facing reality

Genre : guerre, death movie, snuff, trash, extrême (interdit aux - 18 ans avec avertissement)
Année : 2010
Durée : 1h07 

Synopsis : Dans le sillage el continuum de Buried in the Sand : The deception of America (David Wald, 2004) et de Death2Kuffar (2008, réalisateur inconnu), Facing Reality propose à son tour un véritable florilège de décapitations, d'égorgements, d'équarrissages et d'ignominies proférés et professés par des fanatiques religieux et belliqueux au nom de la guerre, d'une idéologie scabreuse ou d'une quelconque forme de dévotion et/ou de spiritualité. Ou lorsque l'horreur, la barbarie et la scabrosité atteignent leur paroxysme... Bienvenue dans le monde putrescent et primitif de Facing Reality !

La critique :

C'était un beau jour de février 2016, le 26 février pour être précis... L'auteur, Inthemoodforgore, dans son omniscience teintée néanmoins de circonspection, nous infligeait le terrible Buried in the Sand : The Deception of America (David Wald, 2004, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2016/02/26/33386872.html). Pour souvenance, ce death movie faisait figure de suite consécutive aux attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par le groupe terroriste Al-Qaïda sur les deux tours jumelles du World Trade Center.
Mais depuis ces exactions commises, le monde a changé, inexorablement... Pour évoluer vers une menace islamique prégnante. Il suffit de prendre et de scruter l'actualité, hélas moribonde, pour conscientiser ce phénomène comminatoire.

Désormais, ce ne sont plus seulement des contrées éloignées et tuméfiées du monde qui sont tacitement concernées par ces affabulateurs patentés, mais la scène internationale dans son intégralité. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et récemment le Sri Lanka, semblent être les cibles idoines pour toute une congrégation de sociopathes et de fanatiques dévoués corps et âme à une cause ignominieuse. Une nouvelle guerre est en marche et elle se déroulera à la fois sur des terres belliqueuses, sur la Toile et les réseaux sociaux, recrutant en filigrane de nouveaux dévots.
Ainsi, les médias ont pu diffuser en catimini certaines vidéos d'exécutions et de décapitations destinées à effaroucher durablement les adversaires désignés. Ces vidéos licencieuses circulent parfois en toute impunité sur Internet.

Tel est, par ailleurs, le principal leitmotiv de Death2Kuffar (2008, réalisateur inconnu), un autre death movie dans le même syllogisme barbare et vindicatif que Buried in The Sand, et lui aussi prodigué par l'érudition d'Inthemoodforgore (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/04/10/37221719.html). C'était le 10 avril 2019. Après le choc frontal asséné par Buried in the Sand, Inthemood (pour les intimes...) fracassait encore Cinéma Choc de son uppercut brutal. Ce voyage dans les limbes infernaux, ou plutôt "ce voyage dans les entrailles de l'enfer" (dixit les propres aveux d'Inthemood), compilait, sur une durée élusive de 17 minutes, toutes les vilenies et abjections commises par Daesh.
En l'état, difficile d'en révéler davantage... Mais, pour ma part, j'avais fait voeu d'allégeance. Jamais, oh non jamais, je ne visionnerai ce death movie adventice, transi de véracité et de shockumentary.

Peine perdue... A défaut d'un Death2Kuffar, Inthemood m'expédiait un certain Facing Reality. Un beau geste de philanthropie et de munificence. Certes, via quelques commentaires avisés, j'avais connaissance de cet intitulé énigmatique, mais pas vraiment de son contenu. Autant l'annoncer sans ambages. La vision de Facing Reality, réalisé par la diligence (vraiment un terme à guillemeter et à minorer...) de Brian Gibson en 2010, fut un véritable calvaire ! Pour la faribole superfétatoire, j'ai même regardé ce death movie par intermittence. Contre toute attente, mon âme, pourtant coutumière des exactions et des impudicités du cinéma underground, n'a pas supporté les éviscérations et les turpitudes éructées par Facing Reality. Si ce "métrage" est absent du Top 250 des films les plus gore et scandaleux (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/03/18/37177484.html), il devrait sous peu figurer parmi les dix premières places du classement.

Réponse lors du prochain remaniement, toujours régenté par les soins d'Inthemoodforgore ! A l'aune d'un tel "documentaire", la question est la suivante : est-il possible d'aller encore et toujours plus loin dans l'âpreté et l'archaïsme ? Malencontreusement, cette question est le processus d'un débat interminable qui consiste à rechercher et à dénicher la pire infamie érigée sur pellicule. Mais ceci est une autre controverse et ce n'est pas le sujet de cette chronique... En l'occurrence, il faut se rendre sur le site IMDb (Source : https://www.imdb.com/name/nm5280803/?ref_=tt_ov_dr) pour voir transparaître le monogramme de Brian Gibson sur la Toile. 
Mais hormis le fait que ce type existe quelque part sur la Terre, le site ne mentionne et ne stipule aucune information, même succincte, sur ce cinéaste.

