309 en une trilogie. Vous vous doutez évidemment bien que je n'en ai vu aucun des trois et pourtant ça ne me déplairait pas au vu d'une esthétique assez séduisante. Mais j'ai toujours en mémoire le gavage forcé de préservatifs qui risque de ne pas passer d'un point de vue gastrique. 

Loin de ces sommets (le dernier classé dans le top 250 officie quand même à la 45ème place et le premier trône à la 27ème place), c'est à quelque chose de plus accessible que je m'attaque. 22@, quel nom étrange pour une bobine en fin de compte aussi étrange. Les raisons de ce nom incompréhensible ? Aucune et il ne fallait pas s'attendre à une explication. Intrigué par la chose, je ressortais bredouille d'une recherche qui ne me mena à rien. Rien d'étonnant vu la gueule du nom ! C'est donc grâce à Inthemood que je pus le voir en ligne sur le site porno VLF Laboratories en une bonne qualité. A-t-elle été mise là de manière légale ou illégale ? Peu m'importait tant que je pouvais me frotter à cette petite "bébête" trônant à la 83ème place donc du lourd en la matière.
Mais drillé à encaisser à peu près tout et n'importe quoi, la confiance était au beau fixe. A défaut d'un Channel 309 ou d'un Adoration Of Decline, je pouvais toucher à son travail, qui plus est fortement accessible et facile à visionner sachant sa ridicule durée de 11 minutes. Reste à voir si le style allait passer. 

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ATTENTION SPOILERS (si on peut dire...) : Monté comme un clip, 22@ nous présente toute une litanie de scènes porno-trash à grand renfort de fellations jusqu'à l'overdose

Avant de clôturer tout ça, je tiens d'avance à m'excuser pour la très courte durée de la chronique. En effet, il ne faut pas être Einstein pour savoir qu'une durée de 11 minutes n'est pas propice à pondre 50 paragraphes et de partir dans une analyse maïeutique. Et qui plus est, quand il s'agit d'un porno, soit le genre le plus abscons, vide et inintéressant, sauf si on a envie de se faire plaisir. A la rigueur, on exclura la très sympathique vague porno chic qui savait conjuguer excitation et cinéma à la fois. Mais bien que l'on ait déjà pu disserter sur le blog de la condition de la pornographie actuelle standard, jamais je ne considérerai ce salmigondis comme du cinéma digne de ce nom car il n'y a aucune recherche, scénario, jeu d'acteurs ou travail d'image. On pourrait les cataloguer comme de simples vidéos à but masturbatoire sans aller plus loin. Je précise que ceci n'est pas une critique mais il s'agit parfois de remettre l'église au milieu du village. Néanmoins, dans le cadre de la pornographie non standard, un cachet plus intéressant en ressort. Tout d'abord, on ne peut que louanger la démarche des cinéastes qui tiennent à créer leur propre patte. Indubitablement, qui dit ça dit travail de recherche, donc il y a le boulot derrière et l'inspiration. Une qualité que j'admire et que j'encourage en ce qui me concerne.
Et pour tout dire, Malattia possède ça, ce qui expliquait mon intérêt ! Mais peut-on pour autant conjuguer dépravation, déviance et travail de qualité ? La réponse est un timide oui et Dieu sait que je suis loin d'être un laudateur de ce genre très très très (+ encore 875 très) limité.

Mais que nous raconte ce mystérieux 22@ ? Eh bien, pas grand-chose ! Pour commencer, il n'y a pas le moindre pet de scénario. En effet, comme le synopsis à l'arrache le mentionne, on tient là une sorte de clip sans quelconque trame scénaristique ou transition logique. Un peu comme si on tenait là un clip musical un poil trop extrême pour être diffusé même sur MTV à des heures tardives. Du coup, compte tenu de cela, on se retrouve un peu bridé car que dire en fin de compte ? Là est toute la question car tout n'est que fellations et encore des fellations ad vitam aeternam. Croyez-moi bien que sur 11 minutes, les fellations se succéderont à un rythme vertigineux.
A peu de chose près, jamais les filles n'auront la bouche fermée. Soit, elles se contenteront de prendre soin du phallus, soit elles serviront de sterput pour les hommes qui se feront un plaisir de déverser leur précieux sperme droit dans leur gosier. Quelques pénétrations au programme agrémentées d'une bonne dose de dépravation comme sait le faire Malattia et vous avez le produit final dont je parle. A ce sujet, certains coquins glousseront devant ce gros plan d'une fille masquée faisant des bulles d'un mélange de bave et de sperme. On écarquillera les yeux sur cette femme masturbant deux hommes qui lui cracheront dans la bouche chacun à leur tour et plusieurs fois. Ou comment passer à merveille pour une femme objet souillée avec le sourire car celle-ci semble prendre le tout à la rigolade.

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Et comme les images peuvent en attester, plusieurs esthétiques se marient dans ce clip pouvant presque s'apparenter à une compilation de moments extrêmement courts. On retrouvera une image de caméra nocturne comme en atteste la première image. On aura parfois une image en noir et blanc ou en couleurs. Des fois, le contraste sera très prononcé. Je me permets de préciser qu'aucune image n'était disponible sur la Toile donc il a fallu que je fasse des screens de la vidéo sans que ce satané symbole "Play" ne daigne disparaître. Bref, Malattia innove, tente des choses et c'est tout à son honneur. Seulement mise en scène ultra underground oblige, la caméra n'est pas le point fort et on a parfois du mal à distinguer ce qu'il se passe à l'écran. Niveau son, tout est très sommaire et orienté dans les sonorités électroniques. Et niveau prestation des acteurs, dois-je vraiment dire quelque chose ?
Ils se contentent de remplir le minimum syndical pour tout film porno donc bander, pénétrer et éjaculer pour le sexe masculin. Être pénétrée, sucer et avaler pour le sexe féminin. Désolé pour ce lyrisme que n'aurait pas renié Molière. Les plus sensibles grinceront des dents devant les Prince Albert, ces fameux piercing génitaux masculins et des Hafada de bonne taille. Je laisserai le soin aux lecteurs de jeter un oeil sur tout ça sur la page Wikipédia qui a le mérite de ne pas y aller de main morte sur les images. 

Donc voilà, c'est ainsi que se termine déjà le billet. Certes, ce n'est pas la première fois que je ponds une rédaction fort courte. La palme étant à attribuer au court-métrage Recluse. Mais sincèrement, j'ai du mal à en dire davantage sur une petite réalisation déviante qui peut se targuer de proposer un style plutôt original mais loin des sommités de son auteur, plus timoré pour l'occasion. Exit les tortures et autres mauvais traitements, tout est axé sur une succession de fellations devenant vite lancinante. Idéal pour s'attaquer au genre sans nul autre pareil de Marco Malattia mais loin de marquer les esprits et encore plus de s'ériger en référence. Voyez 22@ comme une vidéo clippeuse provocante dans son approche, sincère dans ses démarches mais à l'intérêt très limité.
J'aurais presque envie de dire d'y aller franco directement en se jetant sur Channel 309 et d'y perdre une parcelle de son âme. 

 

Note : ???

 

 

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