animal gore

Genre : pornographie, trash, gore, extrême (interdit aux - 18 ans)

Année : 2009 (?)

Durée : 41 minutes

 

Synopsis : Animal Gore LPS 006 se subdivise en deux actes. Le premier acte, de facture traditionnelle, montre une pauvre mijaurée victime du vibromasseur de ses deux amants. Le second acte, beaucoup plus âpre que son antécesseur, expédie une pauvre gourgandine aux prises avec de véritables tortionnaires. Ces derniers, hilares, entraînent alors l'infortunée dans une série de lubricités. Cette série de bacchanales dérivera, manu militari, dans les entrailles de la cochonceté.

 

La critique :

Lorsque l'on évoque l'univers corseté de la pornographie, il convient justement de distinguer deux grands mouvements dans cette industrie cinématographique. Certes, dans le documentaire Polissons et Galipettes (2002), les réalisateurs Michel Reilhac et Cécile Babiole rappellent que la pornographie existait déjà de façon officieuse via plusieurs courts-métrages tournés dès les premiers balbutiements du noble Septième Art. Mais ce n'est qu'à partir de l'orée des années 1970 que la pornographie actera - cette fois-ci de façon officielle - sa naissance. La lubricité, la débauche, les bacchanales et les parties d'agapes et de priapées débarquent dans une époque qui souhaite s'affranchir du diktat d'une société que certains individus jugent beaucoup trop impérieuse et rigoriste.
Conjointement, les femmes proclament les dernières absoutes du patriarcat et s'emparent du désir masculin.

Ainsi, certaines figures proéminentes du mouvement féministe deviennent les régentes absolutistes du milieu pornographique entre les années 1970 et 1980. La plupart des productions pornographiques, qui sont réalisées entre la lisière des années 1970 et le milieu des années 1980, mettent en exergue un couple épris de libertinage, et qui s'adonne sans sourciller aux polissonneries, au dévergondage, au triolisme, à l'échangisme, au saphisme et au candaulisme ; le tout sous la complicité incongrue du conjoint ou de la conjointe. Finalement, ce premier mouvement, issu de la pornographie, correspond à une sorte de délire orgiaque et fantasmatique.
Rien de bien méchant en somme. Puis, vers le milieu des années 1980 et avec l'ascension des vidéoclubs, l'industrie pornographique connaît une tangente rédhibitoire.

Il n'est plus seulement question de badiner, de butiner (si j'ose dire...) ni de batifoler, mais de proposer des productions de plus en plus arrogantes et aventureuses, quitte à côtoyer les firmaments de l'indécence, du trash et de l'extrême ; un peu à la manière du Marquis de Sade en son temps à travers le manuscrit des Cent Vingt Journées de Sodome. Non, la pornographie moderne et contemporaine n'a rien inventé et s'inspire, in fine, des pratiques fétichistes et sadomasochistes déjà en vogue dès le XVIIIe siècle. Corrélativement, le féminisme a permis le divorce de masse, ainsi que l'égalitarisme à tous crins. Hommes et femmes se retrouvent amalgamés et sont finalement des figures analogiques, un didactisme qui dénature et gangrène la genèse du désir. 
Le phallus, ce curieux objet d'abandon et de dépravation, n'est plus cette figure de fascination archaïque de jadis.

Le public satyriasique réclame en catimini des productions pornographiques de plus en plus âpres et sulfureuses. Leur requête sera davantage ouïe par les producteurs via l'explosion d'Internet et de sites pornographiques qui pullulent sur la Toile. Indubitablement, en l'espace d'une quarantaine, voire d'une cinquantaine d'années, la pornographie a connu des fluctuations irrépressibles ; un mouvement qui profite à certaines figures prévalentes et autocratiques, dont Tohjiro fait partie. Ce n'est pas la première fois - loin de là - que ce cryptonyme impétueux apparaît dans les colonnes éparses de Cinéma Choc. Pour souvenance, le blog s'est déjà attelé aux chroniques outrecuidantes de The Ultimate Torture of Kaname Flower (2018, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2018/10/09/36754677.html), Vomit Enema Extasy (2009, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2016/05/08/33740739.html), Vomit Enema Extasy 2 (2010, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2016/08/14/34175396.html) et Kuso Limitless (2011, Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2017/08/19/35587913.html).

Autant l'annoncer sans ambages. A travers ces pellicules impertinentes, la pornographie coudoie allègrement les précipices du stupre et de l'abjection via des performances qui font voeu d'obédience et d'allégeance à la scatologie et l'émétophilie, entre autres. Paradoxalement, cette surenchère dans l'impudicité n'a pas empêché Tohjiro de s'arroger la couronne sérénissime du chantre de la pornographie, en particulier dans le "bondage". Il faut aussi préciser que ce personnage énigmatique sévit dans l'industrie cinématographique depuis les années 1990, et louvoie impunément entre certaines productions plus traditionnelles et autres pellicules infames et turpides, mais qui se sont soldées par un succès mirobolant lors de leur sortie en vidéo.
Dans tous les cas, quelle que soit l'orientation de ces productions, Tohjiro propose de revenir à cette genèse fantasmagorique.

