science and the swastika deadly experiment

Genre : documentaire, shockumentary, historique, trash, extrême (interdit aux - 18 ans)
Année : 2002
Durée : 49 minutes

Synopsis : La série intitulée Science and the Swastika se fragmente en quatre épisodes bien distincts et se polarise sur toutes les atrocités et perniciosités commises par le Troisième Reich entre 1933 et 1945. Aujourd'hui, c'est le second segment, The Deadly Experiment, qui fait l'objet d'une chronique dans les colonnes de Cinéma Choc. Dans la lignée du terrible German Concentration Camps Factual Survey (Alfred Hitchcock et Sidney Bernstein, 1944), Science and the Swastika - The Deadly Experiment se centre sur les expériences médicales, chimiques et bactériologiques menées par des médecins nazis sur des juifs ou des populations tziganes.

 

La critique :

Que les thuriféraires de Cinéma Choc, votre blog favori (rires !), se rassérènent. Via cette nouvelle chronique, nous ne commettrons pas l'offense d'itérer - derechef - le genèse du "Mondo", du shockumentary et du death movie à travers de nombreuses explicitations fastidieuses. Toujours est-il que le cinéma trash et extrême n'a pas seulement pour apanage de se polariser sur des accidents malencontreux, des exécutions sadiques, des snuffs animaliers et des tortures pratiquées avec l'assentiment de victimes curieusement impassibles. Le shockumentary, comme son intitulé l'indique, prise et affectionne les turpitudes commises par des régimes potentats. Le shockumentary revêt également des dimensions sociologiques, politiques, historiques et idéologiques. Il était donc temps d'évoquer la peste concentrationnaire.
Sur cette thématique spinescente, on trouve toute une pléthore de documentaires, plus ou moins scabreux et mortifères.

Si certains s'en tiennent à quelques archives et témoignages (notamment le bien nommé Auschwitz, Premiers Témoignages ou encore De Nuremberg à Nuremberg), d'autres s'immiscent sur le sujet nébuleux de la propagande. C'est par exemple le cas de l'excellent (et polémique) Quand les Nazis filmaient les ghettos - Un film inachevé (Yael Hersonski, 2009). Pour souvenance, le Procès de Nuremberg se tiendra du 20 novembre 1945 jusqu'au premier octobre 1946. Ce procès est intenté par les puissances alliées et consiste à juger certaines personnalités éminentes du Troisième Reich et accusées (responsables...) de crimes contre l'Humanité.
Pour la première dans l'Histoire (avec un "H" majuscule), un procès relate sans fard les atrocités et les abominations proférées dans les camps de concentration allemands.

5839aa9bef2ddea691767aab65f30063

 

Le monde découvre alors, éberlué, le processus d'extermination opéré dans les camps de la mort, de l'arrivée des prisonniers claustrés dans des wagons et de choix qui s'opère entre la mise forcée au travail ou la direction vers les chambres à gaz. De tous les camps de la mort, celui d'Auschwitz est souvent considéré comme cette quintessence funèbre et d'un processus d'extermination (bis repetita) pensé et ratiociné pour massacrer plusieurs milliers de personnes par jour. L'Holocauste est en marche. Plus de six millions de Juifs périront et agoniseront dans les camps de concentration.
Mais les résistants, les prisonniers politiques (surtout les communistes et les dissidents au régime nazi), ainsi que les populations tziganes seront, eux aussi, des cibles privilégiés et désignés par le Troisième Reich. Quelques décennies plus tard et sous l'omniscience de Claude Lanzmann, l'Holocauste se transmutera en Shoah via un documentaire éponyme.

Mais d'autres shockumentaries abordent les expériences biologiques et médicales pratiquées (pour la plupart) dans les camps de la mort, celui d'Auschwitz étant le plus tristement célèbre... C'est par exemple le cas de documentaires tels que German concentration camps factual survey (Alfred Hitchcock et Sidney Bernstein, 1944), War of Atrocities - The Horrors of War (Geof Bartz, 1983), ou encore La mémoire meurtrie - Memory of the camps (Alfred Hitchcock et Sidney Bernstein, 1945). Pour tous ces shockumentaries, l'ultime réprobation - soit une interdiction aux moins de 18 ans - est de rigueur. Et Science and the Swastika - The Deadly Experiment, réalisé par la diligence de Sebastian Faulks en 2002, ne déroge pas à la règle.
En raison de ses thématiques, ce shockumentary est seulement disponible en vidéo.

