misanthrope 2018

Genre : shockumentary, trash, snuff, pornographie, extrême (interdit aux - 18 ans)
Année : 2018
Durée : 2h48

Synopsis : A l'instar de Most Disturbed Person On Planet EarthMisanthrope explore la face cachée d'internet en prodiguant toute une série de saynètes abominables. Davantage transi par les lubricités, Misanthrope s'appesantit davantage sur le sadisme et une sexualité dénotative. 

La critique :

C'était le 4 septembre 2016, Cinéma Choc, dans son inconvenance et sa compétence crasse, vous affligeait Most Disturbed Person On Planet Earth - The Movie (Source : http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2016/09/04/34265509.html). Cette chronique sagace nous était prodiguée par l'auteur Inthemoodforgore (Inthemood pour les intimes...). Notre célèbre grimaud, dans sa finauderie et sa polymathie légendaire, décrivait (décriait...) une sorte de maelström entre le snuff et le shockumentary à caractère déviant. Pis, Most Disturbed Person On Planet Earth - The Movie faisait office de la pire insanité jamais réalisée.
Ce shockumentary transgressif reprenait sans fard le paradigme de Faces of Death (John Alan Schwartz, 1978), soit Face à la Mort dans la langue de Molière.

A l'instar du death movie de John Alan Schwartz, Most Disturbed Person On Planet Eearth - The Movie cumulait, sur deux heures et demie de bobine, toute une pléthore de saynètes déviantes. Ici, toutes les abominations étaient apposées et coalisées pour se fourvoyer dans la pornographie hardcore, les accidents mortels de la route, les autolyses et les exécutions sadiques fomentées par Daesh, ou l'Etat Islamique ; bref de quoi estourbir et révulser durablement les persistances rétiniennes. Qui pouvait bien se tapir derrière ce zapping de l'indécence et de l'horreur ?
En outre, l'auteur de ces vilenies visibles sur la Toile ou les réseaux sociaux se nomme Thomas Extreme CinemaGore. Ce réalisateur énigmatique avait au moins le mérite de présenter les animosités via une locution dogmatique : "Je suis la personne la plus dérangée sur la planète Terre.

Le tournage que vous êtes sur le point de visionner est une documentation électronique provenant du média le plus sombre, le plus obscène et le plus choquant. Ce film a été conçu pour démontrer que mon pseudonyme n'était pas une plaisanterie. J'ai décidé de créer l'oeuvre la plus perturbante au monde et je crois que j'y suis parvenu". Pendant longtemps, Most Disturbed Person On Planet Earth - The Movie sera couvert par le sceau de la rareté et fera même figure de fameux Saint Graal, presque impossible à glaner et à déceler, au grand dam des thuriféraires du cinéma underground. 
Pas pour longtemps... En raison de son succès sur la Toile, en particulier auprès des laudateurs du cinéma extrême, Most Disturbed Person On Planet Earth - The Movie inspire et engendre de nouveaux épigones... Et pas des moindres...

Preuve en est avec Misanthrope, sorti en 2018. En outre, il est impossible de glaner la moindre information sur ce shockumentary. Pas de nom de réalisateur ni d'images sur Google, si ce n'est que le susdit film est disponible sur EBay. Mais pour l'obtenir, il faudra accepter de déverser l'intégralité de votre pécune. Inutile de préciser que Misanthrope est activement prisé et recherché par les collectionneurs patentés, d'autant plus que ce shockumentary s'est taillé une solide réputation sur la Toile. Aux yeux des adulateurs du cinéma trash, Misanthrope est considéré comme le concurrent direct - en tout cas le plus sérieux - de Most Disturbed Person On Planet Earth.
C'est donc un nouvel OFNI (objet filmique non identifié) que Cinéma Choc vous propose de sonder et d'explorer (si j'ose dire...).

Evidemment, en raison de ce qu'il montre, Misanthrope a écopé de l'ultime réprobation, soit d'une interdiction aux moins de 18 ans. Nous devons cette nouvelle prévarication sur pellicule à notre chroniqueur fétiche et polymathique, j'ai nommé Inthemoodforgore (Inthemood pour les intimes). Reste à savoir si Misanthrope justifie - ou non - sa réputation ignominieuse. Réponse à venir dans les lignes éparses de cette chronique... Mais trêve de palabres et de verbiages, et passons à l'exégèse du film ! Attention, SPOILERS ! A l'instar de Most Disturbed Person On Planet Earth, Misanthrope explore la face cachée d'internet en prodiguant toute une série de saynètes abominables.
Davantage transi par les lubricités, Misanthrope s'appesantit davantage sur le sadisme et une sexualité dénotative (pour être gentil...).

Vous l'avez donc compris. Misanthrope épouse le même didactisme pernicieux que la série des Most Disturbed Person On Planet Earth. En gros, rien de neuf à l'horizon si ce n'est que Misanthrope a parfaitement conscience du programme putride qu'il propose. A travers ces diverses exactions, ce shockumentary extrême se veut être une sorte d'introspection sur toutes les turpitudes dont est capable l'Humanité. On discerne mieux l'intitulé du "film", à savoir cette haine viscérale du monde. En ce sens, Misanthrope a - bon gré mal gré - une vraie connotation sociologique puisqu'il relate diverses impudicités pratiquées à travers le monde.
Ainsi, Misanthrope pourrait se subdiviser en deux parties bien distinctes. Ces deux segmentations antagoniques sont amalgamées au profit d'un immense zapping de l'horreur.

La première section a évidemment une vraie consonnance phallique. Ici, c'est le prépuce, revisité sous les travers, qui subit des coups de marteaux, de piercings et autres matériaux raboteux pour l'occasion. Sur ce dernier point, Misanthrope n'a rien à envier à son auguste antécesseur si ce n'est qu'il s'attarde parfois un peu trop goulûment sur certaines amoralités. Par exemple, est-il absolument opportun de s'appesantir sur cette mijaurée qui se masturbe la cavité anale jusqu'à se sustenter de ses propres déjections ? Non pas vraiment (pas du tout)... La seconde partie se cristallise davantage sur toute une salve d'exécutions, de décapitations et de supplications.
L'une des séquences les plus impressionnantes montre un homme victime des crocs acérés d'un chien. Le canidé, affamé, se jette sur les parties génitales de l'infortuné. 

La suite ? Je vous laisse imaginer les souffrances endurées par l'individu guignard... Autant l'annoncer sans ambages. Misanthrope souffre des mêmes carences que la série des Most Disturbed Person On Planet Earth. Aucune réalisation, ni aucun scénario. N'importe quel quidam pourrait produire ce genre de programme. En sus, Misanthrope n'élude pas l'écueil de la redondance en s'échelonnant sur une durée de deux heures et 45 minutes de bobine (2h et 48 minutes pour être précis). Toutefois, cet OVNI licencieux flagornera les amateurs du cinéma underground. Ces derniers seront en terrain connu et quasiment conquis. Les autres (les fustigateurs, en l'occurrence) gloseront et péroreront contre l'inanité de cette pellicule. Dans tous les cas, Misanthrope interroge sur cette question (hélas) sans réponse : jusqu'où ira la décadence de notre monde ? C'est donc la circonspection qui émane lors du générique final.

Note : ?

 

sparklehorse2 Alice In Oliver

N.B. = Merci à Inthemoodforgore pour avoir réussi à dénicher le film. Sans la dextérité de son chroniqueur fétiche, Cinéma Choc n'aurait jamais pu publier cette chronique !