arquivos da morte mundo cao

Genre : Shockumentary, death movie, "Mondo", horreur, gore, trash, extrême (interdit aux - 18 ans/interdit aux - 21 ans dans certains pays)

Année : 2008

Durée : 50 minutes

 

Synopsis : Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black, Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil, Arquivos Da Mortes Monstruosidades et Arquivos Da Morte AtrocidadesCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte Mundo Cao. La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Comme le stipule son intitulé, cet ixième chapitre se polarise en particulier sur nos sociétés humaines et leurs rituels archaïques, entre autres imprimés par la violence et l'âpreté à tous crins. Bienvenue dans le monde pétrifiant d'Arquivos Da Morte Mundo Cao

La critique :

Il serait sans doute inconvenant, voire discourtois, de procéder derechef à l'exégèse du "Mondo" et du death movie à travers ces lignes diffuses. Pourtant, à travers sa litanie de segmentations rutilantes, la saga Arquivos Da Morte s'inspire allègrement des deux films prodromes en la matière ; à savoir Mondo Cane (Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi et Max Cavalara, 1962, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2017/09/08/35293497.html) et Faces Of Death (John Alan Schwartz, 1978, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2015/04/21/31830383.html). La franchise Arquivos Da Morte n'a jamais caché ses contiguïtés, ainsi que ses accointances avec ses deux longs-métrages proéminents du cinéma underground.
Dans le cas de Mondo Cane, rappelons que ce "Mondo", transi de shockumentary, se polarisait sur les us et les coutumes séculaires de peuplades oecuméniques à travers le monde.

Présenté au festival de Cannes en 1962, Mondo Cane estourbit durablement les persistances rétiniennes pour son réalisme saisissant et ses saynètes triviales, voire outrancières. Mondo Cane s'ébaudit de cette frontière ténue entre la fiction et la réalité. Ainsi, toutes les séquences prodiguées par Gualtiero Jacopetti et ses affidés sont savamment fomentées, orchestrées et interprétées par des acteurs amateurs et/ou anonymes. En résumé, tout est factice, truqué et falsifié avec pour aspérité de flagorner notre scopophilie obsessionnelle, voire maladive.
Quinze ans plus tard, John Alan Schwartz réitérera le syllogisme de Mondo Cane via Faces of Death, soit Face à la Mort dans la langue de Molière. Le death movie est né. Ce registre horrifique et underground se focalise sur la faucheuse et en particulier sur des accidents routiers, sportifs, des homicides, des autolyses et des expériences médicales qui dérivent subrepticement vers le trépas, cet instant fatidique et fatal.

Opportuniste, John Alan Schwartz visite carrément les coursives de la sentence capitale en nous entraînant dare-dare dans un pénitencier où un prisonnier est condamné à périr par électrocution. Certes, la saynète outrecuidante est impressionnante de réalisme et restera - bon gré mal gré - dans les annales du cinéma gore et horrifique. Mais, à l'instar de Mondo Cane en son temps, la majorité des séquences de Faces Of Death sont falsifiées et erronées, l'objectif étant de duper un public au mieux dubitatif, au pis candide voire carrément ingénu. Bien des décennies plus tard, la rhétorique harangueuse de Mondo Cane et de Faces of Death est toujours d'actualité.
Ces shockumentaries ont inspiré toute une pléthore d'épigones, une allégeance à laquelle la saga Arquivos Da Morte appartient.

En vérité, cette franchise effervescente s'inscrit dans le sillage et le continuum de la série Death FilePour souvenance, les divers segments de cette saga impertinente montraient, entre autres, des nourrissons, victimes d'excroissances et de malformations, dépérir dans des pays en plein marasme et victimes de paupérisation massive. L'ultime réprobation était de mise via une interdiction aux moins de 18 ans. Evidemment, Arquivos Da Morte obéit à la même animadversion. Pis, la franchise est carrément bannie, honnie, censurée et vouée aux gémonies dans plus d'une quarantaine de pays. Dans certaines contrées, c'est l'interdiction aux moins de 21 ans qui nimbe chaque oriflamme rougeoyante. Arquivos Da Morte Mundo Cao, sorti en 2008, ne déroge pas à ce cycle incoercible.
Cette fois-ci, l'affiche de ce death movie arbore un crâne de squelette apposé sur un faciès humain.

