arquivos da morte iml

Genre : Shockumentary, death movie, "Mondo", horreur, gore, trash, extrême (interdit aux - 18 ans/interdit aux - 21 ans dans certains pays)

Année : 2007

Durée : 1h05

 

Synopsis : Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black, Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil, Arquivos Da Morte Monstruosidades, Arquivos Da Morte Atrocidades , Arquivos Da Morte Mundo Cao et Arquivos Da Morte Do TraficoCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte I.L.M. La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Cet ixième chapitre se polarise sur les homicides générés dans les favelas, en particulier au Brésil. Puis, lors d'une seconde section, toujours aussi putride, les belligérances concernent le Japon, et notamment un individu anonyme écrasé par un ascenseur...

La critique :

Nous l'avions pourtant promis, craché, abjuré et même déclamé dans nos colonnes diffuses. Le segment intitulé Arquivos Da Morte Do Trafico (Source : ) devait marquer l'épilogue final d'une saga putrescente, celle consacrée à la série des Arquivos Da Morte. Traduit du portuguais, cette expression signifie "les archives de la mort". Pourtant, la franchise est issue du circuit underground asiatique, en particulier nippon. La saga n'a jamais caché ses accointances matoises avec la série des Death File, mais aussi avec Mondo Cane (Gualtiero Jacopetti, Franco Prosperi et Max Cavalara, 1962), ainsi qu'avec Faces of Death (John Alan Schwartz, 1978).
De cette filiation morbide, naît un véritable travail d'investigation qui consiste à scruter l'ultime trépas via toute une litanie d'exactions.

Sur ces entrefaites, la chronique d'Arquivos Da Morte I.L.M., sorti en 2007, mérite au moins une rétrospective élusive. Pour souvenance, l'auteur Taratata, dans sa polymathie teintée de circonspection, a déjà chroniqué Arquivos Da Morte Corpos (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/05/11/37258846.html) et Arquivos Da Morte Mulheres (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/12/37354638.html). Au programme des tristes réjouissances, ces deux chapitres se polarisent sur des convois de cadavres qui pullulent quelque part dans des pays en voie de développement et encore sous le joug de la mafia, de la criminalité et surtout d'une paupérisation massive.
Dans la foulée, ce sont les segmentations intitulées Arquivos Da Morte Black (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/13/37305000.html), Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil, Arquivos Da Morte Monstruosidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/07/37446074.html), Arquivos Da Morte Atrocidades (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/16/37458210.html), Arquivos Da Morte Mundo Cao (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/24/37470330.html) et Arquivos Da Morte Do Trafico (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/08/27/37475164.html)qui viendront s'agréger dans la foulée.

Peu ou prou de surprises au programme si ce n'est que ces divers productions, sous le joug de l'anonymie, rétirèrent peu ou prou le même syllogisme mortuaire. A chaque fois, la saga Arquivos Da Morte propose une sorte de périple funèbre à travers le monde et dans lequel il est question, entre autres, de supplices pratiqués sur des animaux, de macchabées en sévère dégénérescence, de morts écrasés par la roue plantureuse d'un camion, voire d'un char d'assaut militaire, d'une parturition qui se déroule sous les criailleries et les cris d'orfraie, et même d'un avortement particulièrement virulent. Toutefois, les chapitres intitulés Arquivos Da Morte Guerra (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/06/20/37330643.html), Arquivos Da Morte Guerra Civil (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2019/07/10/37400135.html) et Arquivos Da Morte Do Trafico (Source : ) se montreront un peu plus timorés qu'à l'accoutumée.

Une pondération qui reste néanmoins à minorer à l'aune des abjections et des vilenies conglomérées pendant plus d'une heure de bobine. Lors de ces trois sections virevoltantes, la saga Arquivos Da Morte se focalise sur les conflits internationaux et sur les diverses belligérances qui concernent certains pays sous le joug de la mafia et/ou d'un impérium militaire. Via ces trois épisodes rutilants, la franchise Arquivos Da Morte a pris la forme et les linéaments d'une véritable investigation. Ainsi, le présentateur revêt les oripeaux d'un journaliste qui suit les pérégrinations et même les enquêtes diligentées par la police. Indubitablement, Arquivos Da Morte I.L.M. s'inscrit dans ce travail de perquisition.
A l'instar de ses volets citérieurs, Arquivos Da Morte I.L.M. dénote par son oriflamme effervescente. Cette fois-ci, l'affiche de ce death movie arbore les deux pieds tuméfiés d'un cadavre, probablement masculin par ailleurs...

