arquivos da morte guerra

Genre : Shockumentary, death movie, "Mondo", horreur, gore, trash, extrême (interdit aux - 18 ans/interdit aux - 21 ans dans certains pays)

Année : 2007

Durée : 48 minutes

 

Synopsis : Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos et Arquivos Da Morte BlackCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte Guerra. La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Ou lorsque l'horreur et la guerre ont rendez-vous avec la mort et la putréfaction...

La critique :

Le cycle consacré aux "Mondo", aux death movies et aux shockumentaries se poursuit, au grand dam et au grand désarroi des contempteurs patentés de Cinéma Choc. Depuis quelques temps, le blog se polarise en particulier sur la "franchise" (tout du moins, si on peut la nommer ainsi...) Arquivos Da Morte. A priori, cette saga rutilante se fractionne en plusieurs segments bien distincts. A l'aune de certaines informations essaimées sur la Toile, ces derniers s'intitulent Arquivos Da Morte O Original (2007), Arquivos Da Morte Corpos (1999), Arquivos Da Morte Black (2006), Arquivos Da Morte Guerra (2006), Arquivos Da Morte Guerra Civil (2007) et Arquivos Da Morte Horrores (2007).
A priori, il existerait d'autres opus affiliés à cette franchise énigmatique. Face à cet ésotérisme, la circonspection est de mise.

Pour souvenance, l'auteur Taratata, dans son érudition teintée de panégyrisme, a déjà chroniqué Arquivos Da Morte Corpos (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/05/11/37258846.html), un chapitre qui se démarquait, entre autres, par sa scabrosité et sa litanie de cadavres en putréfaction. A postériori, c'est l'épisode intitulé Arquivos Da Morte Black (Source : ) qui a reçu les faveurs et les ferveurs de Cinéma Choc. D'une certaine façon, on peut considérer la série des Arquivos Da Morte comme l'avatar, voire le versant asiatique de Faces of Death, soit Face à la Mort (John Alan Schwartz, 1978) dans nos contrées hexagonales. Rappelons que Faces of Death reste probablement le film prodrome en matière de death movie, même s'il s'inspire allègrement du syllogisme, déjà morbide, de Mondo Cane (Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi et Max Cavalara, 1962). 

Le death movie apparaît dès lors comme la digne figure tutélaire du "Mondo". Lui aussi a pour vocation de scruter les us et les coutumes mortuaires de peuplades séculaires à travers le monde entier. Evidemment, un tel adage ne pouvait escarper bien longtemps au cinéma trash asiatique. Pour mémoire, ce dernier a sévi par le passé via la saga Death FileLes thuriféraires de cette franchise méphitique n'omettront pas de stipuler quelques accointances matoises entre Arquivos Da Morte et Death File, mais ceci est un autre sujet... Dans tous les cas, c'est le mystère qui plane et qui émane de cette saga mortifère. En effet, que ce soit sur les sites Wikipédia et IMDb, aucun épisode de la franchise Arquivos Da Morte n'est mentionné : pas de date, pas de casting, pas de producteur... 
Rien ! Mais alors, absolument rien ! De quoi désappointer le chroniqueur en quête de renseignements, même succincts !

Quel que soit le segment, on ne trouve aucunement la trace, même évanescente, d'un quelconque cinéaste derrière la série des Arquivos Da Morte, si ce n'est que chaque épisode répond doctement à la même animadversion, soit à une interdiction aux moins de 18 ans. En sus, les oriflammes rougeoyantes mentionnent carrément une réprobation aux moins de 21 ans dans certains pays. Aujourd'hui, c'est le cas d'Arquivos Da Morte Guerra, sorti en 2007, qui fait l'objet d'une chronique dans nos colonnes. A l'instar de ses augustes devanciers, Arquivos Da Morte Guerra ne déroge pas à cette règle fatidique, ainsi qu'au courroux exacerbé de la censure. 
Honni, banni et voué aux gémonies dans plus d'une quarantaine de pays, Arquivos Da Morte Guerra ne badine pas avec la barbaque.

Reste à savoir si cet ixième chapitre s'érige (ou non) à la même hauteur stratosphérique que ses sinistres épigones. Réponse à venir dans les lignes de cette chronique... Attention, SPOILERS ! Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos et Arquivos Da Morte BlackCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte GuerraLa mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... 
Ou lorsque l'horreur et la guerre ont rendez-vous avec la mort et la putréfaction... A l'instar de son intitulé putride et guerroyeur, soit Arquivos Da Morte Guerra (au cas où vous n'auriez toujours pas compris...), ce death movie adventice s'échine à filmer, à scruter et à discerner les horreurs et les turpitudes perpétrées par la guerre.

