Torment

Genre : horreur, gore, trash, extrême, pornographie (interdit aux - 18 ans) 
Année : 2018
Durée : 1h14

Synopsis : Un homme inspiré du célèbre tueur en série homosexuel John Wayne Gacy séquestre, torture, et abuse de jeunes hommes. 

 

Produit et photographié par Domiziano Christopharo

Réalisé par Adam Ford

Avec Rikki Fiore, Matteo De Liberato, Marco Pielich Manual Favaretto

Mais qui donc est ce réalisateur Adam Ford ?

Ancien acteur porno, Adam Ford a participé à plusieurs productions d'horreur de Cristopharo (POE 2, HYDE'S SECRET NIGHTMARE, dans lequel il apparaît également en tant que co-star). Il a également réalisé un curieux remake "hard" du premier film de Cristopharo, HOUSE OF THE FLESH MANNEQUINS, qui deviendra le MUSEUM OF MEAT (un homme se rend dans un lieu étrange peuplé uniquement d'hommes. Une mystérieuse femme au chapeau de plumes bleues apparait et impressionne l’homme qui décide de la suivre au fond d’une pièce sombre, il s’ensuivra quelques relations que je tairai...). Ford travaille actuellement sur un nouveau film, JUST A CHILD, produit par Cristopharo et interprété par Chiara Pavoni (Xpiation) et le réalisateur Edo Tagliavini (Bloodline).
Mais qui donc est ce gentil garnement de GACY répondant au doux prénom de John Wayne (Alamo, la chevauchée fantastique... Euh, je m’égare quelque peu, non ?).

Pour le commun des mortels, John Wayne Gacy (1942 – 1994) est connu sous le nom de "Pogo le clown" (surtout à ne pas inviter, il est coriace et peu drolatique dans sa fonction de clown) ; chemin faisant , il devint tueur en série ( un métier comme un autre, en somme) et fut condamné à mort en 1994 pour avoir violé, torturé et tué plus d'une trentaine de victimes, tous de sexe masculin. Gacy attirait les jeunes garçons chez lui et les enterrait dans les fondations de sa maison, au sous-sol ou dans le jardin (un terreau comme un autre, certain utilise du round up, John, lui…). Mais pourquoi diantre un déguisement de clown ? Un hommage à BOZO le clown, assurément ! (?????)

Pour la petite histoire, le dessin animé BOZO (produit par Larry Harmon Pictures Corporation) a bercé mes douces fins d’après-midi agrémentés de GOLDORAK, San Ku Kai (c’est la bataille !) et le susnommé BOZO (Le personnage apparaît pour la première fois à la télévision en 1949, interprété par Pinto Colvig dans des shows US, il devint par la suite un dessin animé et une BD…). Une théorie comme une autre, non ? Les films, téléfilms sur JW Gacy sont pléthoriques, citons notamment Gacy (2003), réalisé par Clive Saunders, le téléfilm Dear Mr. Gacy avec William Forsythe, sans oublier les « çà » (livre de Stephen King)… Les énumérer serait fastidieux et ils sont déjà énoncés sur votre blog préféré !

La critique :

Qu’en est-il de ce TORMENT, est-il l’ultime film d’horreur insoutenable, le nouveau CANNIBAL HOLOCAUST, SALO, A SERBIAN FILM Reprenons le fil d’ariane et remontons l’histoire de ce TORMENTTORMENT débute avec des illustrations représentant des clowns (inspirées des dessins réalisés par le tueur en série en prison). Torment est un film silencieux (seuls quelques mots seront prononcés : KISS MY ASS (euh, non merci, pas envie, en fait !), dernière phrase véridique prononcée par John Wayne sur la chaise électrique).
Le film d'Adam Ford se concentre exclusivement sur des actions sadiques. Les scènes de violence restent très explicites voire pornographiques. La photographie de Domiziano Cristopharo est comme souvent de qualité, l’utilisation des lumières dans les rêves/cauchemars/paralysie du sommeil de Jeffrey (joué par Rikky Fiore) sont une réussite technique en soi.

