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Réalisateur : Domiziano Cristopharo, Elisa Carrera Fumagalli, Martyna Madej, Emanuele Marchetto, Sam Mason-Bell, Tony Newton, Davide Pesca

Année : 2018

Scénario : ah bon ?

Pays : Italie, Angleterre

Genre : Horreur, Film à sketch, Extrême

Interdiction : - 18 ans (Ah bon ?)

Avec : Mark Thompson-Ashworth, Elisa Carrera Fumagalli, Martin W. Payne, Jessica Hunt

 

Synopsis : Un homme décide de « vagabonder » sur le deep web afin de « mater » quelques joyeusetés pornographiques...

 

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La critique :

XXX : Deep Web est une anthologie composée de sept vidéos extrêmes, mise en scène par sept réalisateurs , à savoir : Domiziano Cristopharo (le maestro du mythique Xpiation ( je me marre, c’est nul ), Elisa Carrera Fumagalli, Martyna Madej, Emanuele Marchetto, Sam Mason-Bell, Tony Newton, Davide Pesca (bien connu pour ses dérives filmiques quelque peu nauséeuses, notamment Tales from deep hell, Dead Butterfly, Suffering Bible...)

Domiziano Cristopharo, nous le connaissons pour son goût prononcé d’un cinéma lorgnant sur ses illustres maîtres : FULCI, LENZI, MATTEI (DIEU)...et d’AMATO), il enchaîne film sur film, le tout étant distribué par TETROVIDEO en VOSTFR le plus souvent (merci à eux, sincèrement). Domi (je me permets, c’est un ami !) affectionne les sujets scabreux et orchestre en cinq jours ce que bon lui semble, son dernier en date, THE HOUSE GUEST tourné en plein confinement (il a raison, moi j’ai lu PROUST, je me cherche encore…) est déjà en vente !

Bien avant le COVID et autre confinement, le sieur DOMI et sa banda décident de pénétrer (hé, hé, je suis drôle, non ?) dans les méandres abyssaux du DEEP WEB XXXou le stupre, les perversions infernales, les interdits sexuels culminent à son acmé ; âme sensible s’abstenir, le diable rôde dans ces « recoins » du NET…Le DEEP WEB, LE DARK WEB, tous les champs du possible en ces lieux de perdition pour être dénué d’humanisme, en quête d’interdits innommables... En soi, un sujet en or pour se délecter secrètement d’odieuses pulsions… Tout au long des sept segments, un homme pianote sur son PC, accédant ainsi au site Queen of Hearts (qui propose un univers sadomasochiste ultime).

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Le premier segment, nommé Queens, No Hearts est réalisé par Martyna Madej : un groupe de jeunes filles invitent quelques boys afin de les humilier et de les violenter avec au programme : introduction d'un gode anal, crachats sur le visage et autres soumissions (la revanche des filles a sonné, j’ai peur… Le mouvement #MeToo, les anti-Weinstein seront « enjoy ») ; les pauvres gugusses dégusteront grave, normal, c’est la revanche de la femme sur les ignobles mâles. Il n’en reste pas moins vrai que cette dénonciation tombe à plat ; seule l’alléchante lumière rougeâtre reste d’un assez bel effet. Raté dans tous les cas dans son propos si tel était son but. Aucunement trash !

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Le second segment, Exposition, du réalisateur Tony Newton, montre un homme séquestrant une blondasse et la menace avec divers ustensiles « utiles » dans ces cas (cutter, couteau, marteau), avant de vouloir la dégrader sexuellement et de la mutiler en lui coupant un téton. Là aussi, désolé, le côté « cheap » ne provoque aucun malaise, si ce n’est un léger bâillement laissant augurer de l’inanité du produit visionné.

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Troisième segment : réalisé par Domiziano Cristopharo, Cruising (de William Friedkin? ), un homme va se faire fister pour son plus grand plaisir (ou pas) , la main de celui qui pratique cet acte sexuel s'enfonce jusqu'à ressortir par sa bouche ! Oh my god ! un bel hommage au society de YUZNA. Les effets spéciaux sont de qualité, c’est assez jouissif à regarder (pour le mec, j’en doute). Un bon segment, certainement le meilleur, enfin, dirai-je.

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Nous enchaînons par Eucharist, mis en scène par Elisa Carrera Fumagalli. Une nonne pratique quelques jeux sexuels avec une femme attachée sur une croix. Blasphématoire, me direz-vous, que nenni, malgré une belle photo, cela reste trop court et peu ostentatoire pour adhérer pleinement à ces cochonneries inoffensives. Encore et toujours les cathos mis au pilori, cela reste toujours le même refrain... Intérêt zéro.

 

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Dans Test 424 de Sam Mason-Bell, trois jeunes filles prennent une drogue très dure. Nous suivrons leur période d'euphorie, puis leur descente aux enfers entre tremblements, vomissements (Lucifer valentine aurait apprécié l’hommage) puis leur mort, le tout sous une voix off ; tourné tel un documentaire. Cela reste convenable mais je n’entrevois toujours pas le côté interdit du DEEP WEB. S’ensuit Feed Me More de Davide Pesca, où une femme est forcée d'ingurgiter de la nourriture (elle avait faim, j’imagine) ; un opus décevant de PESCA ; cela m’aura permis de finir mon morceau de pizza avant le dernier segment, intitulé Stalker et réalisé par Emanuele Marchetto, bien plus trash. Un homme mate une vidéo à la télé, l'excitant au plus au point. Cette vidéo tournée par l’homme suit une femme, la kidnappe et in fine, la tue. Certainement contrarié par son acte quelque peu « irrévencieux », l'homme, revivant son acte meurtrier via le petit écran, se met à se couper son kiki à l'aide d'un couteau, rien de plus normal, en somme !

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On termine joyeusement XXX : Deep Web sur le gentil monsieur du début, réalisé par Domiziano Cristopharo, qui nous a réservé une petite surprise (chut !). Constat sans appel, nous sommes aux antipodes d’un quelconque shockumentary, "Mondo", death movie... Rien ne vient troubler la quiétude du cinéphage dans son visionnage, cela reste une pelloche opportuniste bien inoffensive, rien de « trasheux » pour un amateur éclairé. J’espérais secrètement pénétrer dans un « interdit », je me retrouve tristement dans une production lambda bien peu courageuse dans ces segments proposés. Le DEEP WEB pour les nuls, en somme… En définitive, ce film dessert la réalité du DEEP et DARK web, laissant à nos jeunes éphèbes boutonneux croire l’inoffensivité de ces sites interdits. Dubitatif, je suis.

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Maestro Cristopharo 

Nouvelle déception pour ma part des productions et réalisations du sieur Cristopharo ; beaucoup de BUZZ, de promesses, pour hélas un résultat nullissime, dommage, un acte manqué... Certes, tetrovideo propose des VOSTFR pour les fans irréductibles du réal… En ce qui me concerne, je ne mettrai plus un moindre centime à l’achat de ces produits lyophilisés… Un bon Mattei (DIEU), voilà mon prochain programme, du vrai bon cinoche de vieux bisseux bien juteux ou un d’AMATO d’avant ses pornos... AHHHHH jeunesse, reviens à moi... AMEN (ou pas) pour les tréfonds de l’internet caché.

 

Côte : NAVET D’OR

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