Tous ces films, qu'ils soient classiques ou fallacieux, se polarisent sur de jolies gourgandines suppliciées, malmenées et rabrouées par une gente masculine libidineuse et concupiscente. Certes, Animal Gore LPS 006, soit la chronique qui vous est prodiguée aujourd'hui, n'est pas un film de Tohjiro. Néanmoins, il en porte à la fois le sceau, les rudiments, ainsi que les linéaments. Ne cherchez pas. Ce long-métrage asiatique, qui semble sourdre de nulle part, est parfaitement introuvable. Alors comment Cinéma Choc est parvenu à visionner cet OFNI (objet filmique non identifié) provenant des basses sphères du cinéma underground ? Tout simplement grâce à son chroniqueur célébrissime et fétiche : Inthemoodforgore. Pour de plus amples informations, j'invite notre auteur polymathique à rebondir (ou non ?) via les commentaires. En l'occurrence, Animal Gore LPS 006 n'est même pas stipulé sur la Toile, que soit sur le site IMDb ou encore sur Wikipédia.

Même chose pour l'année de parution de cette ignoble prévarication sur pellicule. A fortiori, Animal Gore LPS 006 aurait été tourné en 2009, mais cette date reste assujettie à la circonspection. Même remarque (bis repetita) pour le nom du réalisateur de cette forfaiture. Ce dernier, s'il existe, n'est pas non plus mentionné. Seule donnée et pas des moindres, Animal Gore LPS 006 provient du studio Putrid Productions. Certes, ce moyen-métrage, d'une durée approximative de quarante minutes (41 minutes pour être précis), est totalement inconnu au bataillon. A contrario, Animal Gore LPS 006 est activement prisé par les collectionneurs patentés du cinéma trash.
Selon ces mêmes aficionados, Animal Gore LPS 006 serait considéré comme le ou l'un des films les plus barbares et sordides de tous les temps.

Tout du moins, il peut être facilement recensé en tête de peloton. Inutile de préciser qu'un tel OFNI ne pouvait pas escarper - bien longtemps - à l'oeil avisé de Cinéma Choc. Evidemment, de telles fantasmagories lubriques sur pellicule ne pouvaient provenir que du cinéma asiatique. D'ailleurs,un tel métrage (un moyen-métrage, en l'occurrence) est tellement introuvable que l'on ne décèle pas la moindre image - ni la moindre information - sur internet. C'est par l'entremise de mon portable que j'ai pu photographier l'oriflamme de cet ovni cinématographique. Pourquoi le titre de "LSP 006" ? En l'état, difficile de répondre... Mais il semblerait que plusieurs séries de moyens-métrages aient été tournés dans la foulée.
Il existe donc au moins deux suites consécutives, les bien nommés Animal Gore LPS 007 et Animal Gore LPS 008.

Par décence, Cinéma Choc se contentera du premier opus. Les ignominies proférées ne présentent qu'un intérêt relatif. Surtout, elles sont redondantes et rébarbatives. Reste à savoir si Animal Gore LPS 006 mérite autant de louanges (si j'ose dire) sur ses prétendues crapuleries. Réponse à venir dans les lignes éparses de cette chronique... Mais trêve de palabres et de verbiages et passons à l'exégèse du film. Attention, SPOILERS ! Animal Gore LPS 006 se subdivise en deux actes. Le premier acte, de facture traditionnelle, montre une pauvre mijaurée victime du vibromasseur de ses deux énamourés. Le second acte, beaucoup plus âpre que son antécesseur, expédie une pauvre gourgandine aux prises avec de véritables tortionnaires. Ces derniers, hilares, entraînent alors l'infortunée dans une série de lubricités. Cette série de bacchanales dérivera, manu militari, dans les entrailles de la cochonceté. 

Autant l'annoncer sans fard. La première segmentation, d'une durée de vingt minutes, ne présente aucun intérêt. Cette première section s'apparente à un film pornographique traditionnel. Ni plus ni moins. Inutile de s'étendre sur ce préambule étrangement timoré. En revanche, la partie suivante s'approxime à une véritable invitation dans les limbes infernales ! Une jeune femme est entraînée de force dans une cellule de détention. Sur le sol, ce sont des entrailles, des intestins, des déjections, le cervelet et le crâne sanguinolent d'un porcin qui gisent au milieu d'une bande de bourreaux extatiques. La pauvre dévergondée est alors enjointe de subir toutes les bassesses possibles.
Evidemment, les bourreaux espiègles n'entendront pas les supplications de la mijaurée. Cette dernière est alors éclaboussée, puis ensevelie dans les boyaux, la carne et les ventrailles. Hélas, la tête décapitée de l'animal sera copieusement apposée dans la cavité génitale de la malheureuse. Est-il absolument opportun de s'appesantir davantage sur les sinistres détails ? Non... Pas Vraiment... Pas du tout... Paradoxalement, Animal Gore LPS 006, en dépit de son barbarisme, ne mérite pas forcément tous ces anathèmes. Certes, il peut aisément prétendre à une bonne place dans le classement des 200 pires films de tous les temps (les plus abjects, en tout cas). Toutefois, en raison de sa première partie, curieusement pudibonde, Animal Gore LPS 006 ne rivalise pas avec d'autres dépravations éructées sur pellicule. Cependant, il reste tout de même un sacré client !

Note : ?

 

sparklehorse2 Alice In Oliver

N.B. = Merci à Inthemoodforgore pour avoir réussi à dénicher le film. Sans la dextérité de son chroniqueur fétiche, Cinéma Choc n'aurait jamais pu publier cette chronique !