Derechef, cet ixième chapitre est sous le sceau de l'anonymité. Qui se tapit derrière cette énième forfaiture ? Là aussi, c'est le mystère qui plane et qui émane. Toujours est-il que la réprobation est de mise puisque Arquivos Da Morte I.L.M. est soumis à l'ultime animadversion, soit une interdiction aux moins de 18 ans. Pis, ce death movie est même honni, banni, voué à l'opprobre et aux gémonies dans plus d'une quarantaine de pays. Attention, SPOILERS ! Après avoir chroniqué Arquivos Da Morte Corpos, Arquivos Da Morte Black, Arquivos Da Morte Mulheres, Arquivos Da Morte GuerraArquivos Da Morte Guerra Civil, Arquivos Da Morte Monstruosidades, Arquivos Da Morte AtrocidadesArquivos Da Morte Mundo Cao et Arquivos Da Morte Do TraficoCinéma Choc vous propose un nouveau segment, cette fois-ci intitulé Arquivos Da Morte I.L.M.

La mort, le trash, l'âpreté et le barbarisme sont ici repoussés à leur paroxysme pour arborer un programme putride et nimbé par toute une litanie de cadavres... Cet ixième chapitre se polarise sur les homicides générés dans les favelas, en particulier au Brésil. Puis, lors d'une seconde section, toujours aussi putride, les belligérances concernent le Japon, et notamment un individu anonyme écrasé par un ascenseur... Alors, quid de neuf dans la saga Arquivos Da Morte ? La franchise poursuit inlassablement ce travail d'investigation. Cette nouvelle segmentation se fractionne en deux parties bien distinctes. La première nous entraîne sur les terres brésiliennes, en particulier du côté des favelas.
Le bidonville de Rio de Janeiro est probablement le plus touché par les meurtres, le traffic de stupéfiants et un paupérisme exponentiel.

Au détour d'une enquête furtive, nous découvrons, hébétés, la dépouille d'un homme anonyme, probablement assassiné par une balle perdue. Direction la morgue pour procéder à l'analyse et l'autopsie du corps en putréfaction. Sur ce dernier point, Arquivos Da Morte I.L.M. ne nous épargne aucun détail et se révèle beaucoup plus âpre que la trilogie formée par Arquivos Da Morte Guerra, Arquivos Da Morte Guerra Civil et Arquivos Da Morte Do Trafico. Ainsi, au cours de leurs tribulations, les policiers retrouvent, éberlués, un fétus décédé et laissé dans une poubelle.
Puis, sans fard, ce death movie nous entraîne au pays du soleil levant et en particulier dans les coursives d'un immeuble. Cette fois-ci, c'est un homme qui est retrouvé broyer par un ascenseur. En raison des mutilations provoquées par l'accident, les membres amputés sont ramassés à divers endroits, puis emballés sous nos yeux ulcérés.

En revanche, on a bien du mal à saisir le rapport ou la corrélation entre cet événement, certes scabreux, et cette délinquance qui sévit dans les favelas au Brésil... Toujours est-il que le death movie se conclut sur le corps d'un autre homme, de nouveau écrabouillé par un véhicule... En l'état, procéder à l'exégèse des diverses atrocités proférées ne présente aucun intérêt. Vous l'avez donc compris. En termes d'insanités et de turpitudes amalgamées sur pellicule, Arquivos Da Morte I.L.M. se montre particulièrement magnanime. Ce shockumentary se nimbe aussi d'une introspection succincte sur ce banditisme croissant et inhérent à un appauvrissement d'une certaine frange de la population.
A raison, les néophytes grommeleront et tonneront à raison contre un death movie ordurier et inconvenant, qui se complaît dans la profusion de cadavres et d'anecdotes mortifères. Arquivos Da Morte I.L.M. s'adresse donc à un public extrêmement averti. Mais était-il absolument opportun de le préciser ?

Note : 12/20

sparklehorse2 Alice In Oliver