MV5BNTM5YjdkNGEtZmQ3YS00ZGUxLTlkOTAtYmM1MGY4ZjA4ZTcwXkEyXkFqcGdeQXVyNzI4MDMyMTU@

Autant l'annoncer sans fard. En raison de sa virulence, ce shockumentary est quasiment introuvable en dvd, à moins de déverser l'intégralité de votre pécune sur EBay. On ne décèle presque aucune information sur le réalisateur Sebastian Faulks, à moins de se rendre sur le site IMDb (Source : https://www.imdb.com/name/nm0269127/?ref_=tt_ov_st_sm). A fortiori, le metteur en scène officie surtout en tant que producteur derrière des documentaires et des séries télévisées inédits dans nos contrées hexagonales. La série de shockumentaries dédiée à Science and The Swastika se subdivise en quatre segmentations bien distinctes : Hitler's Biological Soldiers, The Deadly Experiment, The Wrong Stuff et The Good German.
Aujourd'hui, c'est le cas du second épisode - The Deadly Experiment - qui fait l'objet d'une chronique sur Cinéma Choc.

La série intitulée Science and the Swastika se fragmente en quatre épisodes bien distincts et se polarise sur toutes les atrocités et perniciosités commises par le Troisième Reich entre 1933 et 1945. Aujourd'hui, c'est le second segment, The Deadly Experiment, qui fait l'objet d'une chronique dans les colonnes de Cinéma Choc. Dans la lignée du terrible German Concentration Camps Factual Survey (Alfred Hitchcock et Sidney Bernstein, 1944), Science and the Swastika - The Deadly Experiment se centre sur les expériences médicales, chimiques et bactériologiques menées par des médecins nazis sur des juifs ou des populations tziganes. 
Attention, SPOILERS ! La série intitulée Science and the Swastika se fragmente en quatre épisodes bien distincts et se polarise sur toutes les atrocités et perniciosités commises par le Troisième Reich entre 1933 et 1945.

téléchargement (1)

 

Aujourd'hui, c'est le second segment, The Deadly Experiment, qui fait l'objet d'une chronique dans les colonnes de Cinéma Choc. Dans la lignée du terrible German Concentration Camps Factual Survey (Alfred Hitchcock et Sidney Bernstein, 1944), Science and the Swastika - The Deadly Experiment se centre sur les expériences médicales, chimiques et bactériologiques menées par des médecins nazis sur des juifs ou des populations tziganes. Aujourd'hui, on sait que de nombreux camps de la mort se sont adonnés à des expériences bactériologiques et médicales. On cite régulièrement Auschwitz, mais il faut également ajouter les camps de Dachau, Ravensbrück et Natzwiller. C'est par ailleurs ce que rappelle The Deadly Experiment.
A l'instar de German Concentration camps factual survey, The Deadly Experiment peut escompter sur toute une kyrielle d'archives, de lithographies mortuaires, de témoignages de survivants et de vidéos de propagande retrouvées par les Alliés.

Comme le stipule son intitulé, The Deadly Experiment se centre sur les expériences menées par Josef Mengele, un médecin tristement notoire, et qui a essentiellement étudié des cas de contamination et d'inoculation sur des populations tziganes, en particulier sur les enfants. Le médicastre, visiblement atteint par le Complexe d'Icare, expérimente de prétendues panacées sur les enfants. Sur ces entrefaites, The Deadly Experiment arbore toute une litanie de photographies épouvantables. Des marmots, à peine âgés de trois ans, sont déjà condamnés à la mort et semblent supplier leur bourreau de stopper les inimitiés. Mais Josef Mengele n'a cure des pleurnicheries de ses victimes.
Le chercheur se passionne (si j'ose dire...) pour les jumeaux monozygotes qu'il envoie directement à l'abattoir après leur avoir retiré plusieurs organes prédominants. 
Il est, entre autres, question de recherches pour éradiquer le cancer... Le cas de Carl Clauberg est aussi évoqué. Le médecin s'adonne essentiellement à des expériences de stérilisation massive sur des femmes via des injection intra-utérines. Est-il absolument opportun de s'appesantir plus allègrement sur les sinistres détails ? Pas vraiment... Ou alors, oui... D'une certaine façon... Ne serait-ce que pour rappeler que toutes ces ignominies ont bel et bien été professées dans les camps de la mort, une façon comme une autre de faire taire les négationnistes, hélas encore soupçonneux et dubitatifs, même devant l'évidence.
En ce sens, Science and the Swastika - The Deadly Experiment est un shockumentary important, même s'il s'adresse à un public particulièrement averti.

 

Note : 15/20

sparklehorse2 Alice In Oliver