dragon ball super broly

Genre : action, animation
Année : 2019
Durée : 1h40

Synopsis : Goku et Vegeta font face à un nouvel ennemi, le Super Saïyen Légendaire Broly, dans un combat explosif pour sauver notre planète. 

La critique :

A l'origine, la série d'animation télévisée japonaise, Dragon Ball, produite, scénarisée et réalisée par les soins d'Akira Toriyama, est l'adaptation d'une série de mangas publiée entre 1984 et 1995, et librement inspirée d'un opuscule, Wu Cheng'en La Pérégrination vers l'Ouest (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_Ball). Autant l'annoncer de suite. Au cours de cette chronique, nous n'allons pas nous appesantir sur l'exégèse de Dragon Ball dans ses grandes largeurs. Il faudrait sans doute plusieurs articles pour résumer la trame narrative de cette série d'animation foisonnante et exhaustive. Mais d'une façon générale, le manga comme la série suivent les tribulations de Son Goku, un jeune bambin affublé de pouvoirs incommensurables, et qui part à la recherche des sept boules de cristal. Une fois réunis, ces objets mystérieux ont le pouvoir de réveiller un dragon thaumaturgique et d'exaucer trois voeux.

Tel est le point de départ lapidaire de Dragon Ball. Ainsi, la série d'animation se fragmente en plusieurs sections bien distinctes. Dragon Ball premier du nom se polarise sur la jeunesse de Son Goku, ainsi que sur ses rencontres d'infortune avec plusieurs adversaires légendaires, notamment Tortue Géniale (qui va devenir son mentor), Krilin, Mister Satan, Ten Shin Han et Yamcha, entre autres. Puis, la série évolue vers d'autres aspérités. Finies les rodomontades et les truculences pour arborer un visage beaucoup plus adulte avec Dragon Ball Z
Désormais, Son Goku doit accepter ses origines lointaines et "saiyans". Aidé par ses fidèles acolytes, il doit se colleter avec les guerriers de l'espace. Après plusieurs combats acharnés contre son propre frère (Raditz), puis contre le duo formé par Nappa et Vegeta, le jeune guerroyeur se rend sur Namek, une planète située aux confins de l'univers. 

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Sur place, Son Goku retrouve son meilleur ennemi, Vegeta, en dissidence contre le joug de Freezer. Dès lors, la puissance de Son Goku va connaître une croissance exponentielle puisque le jeune homme va se métamorphoser en super guerrier, une coalescence qui nécessite beaucoup de concentration et d'énergie. Mais Son Goku peut encore augmenter sa force et son aura avec plusieurs niveaux de combat (en gros, super guerrier niveau 1, super guerrier niveau 2 et super guerrier niveau 3). Toutes ces transformations lui permettront de vaincre plusieurs adversaires proéminents, notamment Cell et Boo, deux créatures protéiformes qui ont juré l'extinction de notre planète.
Vous l'avez donc compris. Dragon Ball Z s'achemine toujours sur la même dialectique eschatologique. La paix terrestre se retrouve subrepticement menacée par un monstre surgi de nulle part.

Harassé, Akira Toriyama souhaite conclure sa série en apothéose et jure qu'on ne l'y reprendra plus. Une lapalissade. Certes, le démiurge originel ne participe pas au carnage commis par Dragon Ball GT qui parachève une série télévisée en déliquescence. Courroucés, les fans désarçonnés réclament le retour d'Akira Toriyama dans les plus brefs délais. La requête des thuriféraires est alors ouïe par leur célèbre bienfaiteur. C'est dans cette rhétorique que naît Dragon Ball Super, produit par les studios Toei Animation et toujours sous l'égide d'Akira Toriyama entre 2015 et 2018. 
Cérémonieux, Akira Toriyama ne souhaite pas voir cette nouvelle série dévoyée par certaines tortuosités et ellipses narratives. Le créateur n'a pas du tout apprécié les roueries et les omissions de Dragon Ball GTDragon Ball Super se doit de retrouver cette fulgurance de naguère, ainsi que la tonitruance de Dragon Ball Z en son temps.

Dragon Ball Super est donc conçu, pensé et ratiociné comme la suite inhérente de Dragon Ball Z. Cette série d'animation fait donc fi des événements prosaïques de Dragon Ball GT, pour le plus grand bonheur des adulateurs originels. Dragon Ball Super est aussi une réécriture des films Dragon Ball Z : Battle of Gods (Masahiro Hosoda, 2013) et de Dragon Ball Z : la résurrection de "F" (Tadayoshi Yamamuro, 2015, source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_Ball_Super). Si, encore une fois, l'objectif de Dragon Ball Super est de renouer avec cette irrévérence de jadis, la série recevra un accueil plutôt mitigé lors sa diffusion télévisuelle. 
De prime abord, les fans admonestent et vitupèrent une animation disharmonieuse et même parfois saccadée. 