Mais ne nous égarons pas et revenons à l'exégèse guerroyeuse de Facing Reality ! Attention, SPOILERS ! Dans le sillage el continuum de Buried in the Sand : The deception of America et de Death2KuffarFacing Reality propose à son tour un véritable florilège de décapitations, d'égorgements, d'équarrissages et d'ignominies proférés et professés par des fanatiques religieux et belliqueux au nom de la guerre, d'une idéologie scabreuse ou d'une quelconque forme de dévotion et/ou de spiritualité. Ou lorsque l'horreur, la barbarie et la scabrosité atteignent leur paroxysme... Bienvenue dans le monde putrescent et primitif de Facing Reality !
Après ces présentations liminaires un brin fastidieuses, il est donc temps de relater et de se focaliser sur ce nouveau death movie.

Encore un, s'écrieraient et s'égosilleraient à raison les contempteurs de Cinéma Choc ! Dès le préambule, l'intonation querelleuse est lancée. Toutes les lithographies, toutes les saynètes et toutes les prévarications déclamées sont hélas bien réelles. "Can you face reality ?", scande une dernière circonlocution en guise d'objurgation. Pas de trucages, de falsifications ni de matoiseries savamment orchestrées et/ou interprétées par des comédiens amateurs ou anonymes ! Dans cet exercice, il existe deux catégories de shockumentaries. D'un côté, on peut répertorier les death movies bonimenteurs (entre autres, Faces of Death, John Alan Schwartz, 1978) et allègrement honnis, bannis et voués aux gémonies en leur temps. De l'autre, on peut inventorier les death movies épris de factualité et de férocité, une dernière catégorie à laquelle appartient Facing Reality

Pour le reste, que dire ? Si ce n'est que Facing Reality amalgame, pendant une durée d'une heure et sept minutes de bobine, toutes les abominations possibles et imaginables sur pellicule. Lors de la chronique de Death2Kuffar, Inthemood avait dénombré 14 décapitations dans Facing Reality. C'est possible... J'avoue n'avoir pas procédé à un tel démembrement... pardon... à un tel recensement ! Lapsus révélateur ! Toujours est-il que Facing Reality cogne, tabasse, frappe, rudoie et estomaque là où ça fait mal, témoignant par ailleurs d'une nouvelle forme de guerre, celle qui massacre sans sourciller un prêtre dans une église, envoie un bolide écraser plusieurs victimes innocentes, et exhorte de fidèles dévotieux à se nantir d'une ceinture d'explosifs pour anéantir ce qu'ils exècrent et abhorrent le plus : notre civilisation occidentale, ainsi que notre intempérance pour la démocratie ; mais aussi et surtout pour le consumérisme, l'hédonisme, l'apostasie et l'eudémonisme ad nauseam.

Que les lecteurs de cette chronique se rassérènent. A travers ces lignes, je ne procéderai pas à l'anogogisme des diverses élucubrations perpétrées dans Facing RealityUn tel exercice ne présente aucun intérêt. Pourtant, à travers ces diverses forfaitures, la bestialité frénétique obéit toujours - peu ou prou - aux mêmes rituels sordides. Les victimes sont sommées de commenter et de disserter avant de subir l'ultime courroux de leurs ravisseurs encagoulés. Puis, une fois l'allocution terminée, le supplice peut commencer. L'individu devient ainsi une sorte de martyr, implacablement allongé sur le sol. Ensuite, un bourreau vient étriller la personne victimaire à la base de la gorge pour, à postériori, la décapiter. Une fois les géhénnes terminées, la tête sanguinolente et guillotinée est arborée comme une sorte de trophée sur le corps encore agonisant de la victime. 

Est-il absolument nécessaire de poursuivre les animosités, ainsi que le détail indécent des tristes réjouissances ? La réponse est évidemment négative. Toujours est-il que Facing Reality reflète, bon gré mal gré, les nouvelles belligérances à venir. Cette fois-ci, les martialités ne seront pas seulement sociologiques, ecclésiastiques ni idéologiques, mais surtout civilisationnelles. Après les commotions cérébrales délivrées par Buried in the Sand et Death2Kuffar, Cinéma Choc vous inflige et vous afflige d'une nouvelle malversation sur pellicule. Cette ixième insanité se nomme Facing Reality.
Alors, s'il te plaît, je t'implore et je t'en conjure, mon ami Inthemood, ne m'envoie plus ce genre de péculat cinématographique ! En l'occurrence, je préfère de loin et amplement les splatters et les shockumentaries un peu plus conventionnels !

 

Note : ?

sparklehorse2 Alice In Oliver