arquivos da morte a guerra do trafico

Genre : Shockumentary, death movie, "Mondo", horreur, gore, trash, extrême (interdit aux - 18 ans/interdit aux - 21 ans dans certains pays)

Année : 2006

Durée : 1h21

 

Synopsis : Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black, Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil, Arquivos Da Mortes Monstruosidades, Arquivos Da Morte Atrocidades et Arquivos Da Morte Mundo CaoCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico. La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Comme le stipule son intitulé, cet ixième chapitre se polarise sur les homicides générés par le trafic d'armes et de stupéfiants, en particulier au Brésil et plus précisément dans la cité de Rio de Janeiro. 

La critique :

C'était le 24 août 2019, soit à peine quelques jours, Cinéma Choc vous affligeait (vous infligeait...) d'un ixième death movie dans ses colonnes et ses coursives éparses. Derechef, c'était la saga Arquivos Da Morte qui était à l'honneur via le segment Arquivos Da Morte Mundo Cao (Source :). Cette fois-ci, c'est dit, c'est craché, c'est juré, c'est certifié et même attesté. Ce billet marque l'épilogue final de la franchise dans les lignes diffuses de Cinéma Choc. Autrement dit, à partir d'aujourd'hui, le blog cesse de vous seriner et de vous tarabuster avec des litanies de macchabées et autres anecdotes mortifères, tout du moins par l'entremise de la franchise Arquivos Da Morte.
Car autant l'annoncer sans ambages. D'autres shockumentaries, death movie et "Mondo" seront abordés sur le site, témoignant entre autres des turpitudes et des abjections de l'âme humaine.

Pour souvenance, l'auteur Taratata, dans sa polymathie teintée de pondération, a déjà chroniqué les segmentations intitulées Arquivos Da Morte Mulheres (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/12/37354638.html) et Arquivos Da Morte Corpos (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/05/11/37258846.html), deux chapitres qui se consacraient à la mort, au trépas et à la déréliction. A fortiori, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico, donc l'épisode qui nous intéresse aujourd'hui, s'imbrique dans le même syllogisme mortuaire. Sorti en 2008, ce death movie est couvert par le sceau de l'anonymat puisque l'on ne décèle aucun réalisateur derrière la caméra. Toujours est-il que cet énième épisode est consécutif à Arquivos Da Morte Guerra (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/20/37330643.html) et à Arquivos Da Morte Guerra Civil (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/07/10/37400135.html).

On peut légitimement invoquer une sorte de trilogie funèbre qui explore précautionneusement les effets pernicieux et délétères de la guerre, quelle que soit sa forme. Après avoir sondé et analysé plusieurs conflits internationaux, entre autres les goulags soviétiques et les camps de la mort allemands, la saga se focalise sur cette guerre civile qui parsème le quotidien de la ville de Rio de Janeiro, connue pour être une citée tentaculaire avec, d'un côté le bord de mer et ses résidences cossues, et de l'autre son florilège de favelas. Bon gré, mal gré, cette ville gargantuesque témoigne de cette lutte des classes, ainsi que de cette dichotomie sociologique et sociétale instaurées depuis plus décennies.
L'élite, vainqueur de la mondialisation, vit dans l'opulence et à l'écart d'une paupérisation massive et d'une criminalité en pleine inflation.

A contrario, la plèbe miséreuse subit ponctuellement une guerre sans merci et sous l'égide de la mafia, du trafic d'armes et de stupéfiants. Ainsi, des cadavres jonchent régulièrement les rues et les trottoirs ensanglantés de Rio de Janeiro. Tel est le didactisme rédhibitoire diligenté par Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico. A l'instar de ses sinistres devanciers, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico se pare d'une oriflamme toujours aussi âpre et rutilante pour l'occasion, via la dépouille d'un homme anonyme gisant sur le sol et saignant abondamment.
Fidèle à ses allégeances sulfureuses, l'affiche se nimbe d'une interdiction aux moins de 21 ans dans certaines contrées, ainsi que d'une réprobation dans plus d'une quarantaine de pays. Tel est l'admonition fatidique scandée par une voix monocorde et empathique.