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Matteo De Liberato interprète le tueur habillé et maquillé en clown (un hommage à GACY) et reste crédible toutefois (sans atteindre des sommets non plus, faut pas déconner). Il a le physique grassouillet de l’emploi (voir le vrai GACY) et une certaine présence inquiétante, de par le maquillage et les actes proférés sur ses victimes (deux dans le film !). On pourra souligner les effets spéciaux réussis et réalistes d'Athanasius Pernath. Voilà, voilà… Pour autant, rien ne fonctionne, nous ne pénétrerons jamais dans la psyché de ce tueur, nous assisterons une fois de plus à quelques performances sadiques et sexuelles (sodomie pour tous et vilenies nauséeuses commises sur nos deux lascars…).

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s le début, un jeune éphèbe se réveille auprès du tueur obèse, celui-ci déambule dans la maison du tueur, ouvrant des meubles (t’es pas chez toi, mec !) et tombe par hasard sur une clé. Il s’introduira ainsi dans une pièce où l’horreur culminera. Il comprendra in fine que son pote enrobé n’est pas un bisounours (ah bon ?). Erreur fatale de ce jeune curieux (on ne fouille pas chez les étrangers, bordel ! C’est impoli, mal éduqué, sale bobo…). Il sera donc châtié, sodomisé (rien ne plus normal quand on se permet de fouiller ainsi) et tailladé (on fait moins le malin, là).

Quelques minutes plus tard, notre pote mal éduqué est attaché pour une pratique anale des plus banales, un bon doigt qui s’enfonce vu de l’intérieur de l‘anus (une vision de la grotte de Lascaux mais sans peintures rupestres) et une bouteille qui, gentiment, rentrera elle aussi dans cette grotte ! (glauque, direz-vous ? Non, même pas, ridicule car inutile). Autre problématique et non des moindres, l’intégralité du film s’articule dans cette masure, à savoir des chambres et des couloirs ; l’atmosphère putride qu’exigerait un tel film est absente, ne permettant aucunement d’appréhender les abjectes sodomies et les quelques coups de canif assénés sur nos amis gémissant de douleur...
Cà et là, quelques idées germent en substance : des images oniriques aux tons colorés du plus bel effet, sortis du cortex du jeune éphèbe, pointent par instant. Le choix « couillu » du silence était en soi excellent, mais il ne retranscrit pas la déviante psychologie libidineuse du tueur, et crée un vide sidéral où le rien s’acoquine avec le néant du film.

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Le glauque promis par la clique Christopharo, Stephen BIRO (éditeur de films chez Unearthed Films et réalisateur d'American Guinea Pig : Bouquet of Guts and Gore) tourne au BUZZ foireux et ne m’engage pas à suivre une nouvelle fois (voir Xpiation) les péripéties de cette banda qui prône l’ultime horreur underground. Tout cela converge vers un miroir aux alouettes, un appeau de plus... Il ne me reste que le DEEP WEB XXX à visionner (mouais, bien peur en définitive). Reste, à mon sens le film ultime sur ce genre, Henry, portrait d'un serial killer (titre original : Henry : Portrait of a Serial Killer), film américain de John McNaughton sorti en 1986…
N’est pas réalisateur qui veut, n’est-ce pas ADAM pas FORD ? Ce film existe en BLURAY et DVD chez Unearthed Films (all zone), commandable chez diabolik DVD et introuvable ailleurs (je vends le mien !). Au final, le POGO promis se transmute à un quelconque BOZO (bien plus rigolo) et de ce pas, recherche ma proustienne madeleine… J’attends volontiers vos opprobres ... KISS MY ASS ! Bulletin de l’élève : Adam doit impérativement réagir par un travail constant et soutenu, nous comptons sur votre potentiel (aucunement affirmé ce trimestre) ; sans cela, un fiasco cosmique sera effectif au second trimestre.

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Côte : Navet

 

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