De facto, Arquivos Da Morte Guerra obéit toujours à la même ritournelle, à savoir que la guerre et la mort sont hélas indissociables. Le commentateur anonyme jure solennellement sur la véracité et la factualité des lithographies et des saynètes infligées à la face ébaubie du spectateur médusé. Pour une fois, on veut bien le croire ! Contrairement aux "Mondo" et aux shockumentaries habituels, Arquivos Da Morte Guerra élude l'écueil des atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale. A ce sujet, reconnaissons que ce death movie contient de nombreuses saynètes inédites, reprenant sans fard des exactions éructées lors de conflits ou de tensions entre les pays du Moyen-Orient. 
En l'occurrence, les exécutions sadiques ne sont pas forcément les principaux leitmotivs d'Arquivos Da Morte Black, même si on en dénombre quand même quelques-unes, death movie oblige ! 

Si ce shockumentary estourbit, révulse, estomaque et répugne, nonobstant sa durée évasive (à peine 45 minutes de bobine), c'est essentiellement parce qu'il se focalise sur les écueils et les corollaires de la guerre, en particulier sur les répercussions de toutes ces martialités brutales. Pour ceux qui abhorrent et exècrent - à juste titre - les vilenies et les bassesses proférées sur des jeunes enfants, merci de quitter prestement leur siège et de retourner gentiment dans leurs pénates. Sur ce dernier point, Arquivos Da Morte Guerra est un véritable festival d'abjections et de prévarications sur pellicule ! 
Indubitablement, les populations locales, en particulier les enfants, sont les victimes expiatoires de toutes ces belligérances. Suite à des déflagrations malencontreuses, le tir d'une balle, l'impact d'un obus à promiscuité d'une habitation, le recours à l'armement atomique et nucléaire ; les jeunes marmots sont, de prime abord, victimes de la famine, mais aussi de maladies malignes, en particulier la gale, le typhus, la dysenterie, ou encore le choléra. 

Evidemment, toutes ces incommodités intempestives ne sont pas sans conséquence pour l'organisme en sévère déliquescence. Ainsi, Arquivos Da Morte Guerra montre, sans jamais ciller de sa trajectoire retorse, des gamins agonir, puis exhaler leur dernier soupir, provoquant par ailleurs les sanglots et les cris d'orfraie de leur entourage et de leur famille. Rien que pour ces saynètes dramaturgiques et d'une violence inouïe, Arquivos Da Morte Guerra sidère par son barbarisme assourdissant. Mais, en filigrane, ce sont aussi des jeunes bambins qui sont victimes d'excroissances et de malformations physiques et/ou physiologiques, parfois opérées par l'odontologie chirurgicale.
Hélas, dans les pays d'Afrique et du Moyen-Orient, la médecine doit composer avec des budgets et des moyens anémiques.

Cette paupérisation débouche invariablement vers la mort et la putréfaction. En l'état, difficile d'en dire davantage. Procéder à l'exégèse de toutes ces amoralités ne présente aucun intérêt. Vous l'avez donc compris. En termes d'horreurs, d'abominations et d'infamies concentrées sur pellicule, Arquivos Da Morte Guerra n'a rien à envier à ses fidèles homologues. En dépit de son caractère outrancier, voire putassier, ce death movie se pare d'une introspection sur la guerre et sur ce primitivisme immanent à l'âme humaine. Qu'on le veuille ou non, la guerre fera hélas toujours des victimes. Il est impossible de mener une guerre et de ne massacrer personne.
Telle est la leçon dogmatique et cynique à retenir d'Arquivos Da Morte Guerra
Cette extermination massive dérive toujours vers l'annihilation d'une ou plusieurs générations : hommes, femmes, vieillards et enfants. Dans tous les cas, personne ne sera épargné. Les survivants conserveront, de toutes ces insanités, des excoriations et des meurtrissures à la fois physiologiques, psychiques et mentales... Jusqu'à la prochaine guerre... Pour une fois, on tient un death movie à la fois salace et perspicace (un véritable oxymore !), mais à réserver à un public extrêmement averti.

Note : 12/20

sparklehorse2 Alice In Oliver