arquivos da morte atrocidades

Genre : Shockumentary, death movie, "Mondo", horreur, gore, trash, extrême (interdit aux - 18 ans/interdit aux - 21 ans dans certains pays)

Année : 2007

Durée : 1h26

 

Synopsis : Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black, Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil et Arquivos Da Mortes MonstruosidadesCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte Atrocidades. La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Comme le stipule son intitulé, cet ixième chapitre se polarise en particulier sur les diverses atrocités commises à travers le monde, que ce ce soit les homicides, les accidents routiers, le snuff animalier, ou encore les autopsies mortuaires. Ou lorsque l'horreur et l'abomination ont rendez-vous avec la terreur et la putréfaction...

La critique :

Non, vous ne fabulez pas. Non, vous ne rêvassez pas. Derechef, dans sa cuistrerie et son incompétence crasse, Cinéma Choc vous invective d'un nouveau death movie dans ses lignes et ses colonnes éparses. Le constat est évidemment dogmatique. Depuis quelques semaines, voire depuis plusieurs mois, le blog suinte le truisme et la tautologie à plein nez en renâclant mordicus vers les registres outranciers du "Mondo", du death movie et du shockumentary ; pour le plus grand désarroi des thuriféraires du site (soit entre 5 et 8 aficionados dans le monde).
Ainsi, une vague de longs-métrages retors, outranciers et condescendants pullulent sur Cinéma Choc. C'est dans ce contexte impudent que le blog s'est polarisé sur la série consacrée à Arquivos Da Morte. Pour souvenance, l'auteur Taratata, dans sa polymathie teintée de circonspection, nous avait déjà affublé d'un premier segment, intitulé Arquivos Da Morte Corpos (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/05/11/37258846.html).

C'était le 11 mai 2019. Le chroniqueur nous proposait, à travers cette pellicule indécente, toute une litanie de cadavres désagrégés pour l'occasion suite à des homicides, des autolyses, d'accidents routiers ou d'une vendetta expéditive. A postériori (le 12 juin 2019 pour être précis), Taratata réitérait les martialités funèbres via Arquivos Da Morte Mulheres (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/12/37354638.html). Entre dissections, anatomies mortuaires et équarrissages à la chaîne de cadavres, Arquivos Da Morte Mulheres se centrait, entre autres, sur la gente féminine, hélas peu épargnée par les exactions, les meurtrissures et les mutilations. Conjointement, de nouvelles segmentations seront publiées dans la foulée, notamment Arquivos Da Morte Black (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/13/37305000.html), Arquivos Da Morte Guerra (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/20/37330643.html), Arquivos Da Morte Guerra Civil (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/07/10/37400135.html) et Arquivos Da Morte Monstruosidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/07/37446074.html).

En l'occurrence, tous ces death movies adventices devraient logiquement ravir les laudateurs de pellicules gore et extrêmes. A l'origine, la série des Arquivos Da Morte est consécutive à une autre franchise rutilante et susdénommée Death File, elle aussi issue du circuit asiatique underground et indépendant. Tous ces shockumentaries obéissent toujours, ou alors peu ou prou, à la même antienne. Le syllogisme harangueur consiste à l'exposition arbitraire de macchabées. Pour la faribole superfétatoire, tous les segments chroniqués sur ce blog sont également disponibles sur YouTube, mais en version asiatique et sous-titrés en portugais, s'il vous plaît !
Par conséquent, bon courage pour les visionner dans leur intégralité ! Mais que les esprits les plus réfractaires se rassérènent.

Exempt cet idiome amphigourique, ces death movies restent amplement intelligibles et reposent de facto sur un didactisme aussi simplissime que lapidaire. Il est donc question ici de scruter et d'analyser la putréfaction, ainsi que ses rites funéraires, à travers divers pays du monde, et souvent méconnus de notre culture occidentale. Cette fois-ci, pas question de recourir sur des saynètes factices, un peu à la manière d'un Faces of Death (John Alan Schwartz, 1978) et d'un Mondo Cane (Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi et Max Cavalara, 1962) en leur temps.
Les morts présentées, amoncelées et empilées à satiété sont hélas bien réelles. C'est sûrement la raison pour laquelle chaque segment, affilié à la série des Arquivos Da Morte, s'auréole de l'ultime animadversion, soit d'une interdiction aux moins de 18 ans.

