Aujourd'hui, Cinéma Choc vous propose de revenir sur la saga Terminator via un classement des épisodes, soit du meilleur au pire chapitre de la franchise.

 

t 2

1. Terminator 2 - Le Jugement Dernier (James Cameron, 1991) : C'est sur quelques menus détails que cette suite prend la première place et remporte la couronne voluptuaire au profit d'un premier chapitre. Via Terminator 2, James Cameron peaufine certaines thématiques, notamment celle de ce fatum qui nimbe une Humanité voué à dépérir sous les assauts répétés de Skynet. Le T-800 n'est plus cette figure antinomique de naguère et se transmute presque en une sorte de patriarche que John Connor, devenu un adolescent revêche, se charge de rééduquer. Surtout, ce nouvel opus peut escompter sur un nouvel adversaire, le T-1000, un cyborg quasi invulnérable. James Cameron étaye sa dilection pour l'élément liquide, déjà entrevu dans Abyss (1989).

 

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2. Terminator (James Cameron, 1984) : On omet souvent de préciser que ce premier chapitre n'est qu'une série B, néanmoins promise à une carrière fulgurante par l'entremise du support vidéo. En outre, le succès pharaonique de ce film de science-fiction dépassera son auteur démiurgique. A raison, James Cameron jubile. Il est donc à la fois de voyage temporels, d'un avenir en décrépitude et d'un cyborg dépêché dans le passé pour annihiler la future mère du leader de la Résistance humaine. Surtout, James Cameron crée une nouvelle race de tueur redoutable et inarrêtable. La scène dans le commissariat reste encore à ce jour l'une des séquences les plus mémorables de la franchise.

 

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3. Terminator 3 - Le Soulèvement des Machines (Jonathan Mostow, 2003) : Formellement, ce troisième épisode s'approxime à une sorte de remake officieux de son illustre devancier. Là aussi, le film multiplie les scènes de course poursuite à une vitesse astronomique. Rien de neuf au bataillon si ce n'est que John Connor est devenu un junkie notoire et qu'il refuse incessamment son destin de futur leader de la Résistance. Le T-1000 est suppléé par son pendant féminin, toutefois avec beaucoup moins de grâce et de raffinement. On prend les mêmes et on recommence... Sauf que ce troisième opus souffre de la métaphore avec ses augustes antécesseurs. L'absence de James Cameron se fait furieusement sentir... En revanche, le prologue final est réussi...

 

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4. Terminator Dark Fate (Tim Miller, 2019) : Dernier chapitre en date en espérant qu'il soit le dernier... Retour de James Cameron derrière le scénario du film. Le cacographe promet un nouveau chapitre en apothéose censé retrouver la virulence de ses glorieux épigones. Seul bémol et pas des moindres, James Cameron confie ce sixième opus aux mains d'un vulgaire tâcheron en la personne de Tim Miller. Certes, Terminator Dark Fate doit phagocyter les volets 3, 4 et 5. En réalité, il amalgame tous les épisodes pour proposer un condensé indigeste de la franchise.
Linda Hamilton est de retour et doit composer avec un Arnold Schwarzenegger désormais chenu. Peine perdue... Là aussi, le Rev-9 n'est qu'un nouvel avatar du T-1000, en nettement plus évolué. Ce blockbuster fait l'apologie du féminisme et de la cause mexicaine avec néanmoins peu de subtilité.

 

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5. Terminator Renaissance (McG, 2009) : après un troisième opus plutôt désappointant, la saga est confiée entre les mains d'un nouveau tâcheron. Mais au moins McG tente d'obliquer vers de nouvelles anfractuosités. Terminator Renaissance nous transporte directement dans un futur atrophié dans lequel John Connor doit prendre les mains de la Résistance. Cependant, le film se montre beaucoup trop avaricieux en termes de saynètes spectaculaires. La menace préfigurée par Skynet reste beaucoup trop timorée. De surcroît, la relation entre John Connor et le nouveau Terminator (humain) de service manque d'éloquence. Formellement, Terminator Renaissance s'apparente à une sorte de salmigondis filmique qui pâtit - entre autres - d'un scénario nébuleux.

 

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6. Terminator Genisys (Alan Taylor, 2015) : Derechef, la saga est confiée à un vulgaire cacochyme en la personne d'Alan Taylor. Pourtant, dixit les propres aveux de James Cameron, Terminator Genisys devait retrouver la luminescence de jadis. Peine perdue. Le film est victime de son scénario alambiqué, d'un T-800 à la fois chenu et sporadique et de tergiversations temporelles qui rend le film calamiteux et amphigourique. A cette modicité, viennent également s'agréger de nombreuses digressions narratives. Ainsi, dans le futur, John Connor devient - sous l'égide de Skynet - un cyborg belliqueux et une ixième variation du T-1000. On croit fabuler... Allez hop, poubelle !