Il sera donc question de la mort. Toujours la même antienne... A l'instar de ses fidèles homologues, Arquivos Da Morte Mundo Cao dénote par sa confidentialité. Quel réalisateur se tapit derrière ce death movie adventice ? En l'état, impossible de répondre avec promptitude et méticulosité puisque l'on ne glane aucune information, même succincte, sur cette franchise énigmatique. C'est donc le mystère qui plane et qui émane autour de cette saga indécente. Pour la faribole superfétatoire, l'intitulé "Mundo Cao", traduit du portugais, signifie "un monde de chiens".
De facto, n'importe quel thuriféraire du cinéma trash et extrême aura aisément subodoré la généalogie avec Mondo Cane, déjà susdénommé à maintes reprises dans cette chronique. 
Pour souvenance, l'auteur Taratata, dans sa polymathie teintée de circonspection, a déjà chroniqué Arquivos Da Morte Corpos (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/05/11/37258846.html) et Arquivos Da Morte Mulheres (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/12/37354638.html).

En outre, le chroniqueur omniscient déclamait son état d'hébétude devant cette litanie de cadavres qui s'empilaient et se tuméfiaient avec une étonnante célérité. Autant l'annoncer sans fard, la saga Arquivos Da Morte s'adresse à un public extrêmement averti. Evidemment, Arquivos Da Morte Mundo Cao s'imbrique dans ce même primitivisme à tous crins. Attention, SPOILERS ! Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/13/37305000.html), Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte Guerra (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/20/37330643.html)Arquivos Da Morte Guerra Civil (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/07/10/37400135.html), Arquivos Da Morte Monstruosidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/07/37446074.html) et Arquivos Da Morte Atrocidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/16/37458210.html)Cinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte Mundo Cao.

La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Comme le stipule son intitulé, cet ixième chapitre se polarise en particulier sur nos sociétés humaines et leurs rituels archaïques, entre autres imprimés par la violence et l'âpreté à tous crins. Bienvenue dans le monde pétrifiant d'Arquivos Da Morte Mundo Cao ! Fidèle à ses obédiences, Arquivos Da Morte Mundo Cao débute par une longue homélie d'un commentateur anonyme.
En l'occurrence, Arquivos Da Morte Mundo Cao a pour velléité de se centrer sur les vicissitudes de l'âme humaine, ni plus ni moins. Cette énième section est fidèle à sa réputation malaisante. Au programme des tristes réjouissances, ce death movie repose, entre autres, sur le snuff animalier.

Pour ceux qui abhorrent et exècrent - à raison - les supplices et les supplications de la faune et de la flore, merci de quitter prestement votre siège et de retourner gentiment dans vos pénates ! Cette fois, c'est toute une peuplade affamée qui se jette et se précipite sur un félidé. Après avoir égorgé l'animal et procédé à son équarrissage, les individus calcinent l'intégralité de la dépouille, décapitent les parties inutiles et extraient les divers organes pour se sustenter d'une chair à priori sapide. Puis, sans ciller de sa trajectoire morbide, Arquivos Da Morte Mundo Cao enchaîne sur un accouchement en direct. Hélas, faute de moyens et de médicastres, la parturition se déroule sous les cris d'orfraie, avec un seau pour recueillir les reliquats du placenta, ainsi que le liquide amniotique.
Une fois la progéniture entre les mains de la matriarche, les maïeuticiennes peuvent recoudre l'orifice vaginale sous les yeux éberlués du spectateur avisé. S'ensuit alors une scène douloureuse d'avortement, une chirurgie cette fois-ci pratiquée sur une autre femme agonisante... Par décence, nous éluderons sciemment les détails rustiques, voire sanguinaires. Conjointement, Arquivos Da Morte Mundo Cao nous invectivera de ses scansions mortifères habituelles via toute une kyrielle de macchabées, ramassés au hasard sur la route, parfois après avoir été pulvérisés par la roue plantureuse d'un camion, voire d'un char militaire ! Certes, les laudateurs du cinéma underground et extrême seront ici en terrain connu et quasiment conquis. Les autres clabauderont et maronneront à raison contre la vacuité et l'inanité d'une telle entreprise. Toujours est-il qu'Arquivos Da Morte Mundo Cao frappe, cogne, rudoie et estomaque là où ça fait mal.

 

Note : 12/20

sparklehorse2 Alice In Oliver