Pis, la franchise n'éludera pas le courroux et les acerbités de la censure via un bannissement dans plus d'une quarantaine de pays. Telle est, par ailleurs, la mention péremptoire de chaque oriflamme, chacune de ses affiches dénotant par leurs exorbitances. Sur ce dernier point précis, Arquivos Da Morte Atrocidades ne déroge pas à la règle. A l'instar de ses sinistres devanciers, ce death movie accessoire est imprimé par les sceaux de l'anonymat et de la confidentialité. Aucun metteur en scène n'est donc stipulé. Même la date de réalisation reste sujette à l'énigme.
A fortiori, le "film" serait sorti en 2007, mais selon certaines sources, la série des Arquivos Da Morte aurait été produite entre la fin des années 1990 et le milieu des années 2000. Pour le reste, difficile de glaner la moindre information, même succincte, sur cette franchise érubescente.

Quid de neuf dans cette saga effervescente ? La réponse se trouve sans doute dans l'exégèse, de nouveau infâmante, d'Arquivos Da Morte AtrocidadesAttention, SPOILERS ! Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black, Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil et Arquivos Da Mortes MonstruosidadesCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte Atrocidades. La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres...
Comme le spécifie son intitulé, cet ixième chapitre se polarise en particulier sur les diverses atrocités commises à travers le monde, que ce ce soit les homicides, les accidents routiers, le snuff animalier, ou encore les autopsies mortuaires. 

Ou lorsque l'horreur et l'abomination ont rendez-vous avec la terreur et la putréfaction... Pour ceux et celles qui ont déjà visionné plusieurs Arquivos Da Morte, ils seront évidemment en terrain connu et quasiment conquis. Seule dissimilitude et pas des moindres, Arquivos Da Morte Atrocidades est un peu plus prolixe et verbeux qu'à l'accoutumée. D'une durée approximative de 45 minutes, les sections citérieures obliquaient vers la production élusive, voire compendieuse. Cette fois-ci, la longévité est quasiment doublée pour atteindre les 86 minutes de bobine.
Dans le cas d'Arquivos Da Morte Atrocidades en particulier, on pourrait légitimement invoquer une sorte de best-of - ou plutôt de "worst of" de la saga frénétique. 
Rien que pour sa première heure en apothéose, ce death movie amalgame sans fard des cadavres tuméfiés et éviscérés à une vitesse fulgurante.

Le snuff animalier n'est pas en reste puisque l'on assiste ingénument à une série ininterrompue de coups portés sur un louveteau. Une fois l'animal trépassé, ces agresseurs humains peuvent procéder à la décapitation, puis au dépècement sous des rires cinglants. Puis, dans la foulée, c'est un bovidé qui est égorgé, son pelage servant de fourrure pour l'hiver, et sa chair de mets sapides pour pouvoir se sustenter et survivre. A cet égard, le commentateur nous rappelle que nous n'avons pas tous le même regard sur les sévices, les excoriations et les supplices proférés sur la faune et la flore. Pour ce qui est de la moraline, Arquivos Da Morte Atrocidades se montre toujours aussi irrévocable. Après avoir largement exploré les suicides, que ce soit par la pendaison ou l'autolyse collective (une balle dans la tête...), ce death movie se focalise sur les autopsies.
Là aussi, aucun détail ne nous est épargné, de la scission pratiquée au niveau frontal jusqu'aux moindres circonvolutions neuronales, le but étant manifestement de connaître la raison légale (létale...) de la mort : overdose, suicide ou assassinat sadique ? Vous l'avez donc compris. Arquivos Da Morte Atrocidades n'a pas usurpé son intitulé trivial et impartial pour nous proposer un véritable assortiment (si j'ose dire...) de macchabées et de décès tous plus horribles les uns que les autres. Bref, on tient sans doute là la segmentation la plus barbare et la plus féroce de la saga.

Note : 12.5/20

sparklehorse2 Alice In Oliver