Par-là, comprenez que toutes les saynètes sanguinolentes et stridulantes proposées sont hélas bien réelles. Contrairement à Faces of Death (John Alan Schwartz, 1978) et Mondo Cane (Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi et Max Cavalara, 1962) en leur temps, la franchise Arquivos Da Morte repose sur des tropismes formels et factuels. Telle est, par ailleurs, l'exégèse de ce death movie adventice. Attention, SPOILERS ! Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/13/37305000.html), Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil, Arquivos Da Morte Monstruosidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/07/37446074.html), Arquivos Da Morte Atrocidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/16/37458210.html) et Arquivos Da Morte Mundo Cao (Source : ), Cinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico

La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Comme le stipule son intitulé, cet ixième chapitre se polarise sur les homicides générés par le trafic d'armes et de stupéfiants, en particulier au Brésil et plus précisément dans la cité de Rio de Janeiro. En outre, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico se veut plus exhaustif qu'à l'accoutumée via une durée de 81 minutes de bobine, là où les autres chapitres nous avaient habitué à des formats beaucoup plus élusifs, avoisinant une longévité comprise entre 45 et 50 minutes. Mieux, ce death movie se montre un peu plus policé que ses funèbres homologues. Cette fois-ci, pas de snuff animalier, ni de parturition rutilante, ni encore d'avortement dans les cris d'orfraie et des géhennes insoutenables.

On se remémore encore des criailleries frénétiques générés par Arquivos Da Morte Mundo Cao lors de séquences horripilantes. En l'occurrence, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico prend son temps pour planter le décor et insiste allègrement sur cette scission qui existe entre certains nababs vivant paisiblement à l'écart de la violence, et une populace sans cesse tourmentée par une guerre émaillée par le trafic d'armes et de stupéfiants (je renvoie au synopsis...). Afin d'étayer son argumentaire martial, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico repose partiellement sur les déclamations de policiers et de témoins oculaires. Comment endiguer ce phénomène de déprédations, de vols, de tueries et de primitivisme à tous crins ? Cette interrogation inhérente reste malencontreusement sans réponse.
Quotidiennement, ce sont donc des cadavres tuméfiés et décharnés qui pullulent dans les ruelles vétustes de certaines favelas en pleine effervescence.

La police doit également se départir avec une justice corrompue et certains flics retors. La vie n'a aucun prix et c'est le silence qui prévaut face à ces massacres, ces hécatombes et ces règlements de compte. Ainsi, ce shockumentary suit en direct certaines opérations fomentées par la police locale. Au détour d'une saynète peu ragoûtante, c'est une dépouille qui est retrouvée dans le coffre d'un véhicule. Les yeux vitreux de la victime sont encore exorbités et injectés de sang. Viennent également s'agréger une certaine mélancolie, ainsi que le désenchantement via cette matriarche qui tombe en sanglots et en pamoison devant le corps défunt de son fils cadet.
Certes, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico est probablement le segment le plus timoré de la franchise, probablement à équité avec Arquivos Da Morte Guerra Civil. Cependant, la sagesse est de mise puisque cet énième opus s'adresse, de facto, à un public extrêmement averti. In fine, Arquivos Da Morte A Guerra Do Trafico s'auréole d'une introspection sur cette mafia organisée, acceptée et régentée par l'ensemble des édiles politiques. 
C'est donc la dictature du meurtre, de la loi du Talion et de la vendetta expéditive qui règne et imprègne les rues rougeoyantes de Rio de Janeiro. Voilà un épilogue final qui clôt la saga Arquivos Da Morte sur ce blog, et je subodore aisément votre soulagement de circonstance. Oui, c'est fois-ci, c'est bel et bien fini !

Note : 12.5/20

sparklehorse2 Alice In Oliver