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Bilieux, Akira Toriyama se joint aux inimitiés et persifle à son tour une animation qu'il juge ordurière. Subdivisé en plusieurs Arcs (Arc 1 : Battle of Gods, Arc 2 : Résurrection de Freezer, Arc 3 : Dieu de la destruction Champa, Arc 4 : Trunks du futur et Arc 5 : Survie de l'univers), Dragon Ball Super se révèle, aux yeux des amoureux de la série, de qualité sporadique. A l'instar de Dragon Ball GT, Dragon Ball Super suscite les anathèmes et les quolibets. Certes, les dessinateurs et les scénaristes rectifieront la trame scénaristique, ainsi que les graphismes, au cours des pérégrinations de Son Goku et de ses amis. Indubitablement, Dragon Ball Super divise. 
D'un côté, certains contempteurs abhorrent et gourmandent une série qui n'a plus de raison d'être et qui aurait dû péricliter après le combat titanesque contre Boo.

De l'autre, les thuriféraires saluent et louangent certaines sections beaucoup plus éloquentes, entre autres l'Arc consacré au retour de Trunks du futur, et surtout le dernier Arc en date consacré à la survie de l'univers. Corrélativement, Akira Toriyama a quitté le navire, jurant qu'on ne l'y reprendra pas. Une chimère... Nonobstant toutes ces polémiques, la saga Dragon Ball continue de faire recette. Mieux, Akira Toriyama a cessé sa défection pour revenir en tant que scénariste de Dragon Ball Super - Broly, cornaqué par l'érudition de Tatsuya Nagamine en 2019.
Si ce long-métrage triomphe dans son pays d'origine (le Japon, au cas où vous n'auriez pas compris...), il essuie un échec cuisant lors de son exploitation dans nos contrées hexagonales. Les critiques se montrent également pondérées.

Pour les aficionados de longue date, Dragon Ball Super - Broly remplit doctement son office. Pour d'autres objecteurs, cette adaptation animée n'est qu'une succession de rixes et de martialités. Reste à savoir si Dragon Ball Super - Broly justifie - ou non - son visionnage. Réponse à venir dans les lignes de cette chronique... Attention, SPOILERS ! (1) Retour aux origines de la célèbre franchise ! Sur la planète Végéta Paragus, le père de Broly, se rebelle contre le Roi Végéta qui, jaloux de la puissance de Broly, veut envoyer le bébé sur une autre planète pour ne pas qu'il fasse d'ombre à son fils. En parallèle, Bardock, le père de Sangoku, a un mauvais pressentiment et craint que Freeze ne cherche à détruire le peuple Saiyan, ce qui ne manque pas d'arriver. 
41 ans après l'explosion de la planète, Paragus et Broly vivent sur une planète cauchemardesque et sont retrouvés par des soldats de Freezer, ressuscité à la fin de l'arc précédent (Arc de survie de l'univers). 

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Le tyran y voit là l'opportunité rêvée pour se venger de Goku et décide de les intégrer dans son armée. Au même moment, les six boules de cristal que possède Bulma sont volées. Goku et Végéta tentent de les retrouver et font la rencontre de celui qui est probablement le super guerrier de la légende, Broly. La baston peut commencer (1). Vous l'avez donc compris, supputé, voire subodoré. Dragon Ball Super - Broly fait suite à l'arc de survie de l'univers. Ce nouveau film d'animation a pour dessein de réconcilier à la fois les fans originels (ceux qui ont adoubé et sacralisé Dragon Ball Z) et ceux qui ont brocardé et anathématisé la série d'animation Dragon Ball Super.
La présence d'Akira Toriyama est perceptible, voire omniprésente tout au long de Dragon Ball Super - Broly.

Le film de Tatsuya Nagamine a donc l'intelligence de revenir aux Super Saiyans, soit l'essence même de Dragon Ball Z, tout en amalgamant la trame narrative de Dragon Ball SuperIl est donc à la fois question de l'origine des Super Saiyans et de leur extinction de la surface de l'univers, mais également de la légende du super guerrier divin. Autant l'annoncer sans ambages. Dragon Ball Super - Broly s'adresse aux irréductibles de la série. Le film d'animation est conçu, réalisé et ratiociné pour flagorner les laudateurs de longue date. Sur ce dernier point, Tatsuya Nagamine et Akira Toriyama s'attellent solennellement à la tâche. Mieux, un gros effort a été déployé au niveau de l'animation et des graphismes, parfois dissonants dans la série Dragon Ball Super.
Pour ceux qui affectionnent les pugilats et les belligérances à tous crins, ils seront en terain connu et quasiment conquis. 
Rarement, la franchise ne se sera montrée aussi philanthrope. On ne compte même plus les combats titanesques et homériques, un exercice dans lequel Tatsuya Nagamine et Akira Toriyama excellent. Les autres clabauderont et persiffleront à raison contre certaines errances scénaristiques, hélas inhérentes à la franchise.

 

Note : 16/20 (pour les fans), 11.5/20 (pour les autres)

(1) Synopsis du long-métrage d'animation sur : https://www.ecranlarge.com/films/critique/1063160-dragon-ball-super-broly-critique-just-saiyan

sparklehorse2 Alice In